"Parler [à Microsoft, notamment,] de libre circulation des idées, de liberté d'accès au savoir, c'est leur parler chinois. Dans leur système de pensée, tout ce qui est ôté au champ du profit immédiat cesse d'être un moteur pour la croissance. Ils ne semblent pas pouvoir comprendre qu'une invention qui n'est qu'un pur produit de l'esprit ne peut être brevetable."
- Michel Rocard (17.02.2005)
Forum - Politique
Contre le fichage ADN
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17 octobre 2006 | lien
C'est assez nouveau, les militants interpellés se voient de plus en plus souvent exiger un prélèvement ADN, depuis la "loi sur la sécurité intérieure" (LSI, de Sarkozy).
Les antipubs du Collectif des déboulonneurs s'étant vus demander ce prélèvement ADN (ils l'ont tous refusé) après leur dernière action, ce message me paraît opportun :

Création d'un site internet : http://refusadn.free.fr
Mail : refusadn(a)free.fr
Merci de faire passer l'info.
L'objectif est de :
- recenser toutes les personnes qui passent en procès pour refus et d'informer des mobilisations en cours
- de recenser tous les points de droit soulevés au cours des différents procès
- de fournir de l'information sur les motivations des refus et des conséquences
- de mettre en place une pétition pour demander la suppression du FNAEG

Ce site est ouvert, il vivra des contributions de chaque personne engagée contre la société de fichage, n'hésitez pas à envoyer de l'info !!!
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13 novembre 2006 | lien
Grève de la salive chez les réfractaires au fichage ADN

Militants anti-OGM ou anti-CPE, ils créent un réseau contre les prélèvements.


Libération - Par Carole RAP
QUOTIDIEN : lundi 13 novembre 2006
Montpellier correspondance
Contre le «fichage ADN», le front du refus s'organise. Ils sont faucheurs volontaires, manifestants anti-CPE du printemps dernier, déboulonneurs de publicité pris en flagrant délit, ou simples citoyens placés en garde à vue puis relâchés sans qu'aucune poursuite ne soit engagée contre eux. Tous risquent un an de prison ferme et 15 000 euros d'amende. Leur délit ? Avoir refusé qu'un représentant de l'ordre leur badigeonne les gencives avec un bâtonnet destiné à recueillir leur empreinte génétique.
Pipe à eau. Camille a été convoquée, mi-septembre, par les gendarmes parce qu'ils avaient trouvé, dans la voiture où elle se tenait, une pipe à eau, pourtant sans trace de drogue. Quand ils cherchent à prélever son ADN, elle s'y oppose : «Ils ont appelé le procureur, puis m'ont donné ma convocation pour le tribunal, le 13 décembre à Macon.» En sortant de la gendarmerie, elle, qui ne fait l'objet d'aucune autre poursuite, se dit : «Je me suis mise dans la merde.» Elle a voulu s'informer sur l'Internet, et découvre ainsi «qu'il se passe quelque chose» autour des opposants au fichage génétique.
Un front du refus s'est constitué cet été, sous l'impulsion de Benjamin Deceuninck, ex-faucheur d'OGM de 26 ans, convoqué le 25 août devant le tribunal correctionnel d'Alès pour avoir dit non, lui aussi, au bâtonnet dans la bouche ( Libération du 26 août). Près de deux cents personnes étaient venues le soutenir. La procureure a requis 500 euros d'amende, en vertu de la loi du 19 mars 2003, sur la sécurité intérieure. Cette «loi Sarkozy» a considérablement étendu le champ des infractions concernées par le fichage génétique. Au point que le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) contient à ce jour 300 000 profils génétiques. Le 29 septembre, Benjamin est condamné à 500 euros d'amende. Il fait appel et relance la mobilisation. Il a peu de temps, car la cour d'appel de Nîmes a été étonnamment rapide, fixant le nouveau procès au 28 novembre. Le jeune militant crée un site Internet (1) pour détailler ses arguments et informer sur les autres procès ­ ainsi celui du faucheur volontaire, Bernard Coquelle, contre qui le procureur de Douai a requis 500 euros d'amende le 24 octobre, et dont la décision est attendue pour le 28 novembre. D'autres personnes convoquées par la justice pour les mêmes motifs se font connaître. Benjamin en recense déjà «entre 80 et 90». Parmi eux, Guy Wanderpepen, qui s'est opposé au fichage, lors de sa garde à vue en août, pour avoir fauché un champ d'OGM près d'Orléans. «C'est absurde de demander le prélèvement d'ADN à des gens qui n'ont commis ni crime ni viol», s'insurge cet homme de 72 ans. Sur les trente-deux faucheurs volontaires, qui doivent passer en procès à Orléans les 26 et 27 février, ils sont seize à avoir, comme lui, refusé de donner leur ADN.
«Montée en puissance». Hugo, étudiant de 23 ans, a été condamné à quatre mois avec sursis, pour avoir mis le feu à des poubelles, lors d'une manif anti-CPE. Depuis, la gendarmerie l'appelle pour ficher son ADN. Il refuse, au motif que ces empreintes «gardées quarante ans», peuvent tomber aux mains de «gouvernements totalitaires ultra-répressifs» et cela «peut être dangereux».
A Lille, Xavier Moriceau relaie l'information auprès du collectif de soutien aux étudiants des manifestations anti-CPE. Il prévoit des «campagnes d'affichage dans les universités, des tracts. Et une conférence-débat en janvier sur le fichage génétique». Prochain temps fort de la mobilisation, le procès en appel de Benjamin à Nîmes. En prévision, celui-ci organise plusieurs réunions d'information ce mois-ci : au Vigan, à Montpellier, à Lyon.
Plusieurs organisations le soutiennent : faucheurs volontaires, Ligue des droits de l'homme, la Confédération nationale du travail (CNT), la CGT, les Verts et le Syndicat de la magistrature. Ce dernier dénonce la «montée en puissance» du fichage et le «prélèvement très systématique au stade de la garde à vue». L'avocat de Benjamin, Me Gandini, a, d'ores et déjà, fait savoir qu'en cas de condamnation, son client se pourvoirait en cassation. Et si besoin, devant la Cour européenne des droits de l'homme.
(1) http://refusadn.free.fr
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13 novembre 2006 | lien
Belar je suppose que ta question serait plus adaptée ici, mais bon, pour te répondre j'ai toujours une vieille carte d'identité en carton, alors, pas de bidule sécuritaire dessus, ni puce ni empreinte ni ADN...
Voir son profilDoud
14 novembre 2006 | lien
Les gens mélangent allègrement deux choses :

le fichage (empreinte, ADN, visage numérisé, iris, données personnelles) à priori dans l'ensemble de la population ou dans des populations dite "à risque" (ex le fichage secret des travailleurs saisonniers dans les Alpes fait par la gendarmerie et dont le Canard enchainé à parlé deux fois) ou des personnes suspectes, mais de rien de précis (ex la nana avec sa pipe à eau dans l'exemple donné par Kris).
La prise de données personnelles (empreinte, ADN) à postériori d'un délit (dans lequel il y a des traces ADN ou empreintes) et chez le petit nombre de suspects particuliers dans ce délit particulier.
Au nom du 2ème cas, les braves gens sont prêts à accepter le 1er cas.
A nous de savoir montrer que ce n'est pas la même chose (moi c'est bien le premier cas qui me pose problème). S'il y a une présomption particulière, lié à un délit particulier et déjà réalisé, envers une ou quelques personne(s) particulière(s) pourquoi pas (c'est juste un nouveau mode d'administration de la preuve), à ce moment là oui peut être faut il sanctionner le refus de prélèvement, mais uniquement dans ce cas.

Dans le premier cas l'argument habituel c'est : "ben quoi, si t'as rien à te repprocher qu'ess ça peut faire?"

Répondez alors : "Ben ouais mec, tu crois pas si bien dire, j'ai rien à me repprocher, alors pourquoi on me fiche?"
Voir son profilKristo
14 novembre 2006 | lien
Le problème aussi, c'est qu'avant la loi LSI ils ne prenaient les données personnelles que pour des crimes graves (terrorisme, viol etc) alors que maintenant, même les dégradations légères sont concernées, antipubs ou faucheurs d'OGM, qui plus est n'agissant que par conviction politique ou militante.
Voir son profilDoud
14 novembre 2006 | lien
Oui j'ai d'ailleurs écrit un peu vite "délit" alors que je pensais surtout à "crime". Est ce que des délits insignifiant comme sauter le tourniquet justifieraient un recueil d'empreinte ou de trace ADN sur la machine?

Ce qui est sûr aussi c'est que si la preuve existe déjà par ailleurs comme pour les faucheurs, rien ne justifie un prélèvement qui ne sert pas à leur imputer les faits mais bien plutôt à les humilier, à dégrader leur image (comme la fouille au corps, les menottes, dans les cas de militants, c'est évident que c'est fait pour les faire chier).
Voir son profilYannouWeb
15 novembre 2006 | lien
Kris a écrit:
Le problème aussi, c'est qu'avant la loi LSI ils ne prenaient les données personnelles que pour des crimes graves (terrorisme, viol etc) alors que maintenant, même les dégradations légères sont concernées, antipubs ou faucheurs d'OGM, qui plus est n'agissant que par conviction politique ou militante.
Ou, dans le cas de la pipe à eau, prendre les empreintes sans même qu'il n'y ait indice probant de délit.
Voir son profilKristo
18 décembre 2006 | lien
Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient

SÉCURITÉ LE FICHAGE GÉNÉTIQUE CONTESTÉ

LE MONDE 18.12.06

En quarante-huit heures, mercredi 13 et jeudi 14 décembre, trois procès concernant des refus de fournir des empreintes génétiques ont eu lieu. Ainsi, mercredi, le procureur général de la cour d'appel de Grenoble a requis trois mois de prison ferme contre Alain Meunier, 48 ans, militant associatif qui refusait de se soumettre à un prélèvement d'ADN après avoir été dénoncé pour avoir fait pousser du cannabis dans son jardin. M. Meunier avait été condamné à 1 000 euros d'amende en première instance.

Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Même les participants des manifestations anti-CPE, au mois de mars et d'avril, condamnés pour rébellion ou outrage sont concernés.

Depuis l'entrée en vigueur de ces dispositions, le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) explose. De 2003 à 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d'élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s'opposent aux prélèvements dénoncent l'instauration d'un "répertoire de masse".

"Cela revient à considérer une catégorie de population comme présumée coupable", dénonce Benjamin Deceuninck, fondateur du collectif Refus ADN. Condamné à un mois de prison avec sursis en 2005 pour le fauchage d'un champ de betteraves transgéniques, il refuse depuis obstinément de se soumettre au prélèvement. Avec son collectif, il multiplie les tracts, les comités de soutien et les conférences sur ce qu'il considère comme l'essor de la société de "Big Brother".

Depuis que M. Deceuninck a créé son association au mois de juin, il a recensé environ 150 personnes ayant refusé le prélèvement d'ADN. C'est peu en comparaison des 500 000 gardes à vue comptabilisées en 2005.

"L'immense majorité des gens accepte le prélèvement sans broncher. Les refus sont cantonnés à une certaine élite intellectuelle", note François Sottet, magistrat au parquet de Paris. Mais ces cas de refus embarrassent le ministère public. "C'est l'éternel débat entre la défense des libertés individuelles et l'efficacité judiciaire", considère M. Sottet. "Et il y a effectivement un malaise", ajoute-t-il.

"DÉLIT CONTINU"

Le malaise est d'autant plus grand que ceux qui refusent le prélèvement, même une fois condamnés, se retrouvent de facto susceptibles d'être à nouveau convoqués. Ils sont alors en situation de "délit continu" avec des peines pouvant s'alourdir indéfiniment.

"Il y a une loi, il faut l'appliquer, persiste le commissaire Philippe Mallet, chef du service central de la police technique et scientifique. Ce n'est pas un fichier pour répertorier les antécédents mais pour l'identification", martèle-t-il. Selon lui : "Il n'y a pas de petite affaire."
Elise Vincent

Source ici pendant quelques temps
Voir son profilStephane_D
19 décembre 2006 | lien
Kris a écrit:
"Il y a une loi, il faut l'appliquer, persiste le commissaire Philippe Mallet, chef du service central de la police technique et scientifique. Ce n'est pas un fichier pour répertorier les antécédents mais pour l'identification", martèle-t-il. Selon lui : "Il n'y a pas de petite affaire."


Je me permets de m'exprimer sur cette question, car en tant que président d'une organisation de pollueurs visuels, je suis très attaché à ce que les auteurs de barbouillages d'affiches fassent l'objet d'un fichage (même si je regrette qu'il ne soit pas assorti d'une obligation de soins).

Je partage tout à fait l'avis de ce policier, pour une raison très simple : à partir du moment où une affaire a fait l'objet d'un jugement, c'est qu'elle le méritait.

Le choix des affaires qui ne sont pas "petites" se fait plus en amont, à l'initiative des procureurs de la République par exemple.

Un ami, procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand, m'a expliqué comment il s'effectuait. La décence m'interdit de répéter ici ses propos, mais je peux les illustrer par un exemple : les procès verbaux établis par centaines (oui, par centaines) par la DDE du Puy-de-Dôme concernant les très nombreux délits commis par des adhérents sont jetés à la poubelle en l'état et ne donnent donc jamais lieu à la moindre poursuite ; il n'est jamais répondu à aucun courrier des extrêmistes écolos concernant des plaintes contre l'un ou l'autre de mes adhérents, ces courriers finissant eux aussi à la poubelle ; en revanche, les quelques voyous qui s'amusent à barbouiller une ou deux affiches sont immédiatement convoqués au tribunal pour une mesure de rappel à la loi.

Cela me semble démontrer le bon fonctionnement d'une justice particulièrement attachée à l'équité. Je précise en outre que le tribunal de grande instance est équipé d'installations de recyclage modernes qui garantissent un traitement aussi écologique que possible des affaires. 100 procès verbaux, une fois recyclés, peuvent donner une affiche de 12 m².
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2 février 2007 | lien
Des prélèvements ADN effectués pour retrouver les voleurs du scooter d'un fils de Nicolas Sarkozy

PARIS (AP) 30 janvier 2007 - Une recherche d'ADN a été effectuée par la police pour identifier l'un des voleurs du scooter utilisé par les fils de Nicolas Sarkozy, a-t-on appris mardi de source policière. Le candidat UDF à la présidentielle François Bayrou a dénoncé la pratique du "deux poids deux mesures", déplorant l'utilisation d'importants moyens pour retrouver les auteurs de cette infraction.

"La campagne électorale ne doit pas prêter à des attaques aussi stupides et aussi basses", a riposté le candidat UMP en déplacement à Londres. "Les policiers font leur travail. Je vous demande de laisser mes enfants en dehors de tout cela".

Les prélèvements ADN, fort coûteux et plutôt inhabituels en matière de vols de deux roues, sont venus parachever une enquête plus classique qui avait déjà permis d'interpeller les 23 et 24 janvier trois suspects, âgés de 17 et 18 ans, originaires de Seine-Saint-Denis et déjà connus pour des délits mineurs.

Deux d'entre eux ont été mis en examen pour "vols en réunion" à Bobigny (Seine-Saint-Denis), alors que le troisième devrait recevoir une convocation devant le tribunal correctionnel, précise-t-on de source judiciaire.

L'affaire a démarré avec la plainte déposée le 7 janvier par la première épouse du ministre de l'Intérieur dont le scooter, utilisé par l'un de ses fils, avait été volé à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Dix jours plus tard, l'engin est signalé par un policier qui le repère par hasard dans une résidence de Bobigny. Vu la personnalité de la victime, la Sûreté départementale est saisie et un relevé d'empreintes digitales est effectué. Mieux, des prélèvements ADN sont réalisés dans le casque trouvé dans le coffre du deux roues.

L'enquête de voisinage permet aux policiers de cibler deux suspects âgés de 17 ans domiciliés dans le quartier. Interrogés, ces derniers nient. Mais les comparaisons d'empreintes digitales sont positives pour l'un d'eux. Finalement, les enquêteurs apprennent que l'un des voleurs a été interpellé à Neuilly-sur-Seine dans la nuit du 7 janvier avec trois autres personnes.

Ce soir-là, un groupe de jeunes a commis des dégradations volontaires dans une station de métro de la ville dont Nicolas Sarkozy fut longtemps le maire. Les enquêteurs de la Sûreté départementale découvrent que deux autres jeunes ont échappé ce soir-là aux policiers. L'un d'eux, âgé de 18 ans, est rentré chez lui à Montreuil avec un scooter volé dans une rue de Neuilly-sur-Seine. Ce dernier est interpellé le 24 janvier et nie les faits. Mais quelques jours après, la comparaison de son ADN avec celui prélevé dans le casque est positive. "Vu la qualité du plaignant, les moyens mis en oeuvre sortent de l'ordinaire", reconnaît un enquêteur.

"Comme on utilise maintenant des méthodes un peu plus modernes qu'auparavant, on a procédé à des tests ADN sur le scooter, et ces tests ADN ont été comparés aux tests ADN de ces deux personnes, et ça a permis de les confondre en tant que voleurs", a expliqué Patrick Hamon, porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Il a assuré que les tests ADN étaient aujourd'hui beaucoup plus utilisés qu'avant dans ce genre d'affaires, puisqu'on était passé, selon lui, de 2.000 en 2003 à 30.000 en 2006. "Aujourd'hui, les empreintes ADN sont presque aussi courantes que les empreintes digitales il y a 50 ans", a-t-il affirmé, avant d'ajouter: "On sent bien qu'il y a la volonté de développer une polémique à partir d'un fait complètement banal".

Le candidat UDF à la présidentielle François Bayrou a dénoncé pour sa part "les deux poids deux mesures" dans cette affaire, révélée alors que les adversaires de Nicolas Sarkozy dénoncent son "mélange des genres" entre sa fonction de ministre de l'Intérieur et sa situation de candidat à l'élection présidentielle.

"Nous vivons dans la France des deux poids deux mesures: c'est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cours, en tout cas l'attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même", a-t-il déploré sur RTL.

"Je pense qu'il y a tous les jours, en France, des événements de cet ordre qui ne donnent pas lieu à des déploiements policiers de cette ampleur", a noté François Bayrou. "Quelle que soit la dimension de l'événement, moi je veux qu'elle appartienne au passé".

Le président de l'UDF a affirmé que "toute (s)a proposition était d'en sortir". "Elu président, je ferai que les règles s'imposent et qu'il y ait un président de la République qui soit capable de faire respecter l'égalité de tous devant les principes républicains".
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6 avril 2007 | lien
ADN : Ouvrez la bouche, vous êtes fichés

vendredi 6 avril 2007, par Laurent Burlet

Au départ, il ne s’agissait que de ficher les délinquants sexuels. A l’arrivée, l’auteur du plus petit larcin peut avoir sa fiche ADN. Résultat : on vous suit “à la trace”. La moindre goutte de sperme ou de salive, le cheveu le plus fin ou le morceau d’ongle le plus ridicule contient de l’ADN. Vu que cette molécule supporte les informations génétiques de chaque individu, il suffit de faire le rapprochement entre une trace laissée sur le lieu du crime et le profil génétique d’une personne pour confondre un suspect. Encore faut-il avoir enregistré au préalable l’ADN de suffisamment de monde.

C’est aux forces de l’ordre qu’il revient d’effectuer ce “prélèvement biologique”. Grâce à un petit batônnet introduit dans la bouche, ils prélèvent une trace d’ADN qu’ils envoient au Laboratoire de la police scientifique française, implantée à Ecully. Les policiers scientifiques réalisent alors le génotypage de l’individu avant de le transmettre au bureau d’à côté, au Service central d’identité judiciaire (SCIJ) pour qu’il conserve, quarante ans durant, l’empreinte génétique. Depuis juin 2006, le Laboratoire d’Ecully est en pleine capacité et traite jusqu’à 125 000 traces par an. En six ans de fonctionnement, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) comporte déjà 365 000 individus dans sa base de données.

L’objectif est d’atteindre plusieurs millions de fiches. Une croissance exponentielle permise par les lois de sécurité quotidienne du gouvernement Jospin (2001) et dernièrement par Perben II (2004) qui autorisent désormais un prélèvement biologique sur quasiment toutes les personnes condamnées ou mises en cause pour un crime et un délit.

C’est ainsi qu’une Lyonnaise de 28 ans, Valérie*, a dû subir ce prélèvement, un an après avoir été condamnée à 400 euros d’amende pour le vol d’une robe au Printemps. Cette peine dérisoire la fait donc entrer dans le fichier sensé combattre les violeurs, criminels et autres dangereux gangsters. Philippe Mallet, le responsable du FNAEG, défend l’élargissement de cette base de données informatiques : “il faut se donner les moyens de lutter contre la délinquance. Plus on a d’individus fichés dans la base, plus on a de chance de résoudre des affaires”. Il prend pour exemple le meutre et le viol d’une fille à Montpellier, resté sans solution il y a vingt ans. “Suite à une banale bagarre, la police a pratiqué des prélèvement ADN sur plusieurs individus. Un de ces profils génétiques a pu être rapproché d’une trace ADN prélevée vingt ans plus tôt sur les lieux du crime”.

Une société à la Big Brother ? Faut-il alors ficher l’ensemble de la population pour augmenter le taux de résolution des enquêtes de police ? Récemment, Christian Estrosi, ministre délégué à l’Aménagement du territoire et surtout représentant de Nicolas Sarkozy pour la coopération policière au sein de l’Union européenne, a déclaré que “les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès leur naissance” (Le Monde du 16 janvier 2007).

Alors que les possibilités de fichage ont été élargies sans un véritable débat public, c’est un vrai choix de société qui se pose : la lutte contre l’insécurité doit-elle prendre le pas sur les libertés individuelles ? “Ce fichage est totalement disproportionné, dénonce le Syndicat de la magistrature. La volonté de répertorier le plus grand nombre de personnes est déjà une grave atteinte aux libertés et à l’intégrité des personnes. Que se passerait-il sous une société totalitaire ?” Au contraire, Alex Türc, président de la CNIL**, se voudrait rassurant : “ce fichier soulève des interrogations car il touche à la génétique. Mais il faut préciser que ce sont des empreintes non codantes (qui ne permettent pas le clonage) qui sont conservées. Par ailleurs je peux vous assurer qu’aucune personne ne nous a saisis pour se plaindre d’être dans cette base informatique”.

Mais il ajoute que la CNIL n’a pas les moyens d’assurer le contrôle d’un tel fichier... Depuis un an, les actes de résistance se multiplient : des faucheurs d’OGM, des militants anti-CPE ou d’autres activistes ont refusé de se faire prélever leur ADN***. Selon la loi, ils risquaient un an de prison ferme. Jusque là, les juges ont été relativement cléments, en ne condamnant qu’à 500 euros d’amende. Dernier refus en date, celui de Camille arrêtée dans le Beaujolais. La Gendarmerie la soupçonnait d’avoir fumé du cannabis et voulait la ficher. Elle ne s’est pas soumise à ce prélèvement biologique. Dans sa déposition, elle a expliqué qu’elle ne veut “pas cautionner une société qui ressemble à celle que décrit George Orwell dans 1984”. Son procès aura lieu le 21 mars à Mâcon.

*Le prénom a été changé **Commission nationale de l’informatique et des libertés, en charge du contrôle des fichiers. **Ils s’organisent autour d’un site http://refusadn.free.fr

Le procès de Camille : les dérives d’un fichier

Le 21 mars sera jugé Camille qui a refusé de se soumettre à un prélèvement biologique. La scène s’est déroulée dans le Beaujolais, au début du mois de septembre 2006. Lors d’un banal contrôle routier, les gendarmes découvrent dans la voiture de l’ami de Camille, une pipe à eau. Rien ne se passe le soir-même. On lui demande seulement de se présenter à la gendarmerie. Le lendemain, on lui précise qu’on la soupçonne d’avoir usé de stupéfiant et que, du coup, on va procéder au prélèvement de son ADN. Elle refuse.

Poursuivie par le parquet, elle devra répondre de ce refus. Son avocat, le Lyonnais Jacques Debray explique : “pour moi, cette affaire montre la dérive d’un fichier. Les gendarmes n’ont même pas pris soin de vérifier si le délit qu’on lui reproche est dans la liste qui ouvre une possibilité de fichage. Or la simple consommation n’est pas un délit qui le permet !” Et de conclure, “on est en train de constituer un fichier de population alors qu’on n’a pas de garantie suffisante sur son utilisation”. Camille encourt 15 000 euros d’amende et 1 an de prison ferme.

Camille été relaxé, une décision qui fera jurispridence ?

Source : Refus ADN

http://infos.samizdat.net/article459.html
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23 janvier 2008 | lien
(Texte de François Vaillant, du Collectif des déboulonneurs de Rouen)

Citation:

Les barbouilleurs sont-ils des criminels ?



J’ai reçu le 16 janvier 2008 une convocation de la police de Rouen me donnant un rende-vous pour me faire prélever mon ADN le 23 janvier. Après avoir consulté l’avocat François Roux, j’ai pris la décision de désobéir à la loi, en répondant que je ne me rendrai pas à cette convocation, ce qui fait maintenant que je suis bon pour un autre procès au pénal, risquant 1 an de prison et 15.000 € l'amende.
Ma première question est celle-ci : connaissez-vous un barbouilleur déjà condamné au pénal ayant déjà fait l’objet d’une telle convocation ? Après avoir été condamné, pour barbouillage, le 12 juin à Rouen, à payer 1 € , ma désobéissance civile continue donc dans un autre domaine, celui du fichier génétique développé par M. Sarkozy alors qu’il était Ministre de la justice.


La convocation reçue à mon domicile, par courrier ordinaire, me convoque pour « un prélèvement de matériel génétique sur une personne définitivement condamnée…. Conformément aux dispositions du code de procédure pénale, toute personne convoquée est tenue de comparaître. En cas de refus, vous êtes informé de la peine encourue : Article 706-56 du Code pénal, 1 an d’emprisonnement et 15.000 € d’amende ».

Pour comprendre la situation, il faut comprendre que j’ai déjà été condamné au pénal pour cause de barbouillage. Mon refus est donc complètement différent de celui que des citoyens peuvent manifester quand ils sont arrêtés puis auditionnés au commissariat. Dans ces cas-ci, même si le policier est ‘menaçant’, il y a très rarement une suite au pénal. C’est classé sans suite. Ma situation est complètement différente, et donc peut arriver à tout barbouilleur déjà condamné au pénal.

Je ne cache pas que je fus d’abord surpris. Restant calme et serein, je suis allé voir sur la Toile, en tapant : code pénal article 706-56. Chacun peut y lire la loi (du grand Perben). On y apprend que le prélèvement de l’empreinte génétique, donc de l’ADN (par prélèvement de la salive) peut être décidé à l’encontre des criminels, violeurs, et toutes personnes ayant commis des actes de torture ou aussi des dégradations. La loi ne précise pas ici le caractère de la dégradation. Je fus condamné pour « une dégradation légère », ce qui n’est pas à confondre avec l’incendie d’une voiture ou d’un entrepôt.

J’ai ensuite contacté maître François Roux. Grande a été sa surprise en prenant connaissance de la convocation. Quelques très rares Faucheurs ont déjà reçu ce genre de convocation. Je vous invite à savourer la sémantique de la convocation: « pour un prélèvement de matériel génétique », ce qui veut dire en réalité l’empreinte génétique ADN ( ‘le codebarres de toute personne’).

J’ai donc décidé de désobéir à nouveau à la loi. Que va-t-il se passer ? Personne n’en sait rien. Soit un procès au pénal soit une affaire classée sans suite. Je ne pronostique rien. Soit cette convocation est destinée à calmer mes ardeurs de déboulonneur de pub au sein du Collectif de Rouen, à me faire peur, soit elle m’a été envoyée par erreur, car je ne suis pas un criminel. Le plus plausible est qu’elle vient dans le cadre de la politique sécuritaire du président de la République, car, comme chacun le sait, la police a mission de faire du chiffre. C’est donc à nouveau le Parquet de Rouen qui va décider ou non de me poursuivre à nouveau au pénal. Les barbouilleurs sont-ils des criminels, des gens dangereux ? Voici la question de fond posée, et avouez qu’elle est palpitante. Maître Roux n’exclut rien, à savoir que ma nouvelle désobéissance civile non-violente se solde par un séjour en prison.
Ce serait un grand honneur pour moi, trop grand certainement, vu que je pense avec H.D. Thoreau que « la place d’un homme juste est la prison ». Quand je me questionne, je me dis que mon actuelle sérénité viens probablement du fait que je suis dans un réseau de solidarité certaine, notamment avec les Déboulonneurs de Rouen et d’Évreux, mais aussi avec le Mouvement pour une Alternative Non-violente et la revue Alternatives Non-violentes dont je suis le rédacteur en chef. Tout ceci compte beaucoup.

En allant sur la Toile, on y trouve le collectif qui lutte contre le fichier ADN : « Fichier ADN », et bien d’autres documents intéressants à lire. J’avoue que l’histoire du fichier ADN n’a jamais polarisé mon combat non-violent. J’ai bien dû signer deux ou trois pétitions quand le grand Perben a fait passer sa loi instaurant ce fichier ADN, mais c’est tout, préférant m’impliquer avant tout dans le combat non-violent du Collectif des déboulonneurs contre l’invasion publicitaire, voulant un changement de la loi en faveur du 50x70 cm (format maximal que nous réclamons pour les affiches).

J’ai contacté un copain journaliste du quotidien /Paris-Normandie/. Il doit faire paraître un petit article en début de semaine, évoquant la convocation que j’ai reçue et mon refus de m’y rendre. Cette première médiatisation va enchanter la Police et le Parquet !
Chacun sait que la presse joue un rôle capital dans l’action non-violente.

Il me semble nécessaire de prévenir maintenant tout candidat au barbouillage, lui précisant qu’il risque un procès au pénal pour dégradation légère mais aussi un autre procès au pénal s’il est condamné au premier et qu’il refuse un prélèvement de son ADN. C’est ce que l’on appelle la double peine. Un simple barbouillage peut donc aller plus loin que nous ne le pensions jusqu’à maintenant, et doit nous faire comprendre que de plus en plus de déboulonneurs ont le droit d’hésiter et de refuser de barbouiller, de crainte d’une puis deux inscriptions sur leur casier judiciaire, que de nombreux employeurs peuvent consulter avant une embauche.
Ce qui m’arrive ne m’inquiète pas trop vu que j’ai dépassé les 55
ans, mais peut nous inviter à un supplément de réflexion, comme on le mène à Rouen au sujet du mode d’action des déboulonneurs de pub, puisque, comme vous le savez ou pas, nous pensons que le Collectif des déboulonneurs devrait préconiser le barbouillage et/ou le recouvrement (par bâche ou film plastique transparent).


Si vous désirez me joindre par téléphone : [contactez BAP pour le numéro].

Restons ensemble mobilisés de manière non-violente, chacun selon ses possibilités, contre l’invasion publicitaire et pour le 50x70 cm, c’est d’abord cela qui compte.
Merci de faire circuler ce courriel dans vos réseaux si vous le désirez.

Sincère amitié.
François Vaillant
Voir son profilSquad
23 janvier 2008 | lien
Citation:
C’est ce que l’on appelle la double peine.

Non. Deux peines pour deux délits différents.

Il faut éviter ce genre de grandes phrases inexactes, ça fait peu sérieux.

Citation:
de crainte d’une puis deux inscriptions sur leur casier judiciaire, que de nombreux employeurs peuvent consulter avant une embauche.

L'employeur peut demander un extrait à présenter par le candidat, extrait qui porte sur le volet du casier relatif aux crimes (viols, homicides,...). Aucunement l'employeur ne peut consulter un extrait de CJ relatif aux délits.

Quant au fond : Je trouve le fichage pour une dégradation légère, surtout dans ces circonstances, très peu proportionnée.

Idéologiquement, la pilule ne passe pas.

Mais je relativise en me disant que concrètement, on risque à l'heure actuelle nettement plus d'être confondu en cas de récidive à cause de ses empreintes de paluches (elles prises systématiquement lors des GAV) que par son ADN, à moins de tuer ou de violer quelqu'un : L'Identité Judiciaire (IJ - ce qu'on appelle parfois abusivement la police technique et scientifique) n'a pas les moyens de relever un ADN à chaque lieu de commission de délit (tag, dégradation légère,...).

Alors à moins de vouloir voler le scooter du fils de Sarko ou de violer des petites filles, le fichage de l'ADN ne changera à l'heure actuelle -outre sa symbolique- pas grand chose pour les intéressés militants.
Voir son profilKristo
24 janvier 2008 | lien
Squad a écrit:
Mais je relativise en me disant que concrètement, on risque à l'heure actuelle nettement plus d'être confondu en cas de récidive à cause de ses empreintes de paluches (elles prises systématiquement lors des GAV) que par son ADN, à moins de tuer ou de violer quelqu'un : L'Identité Judiciaire (IJ - ce qu'on appelle parfois abusivement la police technique et scientifique) n'a pas les moyens de relever un ADN à chaque lieu de commission de délit (tag, dégradation légère,...).

Alors à moins de vouloir voler le scooter du fils de Sarko ou de violer des petites filles, le fichage de l'ADN ne changera à l'heure actuelle -outre sa symbolique- pas grand chose pour les intéressés militants.

Oui, sauf si :
- son ADN est confondu avec celui d'une personne ayant commis un crime (espérons que c'est peu probable);
ou si (dans le futur)
- le régime politique change, et qu'un régime plus autoritaire est tenté d'utiliser l'ADN des opposants pour mieux les traquer;
ou si
- un jour relativement proche, les coûts de traitement d'un ADN sont plus abordables et sont généralisés.
Voir son profilLaurent
24 janvier 2008 | lien
Squad a écrit:
Citation:
C’est ce que l’on appelle la double peine.

Non. Deux peines pour deux délits différents.

Il faut éviter ce genre de grandes phrases inexactes, ça fait peu sérieux.

Ici l'inexactitude n'est qu'une affaire de technicien. Du point de vue de la personne concernée, il s'agit bien d'une double peine.
Voir son profilSquad
25 janvier 2008 | lien
Pourtant elle devrait savoir qu'elle n'est pas condamnée pour les mêmes faits. Et puis, à moins de vouloir choquer, il aurait été aisé d'employer une formule portant moins à confusion. Là j'ai l'impression qu'on racole en jouant sur les grands mots, faisant des parallèles avec des situations incomparables.

Citation:
- le régime politique change, et qu'un régime plus autoritaire est tenté d'utiliser l'ADN des opposants pour mieux les traquer

Pour les traquer pour quoi foutre ? Entre les paluches, l'abonnement navigo, la vidéosurveillance et la localisation des portables, tu crois vraiment que l'ADN puisse servir un tel dessein ?

Puis honnêtement, la démocratie est un système tellement bien organisé qu'il n'y a plus besoin de censurer activement. La surabondance en information est bien plus efficace que toute forme "classique" de la censure. La preuve en pratique : On préfère parler de Nicolas et de Carla que d'autre chose. A côté de ça, l'opposition peut toujours gueuler à tue-tête, on ne se donnera même pas la peine de la bâillonner puisque de toute façon on n'en entendra rien de ce qu'ils disent.

Et ce serait au contraire en imposant un prélèvement ADN que l'opinion publique entendrait de nouveau parler des militants. Le mot ADN fait peur, comme le mot transgénique, et ça se vend bien. Donc stratégiquement, il vaut mieux foutre la paix aux Che en herbe et tout ira bien dans le meilleur des mondes possibles...

Citation:
ou si
- un jour relativement proche, les coûts de traitement d'un ADN sont plus abordables et sont généralisés.

L'ADN sur un lieu de délit ne prouve rien sinon que la personne y était, avant, après ou pendant la commission dudit délit.

Ajoute à cela que même ce qui n'est pas cher n'est pas systématisé en France : Ca fait cinq ans qu'on me rabâche qu'un jour on aura droit aux test salivaires pour la conduite sous emprise de stups (THC) parallèlement à l'ethylotest sur les contrôles routiers. En Allemagne, c'est une procédure courante. En région parisienne, j'ai eu vent d'une seule opération coup de poing (NdR : pavanement médiatique).

On ne relève même pas systématiquement les empreintes de paluches qu'on pourrait trouver sur les scènes de délit... Alors l'ADN... A moins qu'on réforme en profondeur la police française et l'attribution de moyens, chose qui ne se fera pas en moins de vingt ans, si jamais ça se fait,...
Voir son profilKristo
26 janvier 2008 | lien
Squad a écrit:
Pourtant elle devrait savoir qu'elle n'est pas condamnée pour les mêmes faits. Et puis, à moins de vouloir choquer, il aurait été aisé d'employer une formule portant moins à confusion. Là j'ai l'impression qu'on racole en jouant sur les grands mots, faisant des parallèles avec des situations incomparables.

Je comprends ta remarque mais je trouve que les situations se ressemblent. Dans les 2 cas, on a une peine, et une deuxième ensuite qu'on n'aurait pas eu si on n'était pas passé par la première.

Squad a écrit:
Citation:
- le régime politique change, et qu'un régime plus autoritaire est tenté d'utiliser l'ADN des opposants pour mieux les traquer

Pour les traquer pour quoi foutre ?

Je ne sais pas pour quoi foutre, mais je fais confiance aux régimes autoritaires pour trouver.
Par exemple, utiliser notre ADN pour déterminer avec plus ou moins de précision de quelle population génétique nous sommes proches (et donc notre provenance géographique ou celle de nos ancêtres), ou bien déterminer si nous sommes susceptibles d'avoir telle ou telle maladie, addiction ou risque comportemental...
Les entreprises pourraient etre tentées de sélectionner leurs employés d'après leur ADN (voir le film Bienvenue à Gattaca)
Imagine ce qu'aurait pu faire le régime nazi s'il avait eu les moyens techniques de fichage et de traitement des informations d'aujourd'hui (même s'il aurait eu franchement du mal à trouver le gêne d'une religion, d'une population, d'un comportement sexuel ou d'une opinion politique)

Squad a écrit:
Entre les paluches, l'abonnement navigo, la vidéosurveillance et la localisation des portables, tu crois vraiment que l'ADN puisse servir un tel dessein ?

Puis honnêtement, la démocratie est un système tellement bien organisé qu'il n'y a plus besoin de censurer activement. La surabondance en information est bien plus efficace que toute forme "classique" de la censure. La preuve en pratique : On préfère parler de Nicolas et de Carla que d'autre chose. A côté de ça, l'opposition peut toujours gueuler à tue-tête, on ne se donnera même pas la peine de la bâillonner puisque de toute façon on n'en entendra rien de ce qu'ils disent.

Et ce serait au contraire en imposant un prélèvement ADN que l'opinion publique entendrait de nouveau parler des militants. Le mot ADN fait peur, comme le mot transgénique, et ça se vend bien. Donc stratégiquement, il vaut mieux foutre la paix aux Che en herbe et tout ira bien dans le meilleur des mondes possibles...

Et pourtant ils généralisent les obligations de prélèvements ADN pour de simples délits, pour des militants.
Il y a de plus en plus de proces.

Squad a écrit:
Citation:
ou si
- un jour relativement proche, les coûts de traitement d'un ADN sont plus abordables et sont généralisés.

L'ADN sur un lieu de délit ne prouve rien sinon que la personne y était, avant, après ou pendant la commission dudit délit.

Ajoute à cela que même ce qui n'est pas cher n'est pas systématisé en France : Ca fait cinq ans qu'on me rabâche qu'un jour on aura droit aux test salivaires pour la conduite sous emprise de stups (THC) parallèlement à l'ethylotest sur les contrôles routiers. En Allemagne, c'est une procédure courante. En région parisienne, j'ai eu vent d'une seule opération coup de poing (NdR : pavanement médiatique).

On ne relève même pas systématiquement les empreintes de paluches qu'on pourrait trouver sur les scènes de délit... Alors l'ADN... A moins qu'on réforme en profondeur la police française et l'attribution de moyens, chose qui ne se fera pas en moins de vingt ans, si jamais ça se fait,...

Ils font les choses progressivement, profitent de certains événements (11 septembre...) pour faire passer des lois liberticides et déployer la technologie... cf lois Perben-Sarkozy, et déploiement des caméras de surveillance dont on parle dans un autre fil par exemple. Sais-tu par exemple que les voitures de police vont de plus en plus disposer d'un appareil permettant de repérer automatiquement les voitures recherchées, en analysant leur n° de plaque, 4 par seconde, de jour comme de nuit.

Avant ils ne s'occupaient meme pas des empreintes, mais maintenant ils ont tout de meme de plus en plus de matériel, police scientifique, informatique... attention à ne pas sous-estimer la société de surveillance, tu as sans doute pu le constater depuis ta cage l'autre jour.
Voir son profilSquad
26 janvier 2008 | lien
Citation:
Et pourtant ils généralisent les obligations de prélèvements ADN pour de simples délits, pour des militants.
Il y a de plus en plus de proces.

Tout opposant politique serait donc un délinquant ?
Non. On fiche les délinquants, peu importe leur opinion politique.

Et pourquoi ficher un militant plutôt qu'un primodélinquant ? Par la simple justification du risque de récidive accru (pour ne pas dire certain) chez le premier.

Citation:
Ils font les choses progressivement

Oui. Par exemple le parc automobile est rénové progressivement. A 120.000 kilomètres dans le meilleur des cas, par exemple.

De même, on a pensé aux gilets pare-balle individuels environ 20 ans après les premières demandes.

Les Manurhins MR73 et F1 n'ont disparu de la circulation au profit du SIG Sauer 2022 que quand il n'y avait plus de pièces détachées pour réparer les anciens flingues.

Faut pas croire que parce qu'on distribue ici et là des tasers qui ne serviront jamais (l'administration a été plutôt claire quant au cadre d'emploi de cette arme, et en résumé, celui qui oserait s'en servir exposerait l'arme à de vagues critiques et par la même occasion, sa carrière à de gros problèmes), la police est super bien lotie.

Faudrait déjà voir un peu l'état de la plupart des commissariats et du parc automobile pour comprendre un peu la situation. Sans parler des heures sup non payées et non récupérables (ça en fait un paquet au bout de dix ans à 70h/semaine)

Citation:
Sais-tu par exemple que les voitures de police vont de plus en plus disposer d'un appareil permettant de repérer automatiquement les voitures recherchées, en analysant leur n° de plaque, 4 par seconde, de jour comme de nuit.

Ce projet existe depuis très longtemps. Par ailleurs, c'est liberticide de traquer des bagnoles volées ?

Puis en étant réaliste : Ce système, même diffusé en milliers d'exemplaires sera tout bon pour ne jamais être utilisé. Le système TESA (les ordinateurs embarqués dont on promet la généralisation dans les véhicules depuis 30 ans) est largement saturé, impossible de faire des requêtes rapides, faisant qu'au final tout passe par radio (saturée elle aussi, à cause du nombre de requêtes envoyées pour consulter les FVV, FNV, FPR, etc.)

Mon pronostic personnel, c'est que ce truc (facturé pour quelques millions d'euros) va finir comme tous les autres gadgets mal conçus dont on a livré une version 1.0 pleine de bugs : Vidéo embarquée, vidéo déportée, portatifs radio acropol G2 avec batterie et antenne défaillante, couverture de réseau pire que les radios analogiques des années '90,...

Citation:
Avant ils ne s'occupaient meme pas des empreintes, mais maintenant ils ont tout de meme de plus en plus de matériel, police scientifique, informatique... attention à ne pas sous-estimer la société de surveillance, tu as sans doute pu le constater depuis ta cage l'autre jour.

Cela fait des décennies que les empreintes et que les photos sont prises pour le fichier canonge.

La police scientifique et informatique est extrêmement mal lotie, les référents de l'identité judiciaire sont de simples policiers désignés volontaires pour passer une habilitation très légère qui s'ajoutera à leur taff quotidien de police, faisant qu'au final, beaucoup de requêtes passeront à la trappe.

Enfin, quand on commet un délit sous les yeux de trois moustachus habillés en bleu, on se fait mettre en cage. De là à en déduire qu'on est dans une société de surveillance, je trouve ça un peu léger.
Voir son profilKristo
27 janvier 2008 | lien
Squad a écrit:
Citation:
Et pourtant ils généralisent les obligations de prélèvements ADN pour de simples délits, pour des militants.
Il y a de plus en plus de proces.

Tout opposant politique serait donc un délinquant ?
Non. On fiche les délinquants, peu importe leur opinion politique.

Oui, ce que je voulais dire, c'est que le fichage ADN se justifie certainement pour les criminels : violeurs, meurtriers ou éventuellement braqueurs de banque ;
mais qu'il n'est pas justifié pour des gens qui commettent de simples délits notamment lorsqu'il s'agit d'actes militants, antipub ou faucheurs d'OGM.

Sinon, si on va par là, on pourrait justifier de ficher également l'ADN des automobilistes qui oublient de mettre des sous dans le parcmètre ou des piétons qui marchent hors des clous. Et ensuite, parce que ca peut toujours servir (pour votre bien M'sieurs dames), ficher l'ADN de tout le monde à la naissance. Cette proposition délirante dans une démocratie a d'ailleurs été faite par un adjoint de Sarkozy alors ministre de l'intérieur, lors d'une réunion internationale, comme relaté dans le Canard il y a quelques temps. Les hommes politiques présents avaient été tellement choqués que le gars en question avait dû faire machine arrière et plaider l'humour pour s'en sortir.

Squad a écrit:
Et pourquoi ficher un militant plutôt qu'un primodélinquant ? Par la simple justification du risque de récidive accru (pour ne pas dire certain) chez le premier.

Oui et les militants antipub, en cherchant à faire évoluer positivement la société, se retrouvent fichés avec les délinquants sexuels comme s'ils risquaient un jour de commettre un crime et que leur ADN devait être comparé à celui retrouvé sur les scènes de meurtre ou de viol.

Mais ce fichage ADN (et autre) est surtout un problème pour le cas où le régime politique évoluerait un jour vers un régime autoritaire de type dictature, on pourrait venir chercher les gens en fonctions de leurs activités militantes non-violentes des années précédentes...

Squad a écrit:
Citation:
Ils font les choses progressivement

Oui. Par exemple le parc automobile est rénové progressivement. A 120.000 kilomètres dans le meilleur des cas, par exemple.

De même, on a pensé aux gilets pare-balle individuels environ 20 ans après les premières demandes.

Les Manurhins MR73 et F1 n'ont disparu de la circulation au profit du SIG Sauer 2022 que quand il n'y avait plus de pièces détachées pour réparer les anciens flingues.

Faut pas croire que parce qu'on distribue ici et là des tasers qui ne serviront jamais (l'administration a été plutôt claire quant au cadre d'emploi de cette arme, et en résumé, celui qui oserait s'en servir exposerait l'arme à de vagues critiques et par la même occasion, sa carrière à de gros problèmes), la police est super bien lotie.


A propos du taser je suggère de voir la video mentionnée ici : http://nucleaireforum.free.fr/forum/viewtopic.php?t=316
où un américain qui a eu le malheur de poser une question dérangeante à John Kerry lors d'un débat (il s'agissait de son appartenance - comme Bush - à la société secrète Skull & bones), se fait tazer sans état d'ames, au milieu de la conférence.

On ne peut pas dire que cette arme ne "servira jamais", la police pourrait l'utiliser, tout comme elle utilise de plus en plus les flash balls, et le ministère de l'intérieur va la doter prochainement de flash ball plus puissants, permettant d'atteindre des personnes plus éloignées.

La question du port d'armes à feu se pose aussi, dans certains pays la plupart des policiers n'ont pas d'armes à feu (ex : les bobbies anglais). Qui dit arme à feu dit risque de bavure, surtout lorsque les policiers armés n'ont droit qu'à de trop rares séances d'entrainement en stand de tir.

Squad a écrit:
Faudrait déjà voir un peu l'état de la plupart des commissariats et du parc automobile pour comprendre un peu la situation. Sans parler des heures sup non payées et non récupérables (ça en fait un paquet au bout de dix ans à 70h/semaine)

Oui, travailler plus pour gagner pareil, c'est assez cocasse de voir les flics manifester dans la rue pour réclamer le paiement de leurs heures... A quand le racket par la police à chaque controle dans la rue, comme dans beaucoup de pays pauvres...

Squad a écrit:
Citation:
Sais-tu par exemple que les voitures de police vont de plus en plus disposer d'un appareil permettant de repérer automatiquement les voitures recherchées, en analysant leur n° de plaque, 4 par seconde, de jour comme de nuit.

Ce projet existe depuis très longtemps.

Oui à l'état de projet, et maintenant il est en train de se généraliser. L'article est lisible ici

Squad a écrit:
Par ailleurs, c'est liberticide de traquer des bagnoles volées ?

Non le problème serait, encore une fois, si ce genre de techniques de surveillance était utilisée pour un controle de la population par un régime autoritaire, ou de facon plus générale pour repérer des individus ne plaisant pas au pouvoir en place.

Squad a écrit:
Puis en étant réaliste : Ce système, même diffusé en milliers d'exemplaires sera tout bon pour ne jamais être utilisé. Le système TESA (les ordinateurs embarqués dont on promet la généralisation dans les véhicules depuis 30 ans) est largement saturé, impossible de faire des requêtes rapides, faisant qu'au final tout passe par radio (saturée elle aussi, à cause du nombre de requêtes envoyées pour consulter les FVV, FNV, FPR, etc.)

Comment fais-tu pour connaitre aussi bien le monde de la police et leur équipement ?

Squad a écrit:
Mon pronostic personnel, c'est que ce truc (facturé pour quelques millions d'euros) va finir comme tous les autres gadgets mal conçus dont on a livré une version 1.0 pleine de bugs : Vidéo embarquée, vidéo déportée, portatifs radio acropol G2 avec batterie et antenne défaillante, couverture de réseau pire que les radios analogiques des années '90,...

Citation:
Avant ils ne s'occupaient meme pas des empreintes, mais maintenant ils ont tout de meme de plus en plus de matériel, police scientifique, informatique... attention à ne pas sous-estimer la société de surveillance, tu as sans doute pu le constater depuis ta cage l'autre jour.

Cela fait des décennies que les empreintes et que les photos sont prises pour le fichier canonge.

Oui c'est ce que je voulais dire : avant quelques décennies (la génération de mes grands parents, disons).

Squad a écrit:
La police scientifique et informatique est extrêmement mal lotie, les référents de l'identité judiciaire sont de simples policiers désignés volontaires pour passer une habilitation très légère qui s'ajoutera à leur taff quotidien de police, faisant qu'au final, beaucoup de requêtes passeront à la trappe.

Enfin, quand on commet un délit sous les yeux de trois moustachus habillés en bleu, on se fait mettre en cage. De là à en déduire qu'on est dans une société de surveillance, je trouve ça un peu léger.

Peut-etre pas une "société policière", mais de plus en plus tout de meme...
Même en revenant d'une dictature en état de couvre-feu après un massacre de l'armée, il y a quelques années, j'avais été choqué de l'omniprésence, dans certains quartier parisiens, de patrouilles armées avec chien et fusils mitrailleurs (vigipirate, qui n'en finit pas).

Je te conseille la lecture passionnante et qui fait réfléchir de :
Stratégies de manipulation
et La guerre sociale est déclarée
et L'axe Bush-Sarkozy

Ah tiens, à part ca aujourd'hui nous sommes plusieurs à avoir été interpellés pour une activité militante par des vigiles dans un magasin, ils ont été très violents pour nous emmener dans leur local, personnellement ils m'ont tiré violemment, puis fait des clés de bras très serrées aux deux bras pendant de longues minutes, et fait saigner un bras (une entaille sur une quinzaine de centimetres).
Je me demande dans quelle mesure des vigiles, défendant leur commerce, ont le droit d'etre violents envers des troubles-fetes non-violents.
Voir son profilSquad
27 janvier 2008 | lien  [X]
Je ne réponds que très brièvement, je reviendrai si besoin est sur les autres points dans les jours qui suivent :

Citation:
Ah tiens, à part ca aujourd'hui nous sommes plusieurs à avoir été interpellés pour une activité militante par des vigiles dans un magasin, ils ont été très violents pour nous emmener dans leur local, personnellement ils m'ont tiré violemment, puis fait des clés de bras très serrées aux deux bras pendant de longues minutes, et fait saigner un bras (une entaille sur une quinzaine de centimetres).
Je me demande dans quelle mesure des vigiles, défendant leur commerce, ont le droit d'etre violents envers des troubles-fetes non-violents.


Il existe un forum de la sécurité privée dont les participants se démarquent de l'agent de sécurité moyen : http://www.sprp.com/forum/index.php

Les sujets sur des interventions merdées font souvent l'objet de pages et de pages de discussions. Pourvu que l'on présente les faits de manière objective (pas le traditionnel "j'ai rien fait du tout / ils m'ont frappé", mais bien "j'ai foutu le bronx, je me suis débattu, ils m'ont interpellé de telle manière"), on peut espérer une discussion constructive.

Un exemple : http://www.sprp.com/forum/index.php?showtopic=7830&hl=

Si tu me fais un compte-rendu là-bas, je me ferai le plaisir de commenter le travail des agents de sécurité, d'autant plus que je suis très pointilleux quand je suis face à des individus mono-neuraux qui ne connaissent ni leur prérogatives ni la réglementation applicable à leur profession.

Citation:
Comment fais-tu pour connaitre aussi bien le monde de la police et leur équipement ?

Ca doit faire six ou sept ans que je me suis rapproché du milieu policier pour le connaître et le comprendre. Au départ c'était en pensant en faire partie un jour. A l'heure actuelle, je continue à le côtoyer, mais plus parce que j'estime que ça peut être utile le jour où on se sera fait remarquer défavorablement. A une exception près, ça a toujours porté ses fruits.

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