[Presse - Le Monde] L'affrontement se durcit entre Métrobus et les antipublicita
Date: 29 janvier 2004 à 13h16
Sujet: Articles parus dans la presse


ARTICLE DE LAURENCE GIRARD PARU DANS L'EDITION DU 28.01.04 -

La tension monte d'un cran entre Métrobus, filiale du groupe publicitaire Publicis, et les commandos antipublicitaires qui, à plusieurs reprises, ont organisé des actions de barbouillage d'affiches dans le métro (Le Monde du 3 décembre 2003).

A la mi-janvier, Métrobus a décidé d'assigner au civil une soixantaine de personnes interpellées sur les lieux. Elles ont reçu une convocation du tribunal de grande instance de Paris à la date du 10 mars. [...]

Le plaignant demande qu'elles soient condamnées solidairement à verser la somme de 980 000 euros, soit le montant estimé du préjudice subi. "Selon la procédure engagée, chacun est redevable de la totalité de la somme, souligne Alexandre Faro, avocat du collectif. Or il est difficile de demander à quelqu'un d'être responsable de choses faites par un millier de personnes."

Face à cette offensive judiciaire, un Collectif des soixante a été créé afin de récolter des fonds. Ils devaient exposer leur stratégie de défense mardi 27 janvier, lors d'une conférence de presse, où s'exprimeront deux porte-parole, aux côtés de deux avocats du collectif.

Soucieux de définir les responsabilités des actions menées dans le métro, Métrobus avait déjà engagé d'autres procédures. Suite à la première opération de barbouillages menée dans la soirée du 17 octobre 2003, où près de 200 personnes se sont retrouvées en sept endroits de Paris et ont sillonné les quais et les couloirs du métro, pots de peinture et marqueurs en main, la filiale de Publicis a déposé plainte contre X... le 3 novembre.

Elle a aussi assigné en référé l'hébergeur Ouvaton pour obtenir l'identité des animateurs du site qui appelait au rassemblement. Suivant une ordonnance du juge des référés du tribunal de Paris, délivrée début décembre, Ouvaton a dû divulguer à Métrobus les renseignements concernant les deux animateurs du site. Mais la société a de nouveau saisi le tribunal de grande instance, estimant qu'Ouvaton fait preuve de "résistance abusive", car l'adresse de l'un d'eux n'est pas valide. Le tribunal devrait rendre son jugement jeudi. Entre-temps, le site Internet s'est installé aux îles Tokelau, loin de la législation française.

Depuis le début décembre et les premières actions dans le métro parisien, le mouvement a essaimé. En régions, une douzaine de villes relayent désormais le mouvement et des petits groupes s'en prennent régulièrement aux affiches, notamment contre la publicité sexiste.

C'est justement ce côté cible mouvante qui agace Métrobus et les sociétés d'affichages, affectées par ces "barbouillages". Elles voudraient bien savoir qui se cache derrière le patronyme de Robert Johnson, personnage présenté par les militants de l'anti-pub comme l'initiateur du mouvement et dont le nom est repris sur les sites Internet du mouvement. Et mettre fin à ses agissements.






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