[Presse] La chasse au sexisme dans la publicité est ouverte
Date: 07 février 2004 à 00h04
Sujet: Articles parus dans la presse


Comme quoi le mouvement anti pub prend de l'importance et joue désormais un role primordial...

La chasse au sexisme dans la publicité est ouverte
LEMONDE.FR | 06.02.04 | 19h21
Le gouvernement prend des mesures pour lutter contre les publicités jugées "sexistes" : les citoyens sont appelés à signaler toute publicité qui donnerait une image dégradante de la femme. Cette chasse au sexisme peut apparaître comme une réponse au mouvement des "anti-publicitaires" qui mènent régulièrement des actions dans le métro.
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Un numéro de téléphone, une adresse électronique et une adresse postale sont disponibles depuis vendredi 6 février pour attirer l'attention des pouvoirs publics contre des publicités jugées sexistes. "A partir du 6 février, le public peut téléphoner au 01-40-56-70-80, ou envoyer un mail à publisexiste@social.gouv.fr, ou encore écrire au 10-16, rue Brancion, 75015 Paris, en précisant sur l'enveloppe ‘publicité sexiste', s'il estime que des visuels publicitaires présentent des images de femmes portant atteinte à la dignité de la personne humaine", indique le ministère délégué à la parité et à l'égalité professionnelle dans un communiqué. Un premier bilan des appels reçus sera établi le 8 mars lors de la journée internationale des femmes.

La ministre déléguée à la parité, Nicole Ameline, avait déjà signé, le 27 novembre, une déclaration commune avec le président du Bureau de vérification de la publicité (BVP), Jean-Pierre Teyssier. Dans ce texte, les professionnels s'engageaient à faire preuve "d'une vigilance particulière pour éviter de diffuser des images ou des messages publicitaires qui pourraient être interprétés comme une incitation à la discrimination envers des personnes ou des groupes de personnes, en raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée".

RÉPONSE À LA CROISADE DES ANTIPUB ?

Depuis l'automne, un mouvement "antipublicitaire", visant en particulier les affiches dans le métro parisien, s'est développé en France. Régulièrement, des activistes organisent des rendez-vous nocturnes pour exécuter des actions commando et dénoncer le conditionnement de l'opinion publique par la publicité.

Le 7 octobre, par exemple, une centaine de personnes, alertées par Internet, se sont retrouvées à la station de métro République, au cœur de Paris, et ont entrepris soit d'arracher, soit de badigeonner de noir ou de graffitis vengeurs plusieurs dizaines d'affiches de 4 mètres sur 3. Sur les affiches, les slogans : "RAS LA PUB" ; sur des photos de mannequins en collants : "SEXISTE" ; sur des marques de jouets, la mention : "Laissez vos enfants rêver sans la pub pour les conditionner." Quelques jours plus tard, ils étaient un millier pour une action du même type, qui s'est soldée par une poignée d'arrestations. Et fin novembre, la police parisienne interpellait quelque 300 personnes alors qu'elles s'apprêtaient à agir, pinceaux en mains.

A l'origine de ces mouvements, qualifiés de saccages et d'atteinte à la propriété privée par la RATP, qui a intenté des poursuites, pas d'organisation constituée mais une mouvance anti-capitaliste, communiquant par courriers électroniques et téléphones portables. Le groupe, dont la plupart des membres ne se connaissent que par le prénom, compte des altermondialistes, des écologistes, des anarchistes, des intermittents du spectacle et des féministes protestant contre les aspects "machistes" de certaines campagnes publicitaires.

Avec AFP





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