"Le grand problème de la production capitaliste n'est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces mais de découvrir des consommateurs, d'exciter leurs appétits et de leurs créer des besoins factices."
- Paul Lafargue, "Le droit à la paresse"
Forum - Paris
Réglement publicitaire à Paris: JCDecaux dans la place
Voir son profilMartin
19 septembre 2007 | lien
Il n'y a pas a dire, notre cher maire sait ce qui est le mieux pour la ville: de la pub, de la pub et encore de la pub !

C'est le publiphobe de septembre qui donne l'alerte :

Citation:
Le groupe de travail – décidé fin 2001, constitué fin 2003, et dont les travaux ne devaient pas dépasser fin 2004... – approche du terme de son interminable parcours : le futur règlement local de publicité de la capitale devrait être adopté le 27 septembre 2007.

Mais ce terme ressemble fort à une cataracte dans laquelle pourrait bien se voir précipitée la qualité de vie des Parisiens :
les associations (R.A.P. et Paysages de France au premier chef) ont en effet appris que serait généralisé le défilement des affiches. Ce qui non seulement constituerait une source d’instabilité du paysage et de déconcentration du passant, détourné de ses préoccupations personnelles, mais encore entraînerait une augmentation du nombre des publicités (jusqu’à 220 %). Le comble de la déconvenue est qu’une telle issue aura été rendue possible à la faveur de tractations, menées dans le dos du groupe de travail, entre la mairie et l’afficheur JCDecaux, premier intéressé à l’intensification de l’agression publicitaire – tractations dénoncées aussi bien par la cour d’appel de Paris que par la chambre régionale des comptes.



Bref, si vous souhaitez montrer à la mairie ce que vous pensez de tout ça, rendez-vous le 25 septembre à 19h, au carrefour du boulevard de Belleville et de la rue de Ménilmontant (métro Ménilmontant, dans le 20ème) !

PS: prière de ne pas venir en Vélib :p
Voir son profilSquad
19 septembre 2007 | lien
Citation:
En gros, augmentation du nombre de pubs sans augmenter la surface d'exposition... Où est le problème ?


S'il n'y avait qu'une seule raison a donner on pourrait déjà évoquer la surconsommation qu'entraine se genre d'appareil défilant. (pour mémoire, un panneau déroulant lumineux type 4x3 engloutit chaque année entre 5000 et 9000 kWh, soit la consommation électrique d'une dizaine de personnes).

Ensuite si tu ne vois pas le problème dans le fait de rajouter toujors plus de pub, que viens tu faire sur BAP ? Perplexe
Voir son profilMartin
21 septembre 2007 | lien
Communiqué de RAP:


VÉLIB ET REGLEMENT LOCAL DE PUBLICITE (RLP) A PARIS : UN MARCHÉ CONTRE NATURE



Le projet de RLP, qui doit être adopté le 27 septembre par le groupe de travail sur la publicité, présente d'importants reculs liés à la signature sans concertation du contrat avec l'entreprise JCDecaux, faisant dépendre le projet « Vélib » d'un surcroît de publicité. Les associations dénoncent notamment le projet de généraliser le défilement des dispositifs et l'augmentation résultante du nombre de publicités (jusqu'à plus de 220%).

Le contre-exemple de Paris pourrait alors servir de vitrine publicitaire et de référence nationale et mondiale aux afficheurs, pour encore davantage de pression publicitaire et aux dépens de la société civile. Instrumentaliser un projet utile comme les vélos en libre-service est particulièrement grave pour la société et l'environnement.
Les associations demandent à Bertrand Delanoë et à la majorité municipale parisienne de renoncer à revoir ainsi à la baisse le projet de R.L.P. et à ouvrir des pourparlers avec l'afficheur JCDecaux pour qu'il renonce à un certain nombre des nouveaux dispositifs et procédés publicitaires prévus.
Nous demandons à la mairie de Paris, par décision officielle à prendre avant la réunion du 27 septembre :
- L'interdiction des panneaux défilants et lumineux ;
- Le respect de ses engagements de ramener le nombre d'obstacles urbains de 8 milles à 200 ;
- La séparation des marchés publicitaires et des vélos en libre-service.

Contact :
Laure Nicolas, Résistance à l'agression publicitaire au 01 43 28 39 21 et 06 64 81 39 22
M Birrenbaum, Plate-forme des comités parisiens d'habitants et de participation à la vie de la Cité au 01 44 07 25 26

Associations signataires :
Résistance à l'agression publicitaire (R.A.P.), CLCV Paris, Plate-forme des comités parisiens d'habitants et de participation à la vie de la Cité, Paysages de France, La vélorution, Action consommation, Agir pour l'environnement.
Voir article détaillé ci-dessous.
Une action sera organisée le mardi 25 septembre à 19 h. Voir appel à action ci-dessous.

---------------------------------------------------------------------

VÉLIB ET RLP DE PARIS : UN MARCHÉ CONTRE NATURE



Á Paris, le 20 septembre 2007. Après deux ans de silence, la Ville de Paris a décidé de mener à son terme la révision de son règlement local de publicité (RLP), qui avait débuté en 2003. Court-circuitant le groupe de travail prévu par la loi, certaines décisions ont été prises dans la plus grande opacité. Ainsi, la signature du contrat Vélib a nécessité une profonde modification de ce nouveau RLP, mettant les membres du groupe de travail et les citoyens devant le fait accompli.
Avant d'être un projet de transports non motorisés, Vélib est un marché publicitaire. La fourniture et l'entretien des vélos n'est pour le groupe JCDecaux qu'un alibi pour obtenir une position stratégique en matière d'affichage, et pour contrer la volonté de la population d'échapper au matraquage publicitaire. Ainsi, l'une des mesures les plus significatives du projet de RLP en matière de publicité sur mobilier urbain est-elle remise en cause par le contrat Vélib. Alors qu'en 2005, il était question de ramener le nombre de panneaux de grand format à 200 (chiffre encore considérable), les associations ont appris que le projet en prévoyait désormais 350 ! (1).
Ce genre de manque de transparence dans la passation des marchés de mobilier urbain, dénoncé aujourd'hui par les associations, a déjà fait l'objet de nombreuses critiques, notamment dans un rapport de la chambre régionale des comptes (2). Quant à la cour d'appel de Paris, elle avait considéré que JCDecaux poursuivait « délibérément le verrouillage du marché » avec ses pratiques d'une « gravité exceptionnelle. » (3) La signature du contrat Vélib avec la mairie de Paris risque de ne rien arranger à l'affaire, bien au contraire, et d'autres villes commettent la même erreur de lier leur marché de vélos en libre-service à un marché publicitaire (4).

La quasi-généralisation du défilement des publicités sur mobilier urbain - un autre effet secondaire du contrat Vélib - constitue un autre recul très important du RLP par rapport à la situation qui prévalait. La très légère diminution du nombre de mobilier urbain publicitaire (-20 %) précédemment annoncée par la mairie de Paris s'accompagne en réalité d'une véritable explosion du nombre de publicités (+220%), du fait du recours à des systèmes défilants. Systèmes défilants qui sont un summum en matière de dénaturation des paysages et de gêne visuelle pour les habitants Cette décision entre aussi en contradiction totale avec la nécessaire maîtrise de l'énergie : un panneau de ce type consomme en moyenne plus d'électricité qu'un ménage français pour ses usages domestiques.
Il aurait fallu envisager Vélib comme un service public à part entière : c'est ce qu'a fait par exemple la ville d'Orléans en choisissant de séparer les deux marchés. Elle ne se trouve ainsi pas pieds et poings liés au marché publicitaire. Tandis que Vélib fait dépendre le développement du vélo de la publicité, c'est-à-dire d'une incitation au gaspillage qui fait largement la promotion... de la voiture (5).
Même si la mise à disposition à grande échelle de vélos en libre-service est une bonne chose, les élus Verts de la capitale eux-mêmes reconnaissent que la gestion de ce service public par un publicitaire n'en est pas une (6). Ce choix comporte beaucoup de dangers et d'inconvénients cachés. Un des plus graves en l'occurrence à Paris est d'avoir nié le rôle des instances de concertation. JCDecaux fait sa loi en lieu et place des élus et de la population ; va-t-on le laisser faire ? Les associations demandent aux élus parisiens de renoncer au bradage de leurs paysages au profit de l'omniprésence de l'affichage publicitaire défilant.
. (1) Les raisons de la limitation de ces dispositifs avaient pourtant été exposées par la mairie en 2005 : « [...] ils posent davantage de problèmes en terme d'insertion paysagère et sont actuellement majoritairement disposés à la périphérie de la capitale, où l'effort de dédensification est le plus nécessaire. » Compte-rendu de la réunion n°5 du groupe de travail sur la révision du règlement de la publicité et des enseignes du lundi 5 novembre 2005 à l'hôtel de ville. (2) Rapport de la chambre régionale des comptes d'île de France sur la gestion de la publicité et du mobilier urbain de la ville de Paris, 2006.
(3) Cour d'appel de Paris, 1ére chambre - section H, arrêt du 21 février 2006
(4) Après Lyon, Villeurbanne, Marseille, Aix-en-Provence et Paris, Toulouse, Rouen est la huitième ville française à avoir confié au groupe français d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux la mise en place de ses vélos en libre service.
(5) Parmi les dix premiers annonceurs français figurent trois fabricants de voitures.
(6) La bicyclette, nouvel enjeu politique. Le vélo en libre service doit s'intégrer à une offre cohérente de transports en commun et de circulations douces, Libération, 4 septembre 2007.
---------------------------------------------------------------------

A l'appel de Résistance à l'agression publicitaire, la Vélorution, Agir pour l'environnement, l'Eglise de la très sainte consommation...

RASSEMBLEMENT FESTIF
MARDI 25 SEPTEMBRE 2007 A 19 HEURES



Sur le terre-plein central au carrefour du bd de Belleville et de la rue Ménilmontant (20e)
Métro : station Ménilmontant (ligne 2)
Venez nombreux dénoncer le scandale de l'affichage publicitaire défilant et lumineux

Le projet de règlement local de publicité, régissant la place de la publicité à Paris, doit être adopté le 27 septembre. Il présente d'importants reculs liés à la signature sans concertation du contrat "Vélib" entre la mairie de Paris et l'entreprise JCDecaux. En effet, ce contrat fait dépendre l'installation des vélib d'un surcroît de publicité. Les associations dénoncent notamment le projet de généraliser le défilement des panneaux et l'augmentation résultante du nombre de publicités.
Parce que nous refusons :
- Le gaspillage énergétique : Un panneau de ce type consomme en moyenne plus d'électricité qu'un ménage français pour ses usages domestiques
- La pollution visuelle : Le défilement associé à l'éclairage crée une perturbation supplémentaire majeure dans la perception du paysage puisque de tels dispositifs ont tendance plus encore à focaliser l'attention.
- Le matraquage publicitaire : La diminution du nombre de panneaux publicitaires (-20 %) annoncée par la mairie de Paris s'accompagne en réalité d'une véritable explosion du nombre de publicités (+220%), du fait du recours à des systèmes défilants.

Nous demandons à la mairie de Paris :
- L'interdiction des panneaux défilants et lumineux
- Le respect de ses engagements en ramenant le nombre d'obstacles urbains de 8 milles à 200
- La séparation des marchés publicitaires et des vélos en libre-service
Voir son profilMartin
26 septembre 2007 | lien  [X]
Communiqué de presse de Paysages de France du 26 septembre 2007:


[quote]

Projet de règlement de publicité de Paris : Alerte !



Le projet « définitif » de nouveau règlement de publicité de Paris (affichage publicitaire et enseignes) sera présenté par la mairie le 27 septembre 2007.

Certaines des mesures envisagées sont totalement incompatibles avec les exigences minimales en matière d’environnement.
La responsabilité historique des Verts est de dénoncer certains aspects précis du contrat signé par la mairie avec l’afficheur Decaux

Le 27 septembre 2007, le groupe de travail constitué par arrêté préfectoral du 9 octobre 2003 en vue de réviser le règlement de publicité de la Ville de Paris va se réunir une dernière fois. L’ordre du jour est la présentation du projet tel que la mairie l’aura arrêté à cette date.

En maintenant sa décision de généraliser l’affichage publicitaire défilant et éclairé sur le domaine public (plusieurs milliers de dispositifs !), la Ville de Paris irait exactement à l’encontre des comportements que l’urgence écologique demande aux citoyens d’adopter et que la mairie se doit de promouvoir.

Le contre-exemple de Paris pourrait servir en effet de vitrine publicitaire et de référence nationale et mondiale aux afficheurs, à commencer par Decaux avec qui un contrat a été signé en marge du groupe de travail officiel et en l’absence de toute concertation avec les associations. (y compris celles qui, nommées par arrêt préfectoral, siègent officiellement au sein du groupe de travail chargé d’élaborer le nouveau projet)

La responsabilité historique des Verts est d’avoir le courage de dénoncer aujourd’hui certains aspects précis du contrat signé par la mairie avec l’afficheur Decaux.

Dans l’hypothèse inverse, les afficheurs pourraient alors se prévaloir d’une caution inespérée pour justifier l’installation, dans toutes les villes, de publicités défilante sur le domaine public. L’opération vélib ne pourrait plus apparaître alors que comme un alibi pour toujours plus de publicité et comme une manipulation de l’opinion publique.

Il est encore temps pour les Verts de Paris de prendre clairement position sur un dossier dont l’enjeu est non seulement parisien, mais planétaire.


Quelques repères :

* Les négociations avec les afficheurs (Decaux, Clear Channel) se sont faites en marge du groupe de travail, lequel n’a plus été réuni ni informé une seule fois entre novembre 2005 et le 3 mai 2007 !


* Le 7 novembre 2005, le représentant de la mairie de Paris avait présenté au groupe de travail les « propositions de la Ville de Paris concernant le mobilier urbain publicitaire ». Il était alors notamment prévu de réduire à 200 (chiffre pourtant encore considérable) le nombre de panneaux publicitaires de grand format (8 m2) installés sur le domaine public. Le 13 juillet 2007, l’adjoint à l’urbanisme avait reçu à leur demande un collectif d’associations pour annoncer notamment que des 200 dispositifs prévus on passait à 350 ! L’adjoint à l’urbanisme avait alors précisé que la mairie était désormais liée par le contrat signé avec Decaux, lequel concerne également des milliers d’autres dispositifs de mobilier urbain, eux aussi défilants, répartis à travers toute la ville…


* La création de zones de publicités restreintes (ZPR) dans une ville comme Paris a, paradoxalement, pour principal effet d’autoriser la publicité là où le code de l’environnement l’interdit normalement. Inclure les secteurs d’interdiction de Paris dans des ZPR revient donc à installer sciemment cette forme de pollution dans des quartiers qui, sinon, en seraient totalement préservés.


* Inversement, la suppression des zones de publicité élargies (ZPE) dont se prévaut aujourd’hui la mairie n’est qu’un simple retour au régime général de la loi !

Liste des municipalités qui ont refusé l'affichage urbain
Documentaire étudiant sur la résistance face à la publicité
Retourner les armes de l'adversaire contre lui-même
Petit guide pratique d'extermination de la publicité
Modèle propre pour la pub sur internet, projet étudiant
Eradiquer la pub encrivore sur vos billets SNCF à imprimer
Nouveau abris JCD
UTILISER LES SOURIRES D'ENFANT
Journée Sans Pub le 27 novembre
Liste des contacts antipubs dans votre région
A Dijon, la gastronomie s'affiche dans les rues ...
Audit participatif des panneaux publicitaires à Dijon
Pubs géantes : Milan invente le Dôme-sandwich
Boko Anana, le court anti-pub

Pub et Caca

19 mai: Le Publiphobe n°159 est disponible.

13 avril: "Hacked By Hackerking" à télécharger dans la catégorie Audios.

4 novembre: "pochoirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

3 juin: "La Bulle économique" à télécharger dans la catégorie Vidéos.

19 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

9 mars: "La captation des désirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

28 novembre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

7 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

12 octobre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

10 juin: Le Publiphobe n°114 est disponible.



   Contacter les admins
   Informations légales

   Le Publiphobe
   Sondages
   Citations antipubs
   Articles passés
   Chercher sur le site

   Flux RSS


Lien anti spammeurs

Site Sans Pub


Zone hors AGCS