"Le but de la société humaine doit être le progrès des hommes, non celui des choses."
- Léonard Sismonde de Sismondi
Forum - Politique
Big brother continue son avancée
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21 décembre 2007 | lien
Tu penses aux interrogatoires de la CIA qui font polémique en ce moment, par exemple ?
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27 janvier 2008 | lien
Un article de "20 minutes" :

Lapi aide à mieux repérer les voitures volées

Avant, il fallait compter sur le flair des policiers pour repérer les voitures volées.
Désormais, le « système Lapi » ou lecture automatique des plaques d'immatriculation, va mener la vie dure aux délinquants. Présenté à la presse hier, ce dispositif de caméra mobile et infrarouge installé sur le toit de voitures de police est testé depuis 2007 dans la capitale. Une fois la plaque photographiée, l'information est automatiquement comparée aux fichiers de voitures volées et sous surveillance. Si les éléments concordent, une alarme sonore et visuelle se déclenche dans la voiture. Au total, quatre véhicules, dont deux appartenant à la compagnie de sécurisation de Paris, ont été équipés du système. « Nous sommes passés de l'artisanat à un moyen technique très performant », reconnaît Robert Hatsch, chef de la compagnie de sécurisation de Paris.

La « Lapi » paraît en effet quasiment infaillible. Elle analyse entre trois et quatre plaques par seconde, de jour comme de nuit, par temps de brouillard et même sous un tunnel. En moyenne, chaque mois, 70 000 plaques sont comparées. Depuis septembre, la compagnie a détecté 132 véhicules volés. « Entre la dernière semaine de Noël et la première semaine de janvier, nous avons arrêté entre une et quatre voitures par jour. Sans la caméra, c'était un à deux véhicules par semaine. C'est incomparable », note le commandant Patrick Lunel. Le profil des voitures a aussi changé. Le nombre de véhicules de location et de camions retrouvés à augmenté. Le système Lapi est programmée pour conserver huit jours les photos lues et 31 jours les images contrôlées positives, en accord avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

Carole Bianchi
20 Minutes, éditions du 25/01/2008

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24 juin 2008 | lien
Quiconque est prêt à échanger sa liberté contre une sécurité temporaire ne mérite ni l'un ni l'autre. (Thomas Jefferson)



Aïeaïeaïe !


Vie privée : La Suède va surveiller le net

19 juin 2008 - C'est une première en Europe : la Suède a voté hier une nouvelle loi autorisant un organisme civil, chapeauté par le ministère de la Défense, à mettre en place de grandes écoutes des communications de tous ses citoyens. Au nom, bien entendu, de la sécurité du pays. Le projet, très contesté, est passé de justesse (143 voix pour, 138 contre et une abstention) au Parlement suédois. Fait rare : selon l'AFP, une manifestation était organisée devant le parlement pour demander le retrait du projet de loi. Un site de protestation avait également été mis en place. Sans succès.

En pratique, la loi, qui entrera en application au 1er janvier prochain, dote l'Agence d'écoutes militaires suédoise, un organisme civil qui se limitait jusqu'à présent aux écoutes radio, du pouvoir d'intercepter les emails et les communications téléphoniques entrant et sortant du pays. Mais pour être mis en place, ce système d'écoute doit s'appliquer à l'ensemble des communications, y compris celles internes au pays : c'est dans un second temps seulement que l'Agence d'écoutes militaires distinguera les communications extérieures. Autrement dit, sous prétexte de sécurité nationale, la loi pose les bases d'une surveillance globale des communications suédoises.

D'autant que l'Agence d'écoutes militaires suédoise ne semble pas particulièrement encadrée : contrairement aux écoutes policières, elle n'a pas besoin d'une autorisation de justice pour débuter sa surveillance et aucun contrôle n'est effectué sur la façon dont les écoutes ont été réalisées. « Les gens ont le sentiment que c'est une intrusion dans leurs droits et leur liberté, explique à l'AFP Anders Eriksson, ancien chef des services secrets suédois et désormais à la tête du tout récent équivalent local de la Cnil. Ils sont favorables à l'utilisation d'un tel procédé pour protéger la sécurité nationale mais cette loi va trop loin. » Le passage de cette loi est par ailleurs d'autant plus surprenant que la Suède s'était ces derniers mois distinguée dans le bon sens au sujet des droits des internautes, refusant par exemple catégoriquement le principe de riposte graduée.

Si la Suède est le premier pays européen à mettre en place des écoutes de cette ampleur, qui rappellent celles mises en place par la NSA aux Etats-Unis, elle n'est cependant pas le premier à tenter d'espionner ses citoyens en douce : en février, l'Allemagne a fait passer un texte autorisant l'espionnage, via l'implantation de virus informatiques, de présumés-terroristes.

source:
http://www.ecrans.fr/Vie-privee-La-Suede-va-surveiller,4421.html
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26 juin 2008 | lien
France Sarkovision

Le chef de l’Etat veut pouvoir nommer lui-même le président de France Télévisions et annonce la fin de la publicité après 20 heures dès janvier 2009.


par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos
Libération: jeudi 26 juin 2008



La rumeur a fait hier matin le tour du petit monde des médias à la vitesse d’un Sarkozy au galop. Lors de la remise du rapport de la commission Copé à l’Elysée, le président de la République allait annoncer qu’il démettait le président de France Télévisions Patrick de Carolis de ses fonctions. Allons, allons, on est en démocratie tout de même et le temps de l’ORTF où le pouvoir avait une ligne téléphonique directe avec la télé publique est révolu… Et de fait, Nicolas Sarkozy n’a pas confirmé la rumeur. Il a fait mieux : il a annoncé que, désormais, le président de la télé publique serait « nommé par l’exécutif ». C’est-à-dire par bibi, Nicolas Sarkozy. Ce même Sarkozy qui, recevant en février l’intersyndicale de France Télévisions, avouait benoîtement que son rêve aurait été d’être directeur des programmes, réalise son fantasme.

Un ex-directeur de campagne à la direction de TF1 (Laurent Solly), Alain Genestar patron de Paris Match viré pour une une déplaisante, un ami, Jean-Claude Dassier, à la direction de l’info de la Une, laquelle est détenue par un vrai pote, Martin Bouygues, tout comme l’est Bernard Arnault (Les Echos), Vincent Bolloré (Direct 8 et des gratuits), Arnaud Lagardère (le JDD, Paris Match, etc.) et de très gros soupçons d’intervention dans la nomination de Laurence Ferrari à la place de PPDA… Toujours fourré la main dans les affaires des médias, Sarkozy est allé encore plus loin hier : « Les choses doivent être claires, a-t-il martelé, il y a un actionnaire, cet actionnaire nomme le président. » Ça, pour être clair… Même si l’actuel système de nomination par le CSA reflète les majorités présidentielles, là, c’est du jamais vu. La bronca ne s’est pas fait attendre : le « patron [de France Télévisions, ndlr] va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants », a dénoncé le président du Modem François Bayrou. Le député PS Christian Paul a fustigé un « nouveau modèle français, que Poutine et Berlusconi vont pouvoir bientôt envier ». Seul garde-fou : le CSA pourra donner son avis et une majorité de députés, si elle est qualifiée, pourra s’y opposer. C’est-à-dire que trois quarts des députés devront être contre le candidat de Sarkozy pour qu’il ne soit pas nommé. Autant dire impossible.

Depuis sa décision du 8 janvier de supprimer la publicité sur France Télévisions, Nicolas Sarkozy n’en fait de toute façon qu’à sa guise. Il l’a encore démontré hier en balayant une bonne partie des préconisations de la commission Copé. Il n’en retient que ce qu’il avait lui-même proposé en janvier : une taxe de 0,9 % sur le chiffre d’affaires des télécoms et des fournisseurs d’accès à Internet et une autre sur la pub des chaînes privées. De même, l’indexation de la redevance que Jean-François Copé s’enorgueillissait d’avoir obtenu de haute lutte : elle n’a même pas été évoquée par Sarkozy hier. Aux syndicats de France Télévisions qu’il recevait un peu plus tôt, il a dit en substance : « D’abord on fait la réforme, ensuite, on en discute. »

De même, l’idée de la commission de ne supprimer la pub qu’à partir du 1er septembre 2009 après 20 heures a été retoquée par Sarkozy : « Pardon, hein, Jean-François, j’veux pas critiquer, mais le téléspectateur est en droit d’exiger un changement tout de suite. » Va donc pour le 1er janvier prochain, Sarkozy a parlé. La suppression totale de la pub est maintenue pour fin 2011.

Cette accélération et ces volte-face de Sarkozy ont mis un sale coup au moral des salariés de France Télévisions. L’intersyndicale se déclare ainsi « encore plus en colère » après le discours de Sarkozy : « Toutes les mesures préconisées, tous les chiffres avancés sont remis en cause par Sarkozy. On ne sait plus où on va », se désole Jean-François Téaldi. Après son entrevue avec Sarkozy, l’intersyndicale a été priée de quitter l’Elysée par une porte dérobée avec interdiction de passer par la rue du Faubourg Saint-Honoré où s’amassaient les journalistes. Drôle de méthode. A 16 heures, au moment de la remise du rapport, des banderoles étaient déployées partout en France sur les sites de la télé publique : « Hold-up sur l’audiovisuel public ». Les premières victimes du « braco » devraient être les salariés de la régie publicitaire puisque, dès le 1er janvier, une grande partie d’entre eux va se retrouver au chômage technique.
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29 juin 2008 | lien
Des puces médicales implantées sous la peau pour 200 dollars



Verichip propose ses puces RFID au grand public. Elles donnent accès au dossier médical des patients par un simple scan de leur bras.
La rédaction, 01net., le 15/05/2008

« Parce que Bob a des difficultés à se souvenir de son traitement médical » ; « Parce que j'aime mes petits-enfants » ; « Parce que j'ai perdu le contrôle de mon véhicule » ; « Parce que j'ai passé mon temps en salle d'opération à essayer de vous sauver la vie »... La publicité est diffusée outre-Atlantique sur les chaînes de télévision depuis la fin du mois d'avril. On y voit des Américains y égrainer les mille et une raisons pour lesquelles ils accepteraient de se faire implanter sous la peau une puce électronique de la taille d'un grain de riz. Un numéro de téléphone, accessible pendant tout le spot, permet de contacter la société pour se procurer l'accessoire, comme le feraient les consommateurs pour n'importe quel aspirateur ou sèche-linge vanté par le télé-achat.

Une technologie apparue il y a quatre ans

Le fabricant Verichip Corporation (anciennement Applied Digital Solution), vient de débuter la commercialisation directe auprès du grand public de sa puce RFID de santé, rebaptisée Health Link pour l'occasion. Implantée dans le bras du patient, elle permet aux médecins d'accéder par un simple scan sans contact (avec un lecteur spécial) à son historique médical, à ses prescriptions, à ses allergies... Et cela même si la personne est inconsciente.

Depuis quelques jours, plusieurs magasins de Palm Beach commercialisent ces puces pour 200 dollars environ. Les consommateurs n'ont plus alors qu'à se rendre auprès de l'un des seize hôpitaux régionaux pour se faire implanter le composant et entrer ainsi dans le programme Health Link.
Pour des raisons de confidentialité, la puce ne stocke pas à proprement parler le dossier médical du patient. Elle contient uniquement un numéro d'identification à 16 chiffres. Les professionnels de santé faisant partie du programme n'ont plus qu'à entrer ce code sur un réseau sécurisé pour obtenir les données médicales de leur patient.

Le procédé n'est pas nouveau. Voilà quatre ans déjà que Verichip a obtenu l'aval de la Food and Drug Administration pour distribuer sa puce sur le sol américain. Mais depuis, le fabricant peine à trouver un marché de masse. Ses dettes se creusent. De 5,8 millions de dollars en 2006, elles ont dépassé les 11 millions de dollars en 2007 pour un chiffre d'affaires de 32 millions de dollars.

Outre le domaine de la santé, l'américain mise sur la sécurité pour accroître ses revenus. Ses puces lui permettent de surveiller les accès dans des sociétés exploitant des données sensibles ou des hôpitaux. Avec cette campagne publicitaire ciblant pour la première fois le grand public, il espère trouver de nouveaux débouchés.

source : 01net
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2 juillet 2008 | lien
Le téléphone portable, nouveau mouchard "anti-adultère"

LE MONDE 30.06.08 - Une minute, c'est le temps nécessaire pour introduire sur un téléphone mobile un logiciel espion. Cela permet, et d'une manière invisible pour la victime, de retransmettre à un tiers l'ensemble des appels (numéros de téléphone, durées des communications...) ainsi que le contenu des SMS échangés.

Plus fort encore, "les smartphones sont vendus avec GPS intégrés et un accès à Internet, souligne Marc Blanchard, chercheur, spécialiste des virus informatiques. Avec Google Map, il est aisé de suivre les pérégrinations géographiques d'un individu, dont le mobile est "sous surveillance"".

Enfin, à faire blêmir d'envie les barbouzes du XXe siècle, une option permet d'appeler le téléphone en mode silencieux et de le faire décrocher. L'environnement sonore de la personne surveillée est dès lors audible pour l'espion amateur.

Il est inutile d'appartenir à une agence de renseignement pour acquérir pareil logiciel. Une simple recherche sur Google renvoie à différents cybercommerces spécialisés, dont le coût des services varie de 100 (64 euros) à plus de 1 000 dollars par an. Flexispy est le plus référencé des logiciels espions. "Ce programme est un virus de type trojan", estime-t-on chez F-Secure, société de sécurité informatique.

30 000 EUROS D'AMENDE

Vervarta, la société thaïlandaise qui édite Flexyspy, décline toute responsabilité concernant les "mauvaises utilisations" faites de son logiciel. Toutefois, le site commercial de Flexyspy décrit sans ambages l'usage attendu de ce produit : "Coincez femmes ou maris infidèles", peut-on lire sur la première page du site.

Si l'acquisition et l'utilisation de ce type de logiciel est relativement simple, elle n'est pas, en France, sans risque sur le plan juridique. "Surveiller le courriel, les conversations téléphoniques ou les SMS d'une personne sans l'avertir est une atteinte à la vie privée, une liberté fondamentale en droit français", rappelle Me Garance Mathias, avocate au barreau de Paris. "Ouvrir un courrier qui ne vous est pas adressé va à l'encontre du principe du secret de la correspondance, poursuit-elle. Qu'il s'agisse d'une lettre, d'un courriel ou d'un SMS. Enfin, la Commission nationale de l'informatique et des libertés, la CNIL, encadre la collecte des données à caractère personnelles."

Dans ce contexte, l'excès de jalousie peut mener en prison : selon le code pénal, accéder frauduleusement à un système de traitement automatisé de données peut valoir deux ans d'emprisonnement et jusqu'à 30 000 euros d'amende. Un amour déçu qui dégénère en "espionnite aiguë" n'est pas sans risque au pays de Marivaux.

[NDR : ce logiciel espion ne fonctionne que sur les téléphones relativement récents, voir ici ]
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10 juillet 2008 | lien
J'ai entendu à la radio un type qui disait sans scrupule qu'il se servait de se "mouchard pour portable" afin de surveiller les déplacements de ces employés...
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1 mars 2009 | lien
Les propositions (parfois indécentes) de Google

Pourquoi les femmes…



Si je voulais savoir comment se faire de… (nouveaux amis ?)

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17 avril 2009 | lien
Il fallait s'y attendre: il y a tellement de caméras de surveillance maintenant, que l'on va bientôt installer des caméras pour filmer ce que filment les caméras !

En fait il s'agit de filmer les gardiens chargés de surveiller les écrans vidéos, pour optimiser le processus: vérifier qu'ils ne dorment pas, s'ils regardent tous des moniteurs de la même façon, ce qu'ils oublient de surveiller etc.

Bienvenu dans le monde merveilleux du... présent Non
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30 juillet 2009 | lien
Les écoutes téléphoniques explosent en France

Le Parisien - JLD 28.07.2009

Les « grandes oreilles » de la France s'allongent. Dans une étude dont Le Figaro publie des extraits mardi, on apprend que les écoutes judiciaires en France ont été multipliées par quatre entre 2001 et 2008.
Mais la France ne ferait que rattraper son « retard », puisque les interceptions resteraient moins courantes que dans les pays voisins.

Dans une étude de 133 pages, Claudine Guerrier, enseignante et chercheuse à l'école Télécom et management Sud-Paris, démontre que les magistrats français ont de plus en plus recours aux interceptions judiciaires. En sept ans, les écoutes sur demande des magistrats sont passées de 5 845 en 2001 à 27 000 en 2007. A noter que Le Figaro a réussi à se procurer les chiffres pour l'année 2008.

Cette surveillance coûte en tout cas assez cher : 497 euros hors taxes pour chaque écoute sur un téléphone fixe et 88 euros hors taxes pour un téléphone mobile.

Une plate-forme pour centraliser les écoutes

Pour dégager 45 millions d'euros d'économies, le document explique qu'une plate-forme nationale d'interceptions judiciaires a été mise en place en 2007. Celle-ci a pour objectif de centraliser les différents sites d'écoutes judiciaires disséminés sur tout le territoire. L'endroit est tenu secret mais se situerait en région parisienne.

L'étude, publiée en 2009 sous le titre Étude de droit comparé en matière d’organismes de contrôle pour les interceptions téléphoniques, est disponible en ligne depuis février dernier. Claudine Guerrier, son auteur, est une spécialiste dans le domaine du droit des télécommunications. Elle a publié plusieurs articles concernant le droit dans les domaines de la biométrie, de la cryptologie et des écoutes téléphoniques. Elle a également été chargée de recherche au cabinet du directeur de la Direction générale des télécommunications avant de rejoindre Sud Paris.

100 000 interceptions de mails et de SMS

Aux 26 000 écoutes judiciaires de 2008, il faut ajouter 5906 interceptions administratives réalisées à la demande des services de renseignement français. Appelées interceptions de «sécurité», elles sont destinées à prévenir les risques d'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Mais le gros des interceptions se fait désormais sur la toile avec pas moins de 100 000 interceptions de mails et de SMS. Ce qui a notamment été rendu possible grâce au développement d'un réseau de satellites espions français surnommé Frenchelon. «Ce réseau, en l’absence de contrôle est une menace pour la vie privée» s'inquiète d'ailleurs la chercheuse.

Point positif : la France serait par contre moins accro à la surveillance téléphonique et électronique de sa population que ses voisins. Le document révèle que, selon le ministère de la Justice, il y aurait trois fois moins d'interceptions qu'en Allemagne, douze fois moins qu'aux Pays-Bas ou encore quinze fois moins qu'en Italie.
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27 novembre 2009 | lien
La vidéosurveillance bientôt imposée aux maires qui la refusent?

Par La rédaction du Post le 25/11/2009

Nicolas Sarkozy a annoncé mardi que les préfets pourraient bientôt se "substituer" aux maires pour installer des caméras dans les communes.
En déplacement en banlieue parisienne mardi, Nicolas Sarkozy a tenu une table ronde sur le thème de la sécurité. Au programme, la lutte contre les trafics de drogue, l'immigration, et... la vidéosurveillance.

Nicolas Sarkozy a souligné que 22.000 caméras de vidéosurveillance ont été installées depuis 2007. Il a d'ailleurs promis de tripler ce chiffre d’ici 2011, mettant en avant la "progression spectaculaire de la sécurité" là où la vidéosurveillance a été installée. Il a également insisté sur le rôle de la vidéosurveillance à l'école, évoquant sa volonté de "sanctuariser" les établissements scolaires.

Un passage du discours de Nicolas Sarkozy est passé plus inaperçu, comme l'a signalé le posteur Marc Louboutin (ancien lieutenant de police, écrivain et photographe) à la rédaction du Post. Dans son intervention, le chef de l'Etat fait part de son intention de permettre aux préfets (les représentants de l'Etat dans les départements et les régions) d'imposer la vidéosurveillance aux maires qui la refusent:

"Le ministre de l'Intérieur va déposer ce qu'on appelle la Loppsi, enfin, la loi d'orientation et de programmation pour la Police et la Gendarmerie au début de l'année prochaine. Il a prévu, je le soutiens totalement, dans ce texte, que si un maire refuse l'installation de vidéo-surveillance sur son territoire, le préfet puisse se substituer à ce maire. Je prends mes responsabilités. Ma première responsabilité c'est d'assurer votre sécurité. Pas d'idéologie avec cela. Des résultats et du pragmatisme."

"Ceux qui sont contre peuvent me demander de retirer les caméras, mais qu'ils le disent aux Français, qu'ils n'hésitent pas, (...) il va y avoir les élections régionales, (...) on va voir le succès qu'ils auront" déclarait le Président juste avant ce passage.

Un maire à qui les préfets n'auront peut-être pas besoin de forcer la main, c'est Bertrand Delanoë. La majorité socialiste de la capitale a permis mardi le déploiement de mille caméras de vidéosurveillance supplémentaires à Paris.

(Sources: Public Sénat, Le Post)
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27 novembre 2009 | lien
Lu sur twitter :

Le président de la République vante la vidéosurveillance pour lutter contre les bandes cagoulées. Comment lui dire?? Choqué
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27 novembre 2009 | lien
25% des surveillants de la nouvelle prison de Corbas sont en arrêt maladie. La faute à la déshumanisation technologique ?

En mai 2009, une nouvelle prison a été inaugurée à Corbas (10 km de Lyon). Elle est au top de la technologie, avec de « la vidéosurveillance et de l’interphonie qui remplacent tout contact humain », lance la CGT qui avance que 25 % des surveillants de cette prison seraient en arrêt maladie. Notamment pour cause de déshumanisation des relations humaines. Cette prison compte 900 détenus pour 690 places et un ratio d'un surveillant pour 90 détenus. Selon la CGT, « les nouvelles prisons exacerbent les tensions entre détenus et personnels. Ces structures, trop grandes, sont austères, inhumaines, glaciales et désocialisantes. Loin de la ville, des bruits de la vie, les détenus sont parqués dans des bunkers. L’agrandissement du parc pénitentiaire doit cesser. Nous savons qu’il ne sert, aujourd’hui, que les intérêts de grosses boîtes privées, que les politiques avides de discours sécuritaires et populistes. »

Source : Miroir Social 26 nov. 2009
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28 décembre 2009 | lien
Attention, article très très chaud, et qui pourrait rendre réelle la boutade de l'action "trottoirs payants", organisée de temps en temps par LE Ratp...


ROYAUME-UNI : Ville privée, vie contrôlée

Au nom de la rénovation urbaine, des quartiers entiers de villes comme Londres et Liverpool sont aujourd'hui la propriété de sociétés privées. Et des activités théoriquement aussi anodines que celles de déjeuner ou de prendre des photos y sont désormais interdites.


21.12.2009 Anna Minton, The Guardian
Courrier international

Le journaliste du Guardian Paul Lewis est le dernier d'une longue liste de présumés contrevenants à avoir été arrêtés et interrogés après être entrés par erreur dans un domaine privé. Lewis a été interpellé et fouillé par la police conformément au paragraphe 44 de la loi sur le terrorisme, pour avoir pris des photographies du "cornichon" de Norman Foster, un des édifices les plus célèbres du Londres moderne.

Dans tout le pays, les activités les plus innocentes font aujourd'hui l'objet d'un contrôle et d'une surveillance étroite. Il faut y voir la conséquence de l'emprise croissante du secteur privé sur les municipalités.

Liverpool One, qui couvre 34 rues en plein cœur de Liverpool, est en fait la propriété de Grosvenor, société immobilière du duc de Westminster, qui a loué l'intégralité du site – dont les rues et les lieux publics – au conseil municipal pour deux cent cinquante ans. Des quartiers entiers de Bristol et Leicester, ainsi que Stratford City, à Londres, appartiennent à des sociétés immobilières qui en ont la gérance. Avec près de 85 hectares, Stratford City, l'un des sites stratégiques des Jeux olympiques de 2012, sera une ville privée dans la ville.

Les politiques et les promoteurs soulignent que ce sont des lieux qui attirent les gens, qui s'y rendent en masse pour y faire leurs courses. Ils n'en représentent pas moins un défi pour la vie publique, la culture et la démocratie telles qu'on les a connues dans les villes britanniques pendant un siècle et demi. Toutes sortes d'activités apparemment inoffensives – la pratique du skateboard, des patins à roulettes, voire le fait de déjeuner dans certains endroits – sont régulièrement proscrites, tout comme le fait de filmer et, bien sûr, de prendre des photos. Il en va de même de la mendicité, des sans-abri, de la distribution de tracts politiques et de l'organisation de manifestations politiques. Au lieu de la diversité indissociable des grandes artères, nous sommes en train de créer des enclaves stériles sous haute sécurité, entre les mains de polices privées appuyées par des réseaux de vidéosurveillance. Et, loin de renforcer notre sensation de sécurité, cette atmosphère ne fait que nous rappeler les dangers qui nous entourent et alimenter notre peur de la délinquance.

Pourtant, peu de gens sont conscients de ces changements qui se déroulent littéralement sous nos yeux. La plupart considèrent que puisque les rues ont toujours été un espace public elles continueront à l'être. En réalité, au début du XIXe siècle, des villes comme Londres étaient aux mains d'un petit groupe de propriétaires privés, ducs et comtes pour l'essentiel. Ils détenaient par exemple quelques-uns des plus beaux parcs géorgiens, et les premiers parcs victoriens. Ce que l'on ne voit plus aujourd'hui, ce sont les forces de sécurité privées employées sur ces domaines pour en interdire l'accès à quiconque n'y était pas autorisé, sans parler des nombreux portails, barrières et autres guérites.

Face à la colère montante de l'opinion, reflet du développement de la démocratie locale qui avait entraîné à l'époque deux enquêtes parlementaires, le contrôle des rues fut transféré aux autorités locales. Depuis, il est courant que ces dernières "adoptent" les rues et les espaces publics de la ville. Autrement dit, qu'ils leur appartiennent. De fait, ce sont les municipalités qui les contrôlent et les gèrent.

Cette tendance s'inverse actuellement, alors que les sociétés immobilières s'emparent de quartiers entiers. Les photographes sont peut-être les premiers à s'en apercevoir, mais ils sont loin d'être les seuls concernés.

Ironie savoureuse, le quartier général de la Greater London Authority, siège du gouvernement démocratique de Londres, est situé en plein More London, autre enclave privée. Toutefois, le mois dernier, le maire Boris Johnson a officiellement fait part de son opposition au contrôle privé des rues et des espaces publics. Il dispose de pouvoirs considérables dans le domaine de la planification, et est à même d'ordonner aux arrondissements de refuser tout nouveau projet qui empiéterait sur ces règles. Une politique cruciale, sachant que presque tous les chantiers immobiliers cèdent discrètement le contrôle des rues à des intérêts privés.
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31 décembre 2009 | lien
Un hacker casse la protection des appels sur mobiles

Samuel Laurent (lefigaro.fr) 31/12/2009

Karsten Nohl, un informaticien allemand, a démontré qu'il était parvenu à craquer l'algorithme qui crypte les conversations sur les téléphones mobiles, inchangé depuis 1988. Les compagnies de téléphone assurent que la sécurité des conversations reste entière.

Ecouter les conversations de n'importe quel téléphone portable à partir d'un simple ordinateur et d'une série de codes téléchargées sur Internet... C'est possible. En théorie du moins. Un informaticien allemand, expert en sécurité, a démontré lundi qu'il était parvenu à casser le code qui protège les communications GSM.

Karsten Nohl a fait sensation, lundi, au Chaos Communication Congress de Berlin, une rencontre internationale sur la sécurité informatique. A l'aide d'un petit PC plutôt obsolète, trois informaticiens utilisant sa technique ont montré devant 600 personnes qu'ils pouvaient capter et écouter une conversation GSM en moins de deux minutes, à l'aide d'une série de codes disponibles sur les réseaux BitTorrent. Conclusion de Nohl: «Ceci montre que la sécurité du réseau GSM est inadéquate».

Une explication détaillée de la démarche de Nohl en PDF

L'annonce a mis dans l'embarras les opérateurs téléphoniques. Car l'exploit de Nohl tient en grande partie au fait que les GSM utilisent la même clé de cryptage depuis... 1988. La norme, baptisée A5/1, n'a pas évolué depuis les débuts de la téléphonie mobile. Pour l'informaticien, la norme n'est plus fiable depuis longtemps et doit être changée, d'autant plus rapidement que le mobile sert désormais à bien plus qu'à téléphoner.

Les opérateurs se veulent rassurants

La GSM association, qui regroupe fabricants et opérateurs mobiles, promet que la découverte de Nohl ne présente pas de risque. Estimant que l'expert a réalisé quelque chose d'illégal, elle promet que l'interception des communications est «théoriquement possible mais irréalisable en pratique».

Certes, la chose reste compliquée : même si on peut utiliser le code diffusé sur Internet pour décrypter la communication passée depuis un mobile, reste à localiser ce mobile parmi tous les flux transitant autour d'une borne relais. Mais le risque est réel pour les quelques 3,5 milliards de téléphones mobiles existant dans le monde.

Autre signe de la gêne manifeste de la GSM Association : tout en minimisant les risques, elle annonce que le code A5/1 va être très prochain changé pour un nouvel algorithme, le A5/3. Rassurant ? Pas vraiment : trois chercheurs israéliens ont déjà démontré que ce nouveau code était lui aussi vulnérable à des attaques.
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24 janvier 2010 | lien
Un article qui fait un peu froid dans le dos. A coté, Hadopi c'est du pipi de chat...


ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet

20 janvier 2010

Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.



Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA – toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.

Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.

Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.

Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.

Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services ‘web 2.0′ de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.

La pression monte pour plus de transparence

Le traité ACTA a donné lieu a 6 réunions de négociation jusqu’ici, une septième se tient à la fin de ce mois à Mexico. Chose étonnante, la pression semble avoir au moins eu un effet : la transparence est enfin à l’ordre du jour.

Google, qui s’est engagé pour la Net Neutrality et ne voit pas d’un bon œil le traité ACTA, a organisé une table ronde la semaine dernière à Washington D.C. pour débattre du projet de traité.

Le débat qui s’est tenu lors de cette table ronde a été particulièrement intéressant et agité. Réunissant des représentants des lobbies et des partisans des libertés numériques, les échanges ont été vifs, et ont portés sur l’aspect législatif, l’économie, les problèmes éthiques soulevés par le traité ACTA, mais surtout sur la transparence, demandée à corps et à cri par tous (ou presque).

Le représentant des lobbies, Steven Metalitz (avocat de la MPAA et de la RIAA), a longuement défendu le traité et la nécessité du secret de sa négociation. Une position difficile mais on ne peut que saluer l’effort de dialogue. Pour lui, le secret est une condition nécessaire à la négociation avec les pays étrangers (entendez, entre autre, l’Europe, qui semble être en train, dans certains de ses pays membres, de le mettre en application).

L’autre point défendu par Metalitz frise le ridicule quand il affirme que le traité ne nécessitera pas que les lois des pays signataires soient changées. En effet, dans la mesure où les points du traité font d’ors et déjà l’objet de loi telles qu’Hadopi et Loppsi (ou celle de l’économie durable en Espagne), on peut imaginer que d’ici à la signature du traité, les lois nécessaires à son application soient déjà en place.

En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédactions. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête : circulez, il n’y a rien à voir.

Si vous parlez anglais, trouvez une heure et demie pour regarder cette vidéo, c’est l’avenir de l’internet qui se joue, et plus largement celui de la liberté d’expression.

Source ReadWriteWeb
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6 février 2010 | lien
On savait déjà que Google avait des connexions avec le gouvernement US et la CIA (voir http://www.google-watch.org/bigbro.html ).

Maintenant Google s'allie à la NSA, officiellement pour investiguer les cyber-attaques chinoises récentes (qui ont visé notamment les comptes gmail de militants des droits de l'homme et entraîné les menaces de retrait de Google de Chine et la suspension de la censure des résultats de recherche de google.cn exigée par la loi chinoise)

Sans doute pas une raison suffisante pour coquiner avec la NSA.
Mais un mariage entre deux grandes sources d'information sur notre vie privée... c'est cohérent !


Cyber-sécurité : Google s'allie à la NSA



Neteco 4 février 2010 - Après avoir publiquement annoncé être victime de cyber-attaques en provenance de Chine, Google entend bien protéger son infrastructure. Pour cette raison, la firme californienne est en train de finaliser un partenariat avec la National Security Agency, un organisme gouvernemental américain, analysant différentes forme de communication (militaires, gouvernementales, commerciales, personnelles).

La NSA devrait assister Google à mieux se défendre à l'avenir. Certaines sources rapporte au Washington Post que les deux parties devraient ainsi partager certaines informations et précisent qu'il ne s'agit en aucun cas de données personnelles des utilisateurs ou de leur historique de recherche. La balance entre l'information privée et l'intérêt de la sécurité nationale se révèle alors un équilibre périlleux à maintenir.

C'est sans doute la raison pour laquelle les défenseurs de la vie privée restent sceptiques sur ce partenariat. En effet, l'agence gouvernementale avait pris la liberté d'intercepter des conversations téléphoniques et des emails au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. « La véritable question c'est : jusqu'où le public américain acceptera que Google partage des informations avec la NSA ? », explique Ellen McCarthy, présidente de l'Intelligence and National Security Alliance, un organisme chargé de réguler le transfert d'informations entre les sociétés privées et le gouvernement.

Rappelons que les intrusions du mois dernier ont ciblé le code source des applications de Google en compromettant le compte email de plusieurs activistes de Chine et d'Europe. Quoiqu'il en soit, l'appel lancé par Google auprès du gouvernement américain montre aujourd'hui le caractère sérieux de la situation mais surtout la position vulnérable dans laquelle se trouve la plus grosse société Internet du monde.
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21 février 2010 | lien
Carrément filmé chez soi... chouette.

Des parents accusent un lycée d'espionner les élèves à leur domicile via une webcam

20 Minutes - 19.02.10

ETATS-UNIS - Ils ont entamé une action judiciaire...




De notre correspondant à Los Angeles

Big Brother is watching you. Littéralement. L'affaire est à prendre avec des pincettes, l'école n'ayant pas donné sa version (contacté par 20minutes.fr jeudi après-midi, l'établissement était déjà fermé). Mais un père de famille accuse donc un établissement de la banlieue de Philadelphie de jouer les espions à distance, en surveillant les élèves à leur domicile grâce à la webcam des macbooks fournis dans le cadre d'un programme éducatif, révèle BoingBoing.

Plusieurs parents ont déposé une plainte en class action. D'après l'acte d'accusation, un élève a été convoqué dans le bureau du principal adjoint et s'est fait réprimander pour son «comportement déplacé/indécent» («engaging in an improper behavior») à la maison. Comme preuve, l'éducateur a montré une photo prise par la webcam, et, selon le père, a reconnu que l'école disposait d'un système pour surveiller les étudiants à distance.

Cela vous semble tout droit sorti de l'imaginaire de George Orwell? Loin de là. De tels programmes existent pour surveiller les élèves en classe et s'assurer qu'ils écoutent bien le professeur et ne surfe pas sur chatroulette à la place. Dans le documentaire de PBS ci-dessous, à 4'39, un proviseur adjoint d'un autre établissement en fait la démonstration. «Ils n'ont aucune idée qu'on les observe», se réjouit-il.

S'il s'avère que ce système de surveillance a été mis en place à grande échelle dans ce type de programme scolaire sans que les élèves ni les parents ne soient mis au courant, des têtes vont tomber.


Le lycée américain qui jouait les Big Brother désactive son système

20 Minutes - 19.02.10

VIE PRIVEE - Il jure cependant qu'il n'utilisait les webcams des portables fournis aux élèves que pour des raisons de sécurité...

De notre correspondant à Los Angeles

Quand tu regardes ta webcam, est-ce que ta webcam te regarde. Jeudi, un scandale a éclaté dans un lycée de la banlieue de Philadelphie. Une class action a été déposée contre l'établissement et le district en charge du programme éducatif qui fournit un ordinateur portable à chaque élève. D'après l'acte d'accusation, un lycéen s'est fait réprimander pour son «comportement indécent» à la maison. Comme preuve, le principal adjoint a, selon le père, fourni une photo prise par la webcam, et reconnu que l'école disposait d'un système pour surveiller les étudiants à distance.

Le district, qui refuse de répondre aux questions des médias, a réagi vendredi par communiqué. Son Superintendent explique que les Macbooks disposent en effet d'une webcam et d'un dispositif pour «tracker les ordinateurs à distance». Les portables «sont régulièrement la cible de vol. Le système a été installé pour aider à les localiser». A distance, l'école peut «prendre une photo de celui qui se trouve derrière le clavier». Le responsable jure que le système n'a «jamais été utilisé pour autre chose».

L'impression «d'être observé»

Aucune référence n'est faite sur la class action en cours. Le lycée avait-il une raison de penser que le Macbook de l'élève en question avait été volé? Dans la presse américaine, plusieurs internautes se présentant comme des élèves au lycée concerné affirment avoir régulièrement vu la lumière de la webcam s'allumer. Et certains, ayant l'impression «d'être observés», l'auraient obturé avec du chatterton par précaution.

Impossible de vérifier ces déclarations. Reste que le lycée risque gros pour avoir omis de signaler aux élèves et aux parents l'existence du système. Ce dernier a été «immédiatement désactivé». Sera-t-il remis en place? «Pas sans notification par écrit aux parents et au élève», selon le district. Il faudra encore que la cour –si la class action va jusque-là– juge une telle pratique en accord avec la constitution. 2010, the new 1984?
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21 février 2010 | lien
Ca y est c'est voté ! Vive la liberté !
On pourra être fliqué chez soi, sous contrôle d'un juge d'instruction. Ca tombe bien, il va être supprimé.


Comment la Loppsi légalise l'espionnage des ordinateurs

Par François Krug - Eco89 - 10/02/2010



C'est une mesure radicale, perdue dans le fourre-tout de la Loppsi : la loi sur la sécurité autorise la surveillance des ordinateurs. La police pourra s'introduire discrètement chez les suspects pour installer des mouchards. Pour le gouvernement, ce n'est qu'une modernisation des écoutes téléphoniques.

« Mouchards », « logiciels espions »… le gouvernement évite prudemment les mots qui font peur. Le texte de la Loppsi évoque pudiquement la « captation des données informatiques » :

« Un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur d'un système de traitement automatisé de données ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractères. »

Affaires de vol, drogue, proxénétisme ou immigration clandestine

En clair, la police sera autorisée à surveiller tout ce qui se passe sur l'ordinateur des suspects : tout ce qu'ils tapent sur leur clavier, des e-mails aux chats, tous les sites qu'ils consultent, tous les fichiers qu'ils téléchargent.

Voici exactement ce que prévoit l'article 23 de la Loppsi, qui autorise cette « captation des données informatiques » :

* Qui est visé ? Pas seulement les terroristes présumés, mais toutes les personnes suspectées de crimes en « bande organisée », qu'il s'agisse de vols, de trafic de drogue, de proxénétisme ou encore d'aide à l'immigration clandestine.

* Comment ça marchera ? Pour installer les mouchards, la police pourra discrètement s'introduire au domicile du suspect, dans sa voiture ou dans n'importe quel local, et à toute heure (sans les limites imposées aux perquisitions qui ne sont autorisées, hors affaires de terrorisme, qu'entre 6 heures et 21 heures).

La loi ne précise pas les outils informatiques utilisés (« cheval de Troie », surveillance en amont au niveau du fournisseur d'accès…).

* Combien de temps ça durera ? La surveillance durera quatre mois au maximum, mais pourra être renouvelée pour la même durée « à titre exceptionnel », si l'enquête l'exige.

* Quelles sont les garanties prévues ? L'opération ne sera menée que par des officiers de police judiciaire, elle devra être autorisée par un juge d'instruction et dument motivée. Si elle est menée au domicile du suspect, une autorisation d'un juge des libertés et de la détention sera également nécessaire.

Les informations sur la vie privée qui ne concernent pas l'enquête ne pourront pas être conservées. Comme pour les écoutes téléphoniques, les avocats, les magistrats et les parlementaires sont protégés.

« La seule garantie, c'est le juge d'instruction… qu'on va supprimer »

Des garanties qui ne garantissent rien, s'insurge Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'homme. L'autorisation du juge d'instruction ne suffit pas, et la criminalité en « bande organisée » est une notion trop floue, a-t-il expliqué à Rue89 :

« La seule garantie présentée par le gouvernement, c'est que ce sera sous le contrôle du juge d'instruction. On veut justement supprimer le juge d'instruction, donc c'est une garantie post mortem…

Il faut confier ça à une autorité judiciaire indépendante, et fixer des limites sur les types d'affaires concernées. Là, la police peut le faire pour n'importe quoi et pour n'importe qui. »

Pour le gouvernement, le texte ne fait qu'adapter à Internet le principe des écoutes téléphoniques. En somme, c'est une simple modernisation des techniques policières. Pour Jean-Pierre Dubois, cette surveillance des ordinateurs ouvre en fait la voie à « un contrôle social total » :

« On a déjà des caméras dehors, on aura des mouchards sur les ordinateurs, la prochaine étape ce sera une caméra dans la salle de bains. »



LOPPSI : l'installation de mouchards chez les suspects est adoptée

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 11 Février 2010 - Numerama

Sous l'autorité et le contrôle du juge d'instruction qui devra motiver son ordonnance, les autorités de police pourront désormais installer des mouchards sur les ordinateurs des suspects de nombreux crimes et délits. Cependant les garde-fous seront vains lorsque le juge d'instruction sera supprimé, comme le prévoit le gouvernement.

Les députés ont adopté jeudi presque sans débat l'article 23 du projet de loi Loppsi qui prévoit de donner aux officiers et agents de police judiciaire la possibilité de pénétrer chez les suspects de crimes et délits pour installer des mouchards sur leur système informatique. Ces mouchards doivent permettre à la police de voir et d'enregister à distance les données "telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur d'un (ordinateur) ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractères".

Pour le gouvernement, il s'agit d'adapter à l'ère informatique les dispositifs d'écoute téléphonique. C'est particulièrement utile dans le cas de communications chiffrées qu'il serait trop coûteux ou long de déchiffrer dans le cas d'une captation à distance éventuellement réalisée via les routeurs du fournisseur d'accès à Internet.

En soit, il est difficile de reprocher au gouvernement de vouloir surveiller y compris les communications électroniques des personnes suspectées de préparer des crimes ou délits très graves pour la sécurité publique. Cependant les députés de l'opposition ont pointé du doigt l'étendue des cas où une telle surveillance pourra être opérée. Il s'agit de tous les crimes et délits listés à l'article 706-73 du code de procédure pénale, qui vise notamment le fameux "délit de solidarité" (l'aide apportée à un étranger en situation irrégulière), ou encore la "non-justification de ressources correspondant au train de vie". Le gouvernement a refusé de faire des exceptions.

Le dispositif est "prévu pour lutter contre l'ensemble des infractions commises en bande organisées, sans exclusive", a ainsi insisté Brice Hortefeux. De son côté le rapporteur Eric Ciotti (UMP) a demandé à ce que l'on fasse "confiance au juge d'instruction" pour encadrer les cas où l'installation des mouchards pourra être autorisée. Mais c'est oublier que le gouvernement prévoit justement la suppression du juge d'instruction, ce qui donnera au Procureur de la République seul le pouvoir d'encadrer ces dispositifs. Or le procureur est dépendant du parquet, qui répond à la Chancellerie.
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21 février 2010 | lien  [X]
Chine : vers un grand schisme de l'Internet ?

Le Monde - InternetActu 19.02.10

Depuis le 1er septembre 2006, le serveur de noms de domaines [DNS, qui fait le lien entre les adresses IP numériques des ordinateurs connectés à Internet et les adresses des sites écrites en lettres] chinois ne passe plus par l’Icann, l’organisme international qui gère les noms de domaines (les adresses de sites) de l’Internet. C'est ce que rappelait récemment la société européenne de l’Internet : "Depuis le 1er mars 2006, la Chine applique une réforme de son système de gestion des DNS. L’objectif officiel déclaré est de permettre aux Chinois d’accéder à Internet en composant les adresses de sites avec des idéogrammes, une solution confortable pour les internautes de l’empire du Milieu… [Tout donne à penser] que la Chine a décidé de lancer un nouveau suffixe national pour s’affranchir définitivement de la gestion des noms de domaine Internet par l’Icann et, plus avant, de l’emprise du gouvernement américain. Ce schisme fut accompagné par un passage massif à la version IPv6 d’Internet, et ce dans un temps record de six mois."

BOUCLIER DORÉ

La Chine a donc mis en place un nouveau système de gestion de noms de domaines ou plutôt un deuxième étage, comme l’explique l’informaticien Laurent Bloch. "Un premier niveau accepte les noms de domaines en idéogrammes, mais qui sont modifiés par rapport aux noms de domaines internationaux pour ne donner accès qu’aux sites installés sur le territoire chinois. Ainsi, pour les adresses de sites se terminant en '.com.cn' ou en '.net.cn', le suffixe '.cn' n’apparaît plus à la fin dans la fenêtre du navigateur. En tapant son adresse, l’internaute chinois arrive donc en réalité sur une version chinoise du site en question, préalablement aspiré, vérifié et remis en ligne par les autorités. Le résultat est que tout internaute chinois utilisant les idéogrammes est cantonné sur ce sous-réseau, déconnecté de la Toile et directement contrôlé par Pékin.

Quant à la navigation sur les sites étrangers justiciables du DNS en caractères latins (plus précisément LDH, letters, digits, hyphen), elle est réservée aux personnels autorisés, accrédités… et surveillés. Le système de censure fonctionne aussi en sens inverse : un site chinois qui veut être atteignable de l’étranger doit en obtenir l’autorisation, afin que son nom soit publié dans le DNS (en caractères latins) visible de l’extérieur, 'chaque page marquée d’un lien menant au site du ministère de l’intérieur, où l’on peut télécharger un certificat'. L’ensemble du dispositif répond au beau nom de Bouclier doré."

Ce n’est pas seulement d’un grand pare-feu chinois permettant la censure et le contrôle de l’Internet dont l’actualité s’est souvent fait l’écho dont il est question ici, mais de la mise en place d’un nouveau système de noms de domaines. Le DNS chinois ne passe plus par les serveurs-racines ondoyés par l’Icann, et la nouvelle structure leur a permis de créer autant d’extensions qu’ils le souhaitaient. L’objectif est le même – isoler la Chine –, mais la méthode est radicalement différente et a des conséquences sur l’architecture de l’Internet.

Jusqu’à présent, il s’agissait de mettre un pare-feu entre la Chine et le reste du monde pour bloquer les sites non acceptés. Mais avec cette nouvelle architecture, il s’agit de faire en sorte que ceux qui utilisent un navigateur avec des caractères chinois ne puissent utiliser qu’une partie contrôlée des sites internationaux, et que ceux qui utilisent un navigateur classique ne puissent pas accéder à l’autre partie. On a donc l’équivalent de deux systèmes de noms de domaines dont une large partie est inaccessible à l’autre. L’Internet chinois n’est plus une espèce d’intranet protégé de l’Internet (comme on a en a pour beaucoup de sociétés), mais comporte bien deux réseaux Internet distincts, avec deux systèmes de noms de domaines pointant vers des sites différents en fonction de l'alphabet utilisé pour y accéder.

UNE POSSIBLE DISLOCATION DU RÉSEAU

Reste à savoir, comme nous l’explique Jean-Michel Cornu, directeur scientifique de la FING, si les sites chinois restent accessibles par leurs adresses IPv6 (en chiffres) plutôt que par leur DNS – pour ceux qui ne sont pas bloqués par le pare-feu chinois. Et si, en Chine, les sites internationaux non modifiés par les autorités sont accessibles par leur numéro IPv4 ou IPv6. "Ce qui semble sûr, c’est que cette création d’un serveur de noms de domaines alternatif ouvre la porte à beaucoup d’autres DNS alternatifs, qui ne seront contrôlés ni par les Américains, ni par les Chinois." Reste à savoir si on a un réel schisme de l’Internet (une complète incompatibilité, même en passant par les adresses IP en chiffres, ce qui semble probable) ou pas.

Comme le dit encore Laurent Bloch, "politiquement, la signification de cette sécession peut se comparer à celle des schismes qui ont rythmé l’histoire du christianisme. Nul doute que la technologie chinoise, qui aux parfums enivrants de l’indépendance associe les avantages pratiques de la censure et de la surveillance, aura des succès auprès de la Russie, de l’Iran et d’autres pays qui utilisent une écriture différente de l’alphabet latin.

Mais cette situation, et ses développements prévisibles, posent un problème grave : l’unité actuelle de l’Internet est l’axe autour duquel s’est réorganisée l’économie mondiale, et aussi en partie la culture mondiale ; quelles seront les conséquences de sa partition ? La décision chinoise montre que si tout le monde se félicitait de cette unité tant que l’on en restait aux aspects commerciaux, son aspect culturel n’était pas considéré comme supportable par certains acteurs.”

En tout cas, cet éclairage donne une autre tournure à l’affaire qui oppose Google et la Chine depuis quelques semaines (voir les analyses de Fabrice Epelboin pour le ReadWriteWeb, Brice Pedroletti pour Le Monde, Camille Gévaudan sur Ecrans.fr…). Contrairement à ce qu’avancent quelques commentateurs respectés comme Ethan Zuckerman ou Rebecca MacKinnon, le subit revirement de Google et du gouvernement américain en faveur de la liberté d’accès à l’Internet (qui devient brusquement une politique étrangère prioritaire : voir le compte-rendu d’Ecrans.fr) pourrait bien masquer un bras de fer plus subtil pour éviter la possible dislocation du réseau des réseaux en une multitude de réseaux incompatibles entre eux… Et cette perspective là gênerait à la fois l’offre commerciale comme les grandes oreilles de Google et des Etats-Unis.

Hubert Guillaud

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