"Si c'est gratuit, c'est que vous êtes le produit."
- Dicton populaire
Forum - Paris
9ème procès des Déboulonneurs
Voir son profilRjolly
27 août 2008 | lien
TGI de Paris vendredi 5 septembre 2008 à 13h30 - 13ème Chambre

Deuxième procès du collectif des déboulonneurs de Paris, neuvième au niveau national, le rapport de force continue à se construire ! A la pression publicitaire, répond une pression citoyenne, à laquelle à son tour répond une (ré-) pression judiciaire, à laquelle le soutien populaire répondra (grâce à vous !!). Venez nombreux nous soutenir face au système publicitaire et ses dangers sanitaires, environnementaux, idéologiques, sociaux.

Jeudi 4 septembre à 19h : repas de soutien
(la Rôtisserie - 4, rue Sainte Marthe dans le Xe arrondissement)

Vendredi 5 septembre : procès des 3 barbouilleurs parisiens + conférence

* 11h : rassemblement festif (place Dauphine, derrière le Palais de Justice)
* 13h30 : procès. Avocat : François Roux (spécialiste de la Désobéissance Civile) Témoins : Bernard Stiegler (philosophe et Directeur culturel du Centre Pompidou), Sylvie Travaglianti (photographe), Nicolas Hervé (doctorant)
* 20h : conférence-débat avec les témoins (salle de spectacle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan dans le 2ème arrondissement - Métro Sentier - ligne 3)

Vendredi 26 septembre : 29e action du collectif de Paris + réunion d'information publique

* 19h : Barbouillage, tribune d’expression libre et festivités ! Venez : c’est sans risque pour le public ! RV public métro Malesherbes (ligne 3) ; Faites passer l’info !
* 20h30 : réunion d’information publique au Ministère de la Crise du Logement (24 rue de la Banque, 2e arrondissement) Stratégie des déboulonneurs exposée pour lutter contre le système publicitaire, l’efficacité de l’action non-violente, la désobéissance civile comme ultime recours, l’état de nécessité...

Samedi 11 Octobre : formation "action et revendications"
Quelle revendication, quelle action ? Quel risque ? Comment chacun peut s’investir très concrètement ? Formation déboulonneurs très pratique, en session ouverte à tous ! De 13h30 à 18h30. Voir lieu sur www.deboulonneurs.org

Samedi 25 Octobre à 15h : 30e action du collectif de Paris
Action spectaculaire !! Barbouillage et tribune d’expression libre et surprises.Venez nombreux ! Voir le lieu sur www.deboulonneurs.org

Ah oui ! Nous avons besoin : de personnes pour nous soutenir ou participer : deboulonneurs.paris at no-log.org ; de dons (pour les frais engendrés par les procès...) Envoyez un chèque à l’ordre de « la Barbe ! » à l’adresse : Collectif des Déboulonneurs, 24 rue Louis Blanc 75010 Paris. Merci pour toute participation, même éphémère, même modeste !
Voir son profilJeuf
6 septembre 2008 | lien
Le repas de soutien à la Rotisserie jeudi soir fut très sympa. Tous les légumes furent mangés, le jour même ou le lendemain, sans gachi.

Lors de ce repas végétarien, peu consommateur de ressources de la terre, nous étions donc dans une ambiance de franche convivialité; ce qu'on ne peut probablement pas retrouver dans les milieux de publicitaires flambeurs et cocaïnomanes.

-------
Le lendemain, ayant oublié quelque objet, je repasse à la rotisserie, il y avait un représentant d'une autre association pur le repas du soir. Celui-ci me dit que son association est très souvent à la rotisserie les soirs; en fait, elle y est dès qu'il n'y en a pas d'autre pour faire un repas... ce qui nous apprend qu'il y aurait possibilité, pour bien toute association ou collectif, de faire bien d'autres repas, plus souvent. Considérant qu'il y a beaucoup de créneaux libres...


--------------------------------------

Un petit mot sur le procès du 5 septembre, dont le délibéré sera donné le 17 octobre...

L'entreprise JC Decaux s'est portée partie civile dans l'affaire du barbouillage de trois de ses panneaux. Cette entreprise demande le remboursement d'un
devis , adressé à monsieur X , établi en novembre 2006 soit un mois avant l'action de l'affaire jugée (23/12/06), et demande plus de 7000 euros! Pour de la peinture qui fut effacée dans les heures qui suivirent...

A ce moment là, les déboulonneurs ont de quoi prendre peur. En effet, JC Decaux, et les employés de son service juridique, ont largement de quoi mourrir de honte sept fois, à formuler une demande de dédomagement aussi funambulesque. Si ce n'est pas le cas, c'est que vraiment nous aurions à faire à une entité invicible, immortelle...

Rassurons-nous. C'est qu'on a oublié un instant le dicton "Le ridicule ne tue pas", donc tout est normal, tout est encore possible.
Voir son profilLoony
6 septembre 2008 | lien
7000 euros? C'est peutêtre pour récuperer les sous qu'ils ont du débourser à Montauban pour réparer les 46 sucettes et abripubs cassés par on ne sait par qui il y a peu!
Voir son profilMartin
7 septembre 2008 | lien
Les comptes-rendus du procès commencent à apparaître dans la presse:

300 à 500 € d'amende pour les trois déboulonneurs


Citation:
Entre 300 et 500 euros d'amende ont été requis vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris à l'encontre de trois membres du collectif antipublicitaire des déboulonneurs pour avoir, à Noël 2006, "barbouillé" des panneaux publicitaires du XXe arrondissement de Paris.

Les trois déboulonneurs sont poursuivis pour avoir, lors de leur action mensuelle de "barbouillage", le 23 décembre 2006, inscrit des slogans antipublicitaires sur des panneaux de l'afficheur Avenir Decaux.

Pour l'occasion, l'un d'entre eux s'était alors déguisé en Père Noël. Lors de l'audience devant la 13e chambre, les trois prévenus ont revendiqué leur action et tenté de convaincre le tribunal de son bien-fondé. "Je n'ai rien contre l'information commerciale. (...) mais le problème de la publicité, c'est qu'elle est imposée au regard du public qui déambule", a dénoncé Antoine Trouillard, étudiant en philosophie de 25 ans.

Outre "l'illégitimité" de cet affichage, le prévenu a stigmatisé "le pur gâchis environnemental" qu'il entraînait.

Le procureur de la République a déploré le "but très clair" du collectif qui selon lui ne cherche par ses "barbouillages" qu'à aller en justice afin de s'y "offrir une tribune". Estimant qu'une dispense de peine constituerait "une forme d'encouragement" à ce type d'actes, le représentant du ministère public a requis des peines d'amende, de l'ordre de 300 à 500 euros.

En mars, la justice parisienne s'était déjà prononcée sur l'action des déboulonneurs parisiens. Elle avait alors confirmé la décision de première instance et condamné les militants à une amende symbolique d'un euro.

Depuis 2005, le collectif organise chaque mois des actions collectives de désobéissance civile, consistant en un barbouillage de panneaux publicitaires, dans une demi-douzaine de villes de France.

Les déboulonneurs, qui dénoncent l'affichage géant comme une agression, disent ne pas vouloir "supprimer la publicité" mais "la remettre à sa place". Ils réclament que les panneaux publicitaires soient limités à 50 x 70 cm, comme l'affichage associatif.


Source: tele7.fr (les commentaires laissées par les internautes sont intructifs)
Voir son profilMartin
7 septembre 2008 | lien
Et voici un très bon résumé du procès fait par Natalène Mounier, sur Rue89.com:

Au tribunal, les antipub font leur réclame


Citation:
En quatre ans d’existence, c’est le neuvième procès du collectif des déboulonneurs. Où le tribunal correctionnel de Paris se transforme en tribune, monopolisée par des militants antipub se réclamant de la désobéissance civile. Et contrairement aux autres prévenus qui comparaissaient vendredi, les trois « déboulonneurs » semblaient plutôt contents d’être là.

Lorsque le procureur de la République a proposé de limiter les poursuites à un simple rappel à la loi, ils ont insisté pour passer en procès. L’audience publique devant la 13e chambre du Tribunal correctionnel de Paris est donc « l’aboutissement de leur action », comme l’explique Nicolas Hervé, qui est présent aujourd’hui à titre de témoin, mais qui a déjà participé à plusieurs « barbouillages » militants.

Raphaël Jolly, informaticien, Valéry Mougel, paysan maraîcher, et Antoine Trouillard, étudiant, sont poursuivis pour dégradation volontaire du bien d’autrui en réunion, commise le 23 décembre 2006 à Paris. Comme souvent, le « barbouillage » de panneaux publicitaires a été rigoureusement organisé, et relayé par les médias (Voir le reportage de France 3 Ile de France).

JC Decaux a d’abord renoncé à porter plainte, puis a changé d’avis



Mais les faits ne servent que de vitrine. D’ailleurs JC Decaux, propriétaire des panneaux publicitaires, a d’abord renoncé à porter plainte, puis a changé d’avis, et se constitue finalement partie civile en soumettant au tribunal trois devis de réparation, datés du 27 novembre 2006… « c’est-à-dire à une date antérieure aux faits, mais peut-être sont-ils capables de prévoir les délits », ironise la présidente. Le ton est donné, la tribune est libre pour les déboulonneurs.

Comme dans un meeting politique, le plus jeune des militants, Antoine Trouillard, bafouille un peu au micro. Quelques minutes avant l’audience, il avouait être un peu anxieux :



Devant les juges, il finit par s’enhardir, débitant son discours antipub en plusieurs points, avant de conclure, bravache :

« Je pense avoir accompli mon devoir de citoyen. »

Les trois juges le testent gentiment :

« Les panneaux de publicité dans les villes, d’accord… Mais est-ce que vous luttez contre les pubs à la télévision aussi ? Et dans la presse, au cinéma, c’est infini… »

Antoine ne se démonte pas :

« La télévision, le cinéma, vous pouvez choisir de ne pas les regarder. La pub dans la rue vous est imposée. »

Les deux autres prévenus suivent, bientôt remplacés à la barre par les témoins… dont aucun n’était présent le jour des faits. Seule la prestation de serment les différencie d’orateurs venus exposer au jury les méfaits de la publicité. Sylvie Travaglianti, militante féministe, officie pour la partie « diktats sexistes imposés par la pub », qui intéresse visiblement une des juges :

« Et alors, vous dites que votre association décerne le « prix macho » de la pub la plus sexiste… Par curiosité, qui l’a obtenu cette année ? » (réponse ici)

Objectif de la défense : imposer la jurisprudence des faucheurs anti-OGM



Dans les rangs du public, on se retient d’applaudir. Une retraitée de l’Education nationale est venue spécialement pour écouter Bernard Stiegler, l’un des témoins, philosophe et directeur culturel du Centre Pompidou. Malheureusement, il est déjà parti, trop pressé pour attendre son tour.

Le procureur rafraîchit l’ambiance en requérant de trois cents à cinq cents euros d’amende par personne. Il s’interroge :

« Est-ce vraiment au ministère public de donner son avis sur la place de la publicité dans la société ? Est-ce vraiment le lieu pour en débattre ? Je ne crois pas. »

« Au contraire, vous avez votre mot de juriste à dire dans ce débat », invoque maître François Roux, avocat spécialiste de la désobéissance civile. Alors que les procès précédents des déboulonneurs se sont tous soldés par des amendes symboliques, Me Roux veut aujourd’hui obtenir la relaxe. Il plaide donc l’état de nécessité, arguant du fait que la population est mise en danger -sanitaire, psychologique, social- par la publicité.

Il l’a obtenu pour les faucheurs volontaires, et compte bien l’obtenir pour les déboulonneurs. Si les trois prévenus obtiennent cette relaxe, la cause des antipub empruntera le même chemin que celle des anti-OGM, ouvrant la voie à une nouvelle jurisprudence. Me Roux en est convaincu, « la justice a toujours fini par donner raison à ceux qui se réclament de la désobéissance civile ».


Jugement le 17 octobre prochain.
Voir son profilRjolly
11 septembre 2008 | lien
Petite modification : la réunion d’information publique initialement prévue le mardi 23 septembre, est décalée au jeudi 25 septembre, à 19h toujours, au Ministère de la Crise du Logement.
Voir son profilRjolly
13 septembre 2008 | lien
Encore une modification : la réunion d’information publique aura finalement lieu le vendredi 26 septembre à 20h30, après l’action (19h métro Malesherbes), au Ministère de la Crise du Logement toujours.
Voir son profilJeuf
1 octobre 2008 | lien
Une photo prise au hasard lors du repas de soutien à la rotisserie du 4 septembre... :

Voir son profilDoud
1 octobre 2008 | lien
C'est pas une photo, c'est une pub pour un journal au contenu discutable dont je tairais le nom.
Je crois par ailleurs que celui qui sur la photo tient le canard est assez dubitatif quand à ce qu'il est en train de lire.

Je propose que la photo soit retirée ou le titre du canard flouté.
Voir son profilJeuf
1 octobre 2008 | lien  [X]
D'après mes informations, le journal n'est pas à vendre, d'ailleurs il est introuvable en kiosque.
Mais on peut quand même flouter le titre.

Liste des municipalités qui ont refusé l'affichage urbain
Documentaire étudiant sur la résistance face à la publicité
Retourner les armes de l'adversaire contre lui-même
Petit guide pratique d'extermination de la publicité
Modèle propre pour la pub sur internet, projet étudiant
Eradiquer la pub encrivore sur vos billets SNCF à imprimer
Nouveau abris JCD
UTILISER LES SOURIRES D'ENFANT
Journée Sans Pub le 27 novembre
Liste des contacts antipubs dans votre région
A Dijon, la gastronomie s'affiche dans les rues ...
Audit participatif des panneaux publicitaires à Dijon
Pubs géantes : Milan invente le Dôme-sandwich
Boko Anana, le court anti-pub

Pub et Caca

19 mai: Le Publiphobe n°159 est disponible.

13 avril: "Hacked By Hackerking" à télécharger dans la catégorie Audios.

4 novembre: "pochoirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

3 juin: "La Bulle économique" à télécharger dans la catégorie Vidéos.

19 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

9 mars: "La captation des désirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

28 novembre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

7 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

12 octobre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

10 juin: Le Publiphobe n°114 est disponible.



   Contacter les admins
   Informations légales

   Le Publiphobe
   Sondages
   Citations antipubs
   Articles passés
   Chercher sur le site

   Flux RSS


Lien anti spammeurs

Site Sans Pub


Zone hors AGCS