"Parler [à Microsoft, notamment,] de libre circulation des idées, de liberté d'accès au savoir, c'est leur parler chinois. Dans leur système de pensée, tout ce qui est ôté au champ du profit immédiat cesse d'être un moteur pour la croissance. Ils ne semblent pas pouvoir comprendre qu'une invention qui n'est qu'un pur produit de l'esprit ne peut être brevetable."
- Michel Rocard (17.02.2005)
Forum - Compte-rendu d'action
La Rochelle: 118 sucettes JC Decaux saccagées
Voir son profilMartin
24 juin 2009 | lien
Lu sur SudOuest.com:

Citation:
La sûreté départementale enquête afin de retrouver le ou les auteurs de la destruction - en une seule nuit - de 118 vitres de sucettes et d'abribus JC Decaux, dévolues à l'affichage publicitaire

En une seule nuit, celle de lundi à mardi, 118 panneaux de la société JC Decaux, espaces destinés à accueillir de la publicité plus ou moins sensuelle, ont été détruits dans toute la ville de La Rochelle.

Aucun axe stratégique, « des abords du Conseil général, dans le quartier des Minimes, à Port-Neuf, au nord-ouest de la ville, n'a été épargné », indique le commissariat, sous-entendant une parfaite connaissance des lieux d'implantations desdits panneaux.

David Elebaut, directeur régional de JC Decaux, confirme l'importance du carnage « dont le préjudice n'a pas encore été chiffré. Le contrat rochelais, poursuit le directeur, porte sur 200 abribus et 60 sucettes. » Une plainte a été déposée au commissariat.

La pub en ligne de mire

Une grande partie de la force de frappe JC Decaux a donc été mise à mal, le responsable précisant que, suivant les cas de figure, « une ou deux vitres des sucettes ont été brisées alors que seules les vitres d'abribus, également porteuses de publicité, ont été vandalisées. L'adversaire, la pub, semble clairement désigné.

Les groupes antipub sont donc potentiellement dans le collimateur, même s'il faut savoir que les citoyens rochelais qui contestent de manière active la société de consommation ne sont pas prompts à la violence et optent plus pour un déboulonnage propre des panneaux.

La police est, elle, des plus discrètes sur ses investigations, l'enquête n'excluant aucune piste. Le commissariat rochelais lance ainsi un appel à témoins, afin de recueillir tout renseignement sur des comportements étranges de piétons ou de personnes circulant en voiture. Il s'agit aussi éventuellement de confondre des suspects qui pourraient être interpellés.

Verre sécurit détruit

Les dégradations, commises dans la nuit du 15 au 16 juin, sans doute à l'aide d'un objet contondant ou pointu, l'ont été à un rythme d'enfer. Le ou les auteurs ont frappé en plein coeur des sucettes ou des abribus. Autour de l'impact, le verre sécurit (d'une résistance importante) s'est ridé en des milliers de lézardes. Le maintien en place n'est dû qu'à la structure du verre qu'il faut impérativement remplacer.



La société JC Decaux, soucieuse de son image et des clauses du marché passé avec la Ville, a fait diligence pour sécuriser les panneaux et elle résorbait hier, avec différentes équipes, les conséquences du vandalisme. De nombreuses sucettes étaient encore, cependant, nues de pub. Le préjudice, pour l'entreprise, ne concerne pas seulement les structures supports de l'affichage mais aussi les campagnes publicitaires qui lui sont confiées.

À Poitiers et à Niort aussi

De mémoire de publicitaire en milieu urbain, une telle mise à sac des structures d'affichage publicitaire est une première nationale. Si La Rochelle vient de décrocher la palme de ce type de détérioration en une nuit, d'autres villes de la région Poitou-Charentes enregistrent de tels actes de destruction de mobilier urbain abritant les couleurs de marques.

L'agglomération poitevine paye ainsi, depuis le début de l'année, un lourd tribut avec plusieurs centaines de vitres JC Decaux détruites. Sur cette période, la police a procédé à plusieurs interpellations en flagrant délit, « la main dans la sucette ». Les condamnations devant le tribunal n'ont pas enrayé le processus.

À Niort, depuis le début 2009, une centaine de dégradations similaires ont été enregistrées. Dans ces deux villes, les enquêteurs cherchent, à la fois, à être sur le coup lorsqu'il se produit, ce qui nécessite une capacité de surveillance et d'intervention, et à déterminer qui mène la danse : personnalités isolées, petits groupes engagés.

Pour l'heure, aucune relation n'a été établie entre des actes commis dans les deux villes précitées et les récents faits rochelais, d'aucuns, dans cette cité, croisent les doigts en espérant que le ou les auteurs de cette sale nuit pour la pub sont extérieurs à la « Belle et Rebelle ».
Voir son profilRalpub
24 juin 2009 | lien
Après Poitiers, Toulouse, La Rochelle...
Sûrement encore un coup de terroristes de l'ultra-gauche !
Sûr qu'après MAM, Hortefeux, le nouveau Pétain pour la France, saura nous en débarrasser !
Voir son profilDoud
24 juin 2009 | lien
J'y vois un effet pervers pour JCD de son choix de remplacer les serrures 13,5 et 14 pouvant s'ouvrir simplement avec un tube de 16 par les serrures de type héxagonale percé ou rond à orrifice décentré. L'effet pervers est lié aussi à la présence dans les nouvelles sucette d'un GSM qui signale immédiatement toute ouverture ou arret du mécanisme de la sucette (en somme retirer l'affiche ne sert maintenant à rien car JCD le sait tout de suite).

Quand le système était facile à ouvrir et qu'il ne communiquait pas, aucun antipub n'éprouvait le besoin de détruire le support, tout le monde se contentait de retirer l'affiche bien proprement. C'était l'époque de la guerre de basse intensité.

Aujourd'hui je ne sais pas où on va, j'espère que les inconnus de La Rochelle sauront rester prudents et discrets afin de garantir leur sécurité, notamment en ne postant aucune revendication nul part.
Voir son profilNrv
2 juillet 2009 | lien
http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/637456/mil/4754247.html

Dégradations Decaux : la piste poitevine

Des plus discrètes, l'enquête de la sûreté départementale, ouverte à la suite des dégradations volontaires de mobilier urbain de la société JC Decaux, commises durant la nuit du 15 au 16 juin, a donné lieu à un avis de recherche à l'encontre d'un Poitevin.

118 vitres de panneaux, abribus et sucettes abritant de la publicité, installés dans la ville de La Rochelle (des abords du Conseil général, dans le quartier des Minimes, à Port-Neuf, au nord-ouest de la ville) avaient été brisées, sans doute à l'aide d'un poinçon. Les enquêteurs considèrent que, pour mener cette opération de grande envergure - un record en France -, il fallait que les auteurs soient au moins deux et disposent d'un moyen de locomotion.



Pas de revendication

La police n'a indiqué aucune revendication de ces dégradations. Alors qu'elle avait aussi lancé un appel à témoins dans le cadre de ces investigations, la sûreté départementale retient donc l'hypothèse qu'un jeune homme, demeurant à Poitiers (1) et qui se situerait dans la mouvance antipub très politisée, pourrait être lié à cette affaire. Il avait comparu, le 15 juin, à la barre du tribunal correctionnel de La Rochelle pour deux dégradations du même type commises à La Rochelle en février 2009. Il avait été condamné à une peine d'amende de 300 euros et à un stage de citoyenneté. Le parquet, représenté à l'audience par le vice-procureur Marc Ottomani, a fait appel de ce jugement.

Pour l'heure, rien ne permet cependant de considérer que cet homme, seul ou pas, soit l'auteur des faits rochelais de la mi-juin. Le préjudice de ces dégradations exceptionnelles est estimé à plusieurs milliers d'euros. Si la société JC Decaux, en contrat avec la Ville de La Rochelle, a procédé à une remise en état en un temps record, elle n'avait pas souhaité communiquer le coût précis de cette opération.

(1) À Poitiers et à Niort, pour ce qui est de la région Poitou-Charentes, de très nombreuses dégradations du même type ont été enregistrées.[/img]
Voir son profilNrv
8 juillet 2009 | lien
http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/643141/mil/4801526.html

Dégradations JC Decaux : une mise en garde à vue

L'enquête de la sûreté urbaine rochelaise, ouverte à la suite de la dégradation durant la nuit du 15 au 16 juin de 118 vitres de sucettes et d'abribus abritant de la publicité et appartenant à la société JC Decaux, a conduit, lundi soir, à l'interpellation de Mickaël Girard, 30 ans.

Toujours présumé innocent, cet homme aurait été interpellé à Poitiers, ville où il demeure. Il était placé en garde à vue au sein du commissariat de Poitiers.

Groupe politisé

Un avis de recherche avait été lancé à son encontre peu de jours après les faits et les policiers poitevins - déjà sur les dents pour identifier les auteurs d'identiques dégradations (1) - ont fait profiter leurs collègues rochelais de leurs informations. Il est connu que les investigations poitevines s'étaient centrées sur un groupe antipub politisé dont plusieurs membres vivent dans un squat.

Mardi matin, Mickaël Girard avait été transféré au commissariat de La Rochelle. Il s'y trouvait encore hier soir, en prolongation de garde à vue.

Cet homme avait été condamné le 15 juin, par le tribunal correctionnel de La Rochelle, à 300 euros d'amende et à un stage de citoyenneté en condamnation de deux dégradations de vitres Decaux, faits commis en février 2009. Le parquet a fait appel de ce jugement.

(1) - Depuis le début de l'année, plusieurs centaines de bris de vitres de mobilier urbain ont été dénombrées à Poitiers, une centaine à Niort.
Voir son profilBelarfemook
9 juillet 2009 | lien
118 ... sucettes. hmmm

118 218 ... ah ah bap se lance dnas le marketing viral
Voir son profilNrv
10 juillet 2009 | lien
http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/645309/mil/4824977.html

Decaux : le Poitevin placé en détention provisoire

Déféré mercredi devant le parquet de La Rochelle dans le cadre de l'enquête de la sûreté départementale portant sur la dégradation de près de 118 vitres de sucettes et d'abribus JC Decaux abritant de la publicité durant la nuit du 15 au 16 juin (1) - voir nos précédentes éditions- le Poitevin Mickaël Girard a ensuite été mis en examen par le juge d'instruction.

Comme le requérait le procureur de la République, le juge des libertés et de la détention a ordonné le placement en détention provisoire de l'auteur présumé âgé de 29 ans. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Niort. À ce stade de l'instruction, cet homme est toujours présumé innocent. Une information judiciaire a été ouverte.

Mickaël Girard avait été interpellé lundi dernier par les policiers de Poitiers, ville où il demeure, à la suite d'un avis de recherche national lancé par le commissariat de La Rochelle.

Les fonctionnaires rochelais le prenaient ensuite en charge. Lors de sa garde à vue, ainsi que le précise le parquet, il a reconnu être l'auteur d'une partie des dégradations commises à l'aide d'un poinçon. Pour les mener à bien en un temps record, il était assisté de sa concubine âgée de 25 ans qui se trouvait au volant d'une automobile, véhicule permettant d'aller de quartier en quartier.

À la suite des actes commis à La Rochelle, les deux Poitevins se sont rendus à Niort où ils étaient interpellés pour le même type de dégradations. Ils niaient lors de leur garde à vue. Ils répondront des dégradations niortaises à la barre du tribunal correctionnel de cette ville, le 30 juillet.
Voir son profilJiheff
10 juillet 2009 | lien
Y'a t'il un moyen de soutenir le prévenu ?
Voir son profilJiheff
12 juillet 2009 | lien
Voir son profilKristo
13 juillet 2009 | lien
La contagion des sucettes cassées

Après Poitiers et Niort, c’est au tour de La Rochelle d’être confrontée aux dégradations.

Les dégradations du mobilier urbain Decaux étaient jusqu’ici réservées à Poitiers. Pas une sucette ni un abribus ou presque n’a été épargné en centre-ville, porte de Paris, avenue de la Libération ou encore dans le quartier du campus universitaire. Une source policière extérieure à la Vienne va même jusqu'à parler de 600 sucettes vandalisées depuis moins d’un an à Poitiers ! Un record et un préjudice exceptionnel qui se chiffre en milliers d’euros.

118 vitres en une nuit !

Mais le mouvement semble faire tache d’huile. Après Poitiers et Niort (une centaine de panneaux publicitaires et abribus cassés), c’est la Rochelle qui est confrontée à ce problème.

Dans un article de Sud-Ouest daté d’hier et titré «Dégradations Decaux : la piste poitevine», on apprend que 118 vitres de panneaux, abribus et sucettes abritant de la publicité, ont été brisées à La Rochelle dans la nuit du 15 au 16 juin, «sans doute à l’aide d’un poinçon».

Un Poitevin recherché

La police rochelaise a lancé un avis de recherche à l’encontre d’un suspect, un Poitevin. Selon Sud-Ouest, elle s’intéresserait à «un jeune homme, demeurant à Poitiers et qui se situerait dans la mouvance antipub très politisée». Celui-ci avait été condamné, le 15 juin, par le tribunal correctionnel de La Rochelle à une amende de 300 € et un stage de citoyenneté pour deux dégradations du même type à La Rochelle en février 2009.

Vacances d’anars…

Même si de nouvelles sucettes cassées ont récemment refait leur apparition après une pause, Poitiers devrait dormir tranquille cet été. La Rochelle a pris le relais. L’anarchiste casseur de sucette a beau être contre tout mais, comme l’estivant poitevin moyen, il part aussi en vacances… sur la côte.

Le 17 juin (lire CP du 18 juin), deux jeunes anarchistes ont été arrêtés en flagrant délit à Niort, devant un abribus aux vitres cassées (le couple doit être jugé le 30 juillet). Le jeune homme avait un stylet à la main, sa copine attendant au volant d’une Clio immatriculée en Deux-Sèvres et qui avait déjà été aperçue à Poitiers près de dégradations similaires.

Leur presse (Denys Fretier, Centre Presse), 3 juillet.
Source



Niort (79) : Manifestation de soutien à un militant antipub jugé pour la dégradation de 118 supports publicitaires Decaux

Le mois dernier, les vitres de plus d’une centaine de pubs JC Decaux ont été brisées à La Rochelle.
La police et la justice veulent un coupable pour toutes les actions antipublicitaires de la région.
Les gens concernés et dégoûtés par cette société marchande et sa propagande publicitaire sont appelés à être présents lors du procès le 30 juillet au tribunal de Niort, à partir de 14 heures.

Source : Agenda
Voir son profilNrv
17 juillet 2009 | lien
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&num=1313875&PHPSESSID=597fa458c0c1b7de8119b5480536ddda

Les “ anti-pub ” soutiennent le briseur de sucettes Decaux

Un appel à manifester à Niort est diffusé sur internet, en soutien au jeune homme poursuivi pour la destruction de panneaux publicitaires.


Le site internet anarchiste « le Jura Libertaire » a appelé samedi ses sympa- thisants à venir manifester à Niort, le 30 juillet prochain, à l'occasion de la comparution au tribunal d'un jeune homme poursuivi pour des dégradations de « sucettes Decaux ». Cet appel a été relayé lundi sur un second site « Brigade anti-pub ».
Le Poitevin d'origine niortaise avait été arrêté le 6 juillet, dans le cadre d'enquête portant sur du vandalisme « anti-pub », commis à La Rochelle, Poitiers et Niort. Il sera jugé au TGI de Niort à la fin du mois, et se trouve actuellement en détention provisoire, dénonce l'auteur du blog Jura Libertaire : « La police veut un coupable et la justice un bouc émissaire idéal pour toutes les actions anti-pub dans la région Poitou-Charentes. Pour de l'anti-pub, notre camarade est en prison… »

“ Une répression démesurée ”

« Ainsi, nous devons être nombreux ce jour-là à Niort, exprimer notre soutien, notre rage et notre solidarité, poursuit le message posté sur le blog. Il n'est pas seul ! Nous appelons tous les gens concernés et dégoûtés par cette société marchande et sa propagande publicitaire à être présents lors de son procès le 30 juillet au tribunal de Niort à partir de 14 heures pour lui montrer notre soutien, notre amitié et lui donner du courage. Cette répression aussi démesurée soit-elle ne distillera pas la peur en nous. »
Le blog « Le Jura Libertaire » (1) se présente lui-même comme « un outil quotidien d'information, de diffusion, d'expression antiautoritaire et autogestionnaire. [Il] reflète des activités réelles, des luttes concrètes, en faisant connaître des réalités, en activant des solidarités, et en fournissant des munitions théoriques aux combattants ».
L'audience du Jura Libertaire dépasse largement son département d'origine : il avait déjà fait parler de lui fin juin dans le Poitou-Charentes en appelant à bloquer le transfert des détenus entre la prison de Poitiers et les nouvelles cellules de Vivonne.
Le site « Brigade anti-pub » (2) propose quant à lui « des forums bourrés de conseils, des autocollants à imprimer, des vidéos, des galeries remplies à ras bord de photos d'actions » destinés à ceux qui veulent « combattre la publicité ». On verra le 30 juillet quelle est leur capacité de mobilisation en Deux-Sèvres.
Voir son profilNrv
31 juillet 2009 | lien
http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/663990/mil/4939896.html

Il mettait à mal des panneaux JC Decaux

Mikaël Girard n'a pas utilisé, hier après-midi, sa comparution devant le tribunal correctionnel de Niort comme tribune politique.

Tout au long de l'audience, la vingtaine de ses ami(e) s : des militants antipubs, sans appartenance politique se définissant comme des citoyens promoteurs d'un passage à la décroissance, d'autres, membres ou proches du NPA ou de groupes anarchistes, a respecté son système de défense. Le procès, avec une conséquente présence policière, s'est déroulé sans incident.

JC Decaux mis à mal

Le Niortais de 30 ans, marginal, vivant parfois dans sa voiture et souvent présent à Poitiers, vraisemblablement dans un squat, répondait de la prévention de dégradations d'une trentaine de vitres de sucettes et d'abris bus JC Decaux abritant de la publicité.

Des faits commis, à Niort, dans la nuit du 21 au 22 mai et au petit matin du 16 juin, où il fut interpellé en flagrant délit par la brigade anticriminalité. Le préjudice, d'un montant total d'environ 8 500 euros, une facture que présentait l'avocat de la société JC Decaux, partie civile.

Mikaël Girard nie avoir participé aux dégradations de mai mais reconnaît celles de la mi-juin, tout en insistant sur le fait que, cette nuit-là, sa compagne, prévenue de complicité, n'a rien fait. Elle dit la même chose. Le tribunal la relaxera pour la complicité mais la condamnera à 100 euros d'amende avec sursis pour avoir refusé de se soustraire au prélèvement ADN.

En détention provisoire

La situation sera plus complexe pour le jeune homme. L'air calme, parfois souriant mais jamais ironique, il fait profil bas, sans faire acte de soumission. Pourtant, depuis le 8 juillet, Mikaël Girard, que des amis qualifient de solide, connaît la dure réalité de la privation de liberté. Il est en détention provisoire à la maison d'arrêt de Niort, dans le cadre d'une autre affaire de dégradations, toujours de vitres de mobilier JC Decaux mais à La Rochelle cette fois-ci.

L'opération destruction au sein de la préfecture de la Charente-Maritime avait été menée à grande échelle dans cette nuit du 15 au 16 juin, juste avant les bris commis à Niort. 118 vitres ont ainsi été saccagées. Mikaël Girard ne reconnaît que 15 dégradations et ne dit mot sur d'éventuels autres participants, une zone d'ombre sur laquelle enquêtent toujours les policiers rochelais, une information judiciaire ayant été ouverte.

Colère après condamnation

Du box niortais où il se trouve, Mikaël Girard expliquait que ses actes de la mi-juin, à La Rochelle puis à Niort, l'ont été sous le coup de la colère. Un état consécutif à sa condamnation, le 15 juin, par le tribunal de La Rochelle, à 300 euros d'amende (1) pour des dégradations de deux panneaux Decaux en février 2009, à La Rochelle. « J'étais innocent », soutient-il. Reste que les affaires se succèdent.

Le procureur de la République de Niort n'entrait pas dans ces considérations et rappelait plutôt que les services de police le suspectaient depuis des mois de nombreuses dégradations. « Et que ces dernières ont cessé à Niort depuis que vous êtes en détention », lançait-il. Il requérait 3 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans, avec obligation d'indemniser la société JC Decaux.

L'avocat de Mikaël Girard, réaffirmant que son client n'avait pas agi pas conviction politique ou philosophique, parvenait à démonter l'accusation pour la nuit du 21 au 22 mai qui s'appuyait sur deux témoignages indirects et fluctuants et accusait le coup pour les faits du 16 juin, des dégradations dont il tentait de minimiser la gravité.

Le tribunal relaxait le jeune homme au bénéfice du doute pour la nuit de la fin mai et le condamnait à deux mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans pour ceux de la mi-juin. Mikaël Girard devra aussi verser un peu plus de 3 578 euros à la société JC Decaux.

À la sortie du tribunal, tous les amis et soutiens du jeune homme avaient déjà en tête le prochain procès, celui qui pourrait avoir lieu dans les mois à venir à La Rochelle, tout en espérant que Mikaël en aura fini bien avant avec sa détention provisoire.

(1) Le parquet de La Rochelle a fait appel de ce jugement.
Voir son profilLivethrobbe
31 juillet 2009 | lien
Citation:
L'avocat de Mikaël Girard, réaffirmant que son client n'avait pas agi pas conviction politique ou philosophique,


A qui l'avocat espère-t-il faire croire que le gars n'a pas agi pour des raisons politiques ou philosophiques ? Même les juges ont bien dû comprendre le truc. A la limite, c'est carrément les prendre pour des imbéciles, ce qui n’est pas forcément dans l'intérêt du prévenu !

Cela revient à dire que son client est soit un désaxé qui casse les panneaux uniquement pour le plaisir de casser, soit un fou qui ne se rend pas compte de ce qu'il fait. Merci pour lui !

Alors quel intérêt d'adopter ce genre de défense ?

Minimiser la peine ? Cela voudrait dire que dans la tête de l'avocat, si tu revendiques politiquement une action de dégradation, tu risques le double… Si c’est effectivement comme cela qu’il a raisonné, et à moins qu’il y ait dans cette affaire d’autres éléments que j’ignore (mais je ne vois pas trop ce qui aurait pu empêcher M.G. de s’exprimer), c'est gravissime !!!

En tout cas, l'audience a dû être extrêmement pénible pour le prévenu et pour les 20 antipublicitaires qui le soutenaient. Quelle frustration... et quel gâchis !


-------------
Voir son profilNrv
31 juillet 2009 | lien
Voir son profilLivethrobbe
1 août 2009 | lien
Dans cet article, on peut lire :
Citation:
"S'il brise les panneaux publicitaires, ce n'est pas par conviction politique ou philosophique, mais simplement pour voler les affiches. C'est du moins ce qu'a soutenu M.G. devant le tribunal[...]"


Avec une vingtaine de militants antipublicitaires, décroissants, NPA et anarchistes présents dans la salle pour le soutenir... Surréaliste !
Les bras m'en tombent. Mon dieu, quelle tristesse !


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Voir son profilKristo
5 août 2009 | lien  [X]
Curieuse ligne de défense de cet avocat.
Aucune asso antipub n'était en contact avec l'accusé ?
Dommage, une asso lui aurait surement conseillé un avocat plus engagé et il est possible que le jugement aurait été différent.

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19 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

9 mars: "La captation des désirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

28 novembre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

7 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

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