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Big brother dans ta poche, bientôt sous ta peau ?
Mille milliards de mouchards
Michel Alberganti LE MONDE | 01.06.06 | 14h05
George Orwell imaginait son Big Brother bardé de caméras. Mais c'est un autre espion, presque invisible, qui s'apprête à envahir notre vie quotidienne. Etape marquante, le 22 mai, la généralisation du passe sans contact Navigo destiné à remplacer les Cartes orange a consacré l'entrée des puces radio dans la poche des Franciliens. Chacun de leurs voyages sera, désormais, répertorié et identifié.
(...)
La technologie est prête. Elle se nomme "identification par radiofréquence" (radio frequency identification ou RFID en anglais) et se présente, le plus souvent, sous la forme d'étiquettes adhésives, les tags, intégrant puce et antenne. L'ensemble peut être incorporé dans pratiquement tous les objets : automobiles, appareils électroniques, vêtements, livres, ameublement, jouets, emballages alimentaires... Même dans le papier à lettre.
(...)
France Télécom estime que, dès aujourd'hui, "13 milliards de machines en Europe ont la possibilité de communiquer entre elles".
(...).
L'article complet :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-778575,0.html
À voir également le site de l'asso "Souriez vous êtes filmés" :
http://souriez.info/article.php3?id_article=113
On parle depuis longtemps de ce système de puce pour remplacer les codes-barre. Mais ses potentialités vont bien au-delà, comme on le voit avec la Carte Orange. On peut donc être suivi partout puisque les bornes communiquent avec toutes les puces RFID qui passent auprès d'elles. On pouvait déjà être suivi par le téléphone portable mais on pouvait toujours choisir de s'en passer ou de l'éteindre. Avec des puces intégrées dans des objets courants, on ne peut pas choisir de les éviter ni de les éteindre.
Dis-moi où tu vas et je te dirai qui tu es.
Cher monsieur,
vous êtes détenteur du numéro de code 1984 ...
Notre société s'étonne que vous n'ayez pas fréquenté notre centre commercial, ni acheté aucun produit du groupe ... ce depuis plus d'un mois aujourd'hui .
Sachez que deux agents - un psychologue et un agent de sécurité - assermentés par l'état vous seront envoyés sous huitaine afin de déterminer les causes de ces manquements, et de rétablir votre assiduité à l'effort général de croissance patriotique .
Si vous ne recevez pas ces personnes, vous vous exposez à une perquisition de votre domicile et ferez l'objet d'une injonction thérapeutique .
Je vous recommande personnellement de devancer ces démarches en prenant contact avec le groupe dans les 48H .J'espère sincèrement que nous pourront résoudre ensemble ces déviances de comportement .
Ayez, cher monsieur, l'assurance de notre attention particulière .
Big Brother chez les bons sauvages ...
>Cyber @ction 176 : Non au projet de télé réalité au coeur des Tribus !
Réagissons vivement en envoyant un courrier à France Télévision !
Il semblerait que le monde des peuples autochtones et des dernières tribus
soit de plus en plus à la mode et aux goûts du jour. La dernière trouvaille
en date des décideurs qui font et défont le monde du PAF (Paysage
Audiovisuel Français) n¹est autre que la commande par France Télévisions
d¹un reality show au coeur des dernières tribus !
Agir tout de suite
France Télévisions vient en effet de charger une société de production
française, filiale du groupe Endemol, de monter pour France 2 9 émissions de
90 minutes chacune destinées au prime time et qui mettront en scène un
casting de 6 à 9 candidats lancés à l¹aventure au coeur des tribus.
Ils auront à vivre pendant huit jours la vie tribale des Hadzabé, celle des
Miao de Chine, des cavaliers mongols, etc., et seront jugés par un
ethnologue référent et par les chefs des villages ! Koh Lanta chez les
tribus ! On imagine déjà nos apprentis explorateurs s¹essayer aux mets les
plus surprenants, se vêtir de turbans ou de caches sexes, se faire tatouer,
ou singer les rites et les traditionsŠ
Le tournage est prévu pour l¹été 2006 et la diffusion à partir de septembre.
Voilà de quoi donner bien des idées à nos ethnotouristes en herbe et
encourager, au final, une clientèle de masse providentielle pour les
professionnels de l¹ethnotourisme. L¹exploitation des derniers peuples
autochtones de la planète atteint ici des sommets affligeants.
ICRA International a décidé de réagir très vite pour tenter de stopper la
production de cette série d¹émissions
Merci de votre participation
Plus d'infos et d'autres cyber pétitions sur le site http://www.cyberacteurs.org/
P.S. Je n'ai pas pu créer de nouveau sujet, alors j'envoie ça ici ...
Le mieux ce serait l'identification par l'oeil, comme dans minority report.
C'est énorme cette scene ou tom cruise est poursuivi, son nom connu de tous comme etant celui d'un futur assassin, et les pubs s'adressent à lui personnellement. Les flics savent alors où le trouver !
Achetez, vous êtes surveillé...
LE MONDE 03.02.07
Imaginez. Vous êtes dans la cabine d'essayage de votre magasin favori. Alors que vous regardez dans le miroir l'effet produit par votre nouveau pantalon, une vidéo en surimpression vous suggère le chemisier ou le pull qui pourrait aller avec. Finalement, vous optez pour le pull. En saisissant le vêtement dans le rayon, un nouvel écran s'active : il vous indique prix, tailles disponibles et conseils d'entretien. Mais vous les regardez d'un œil distrait. Vous savez que le pull est muni d'une puce qui sera automatiquement lue par votre machine à laver. Celle-ci programmera sans votre aide la température et l'essorage adapté.
Cette scène futuriste n'aura pas lieu avant une bonne dizaine d'années. Mais d'ores et déjà, la marque de luxe Prada a testé à New York un miroir intelligent dans une cabine d'essayage. Le fabricant italien d'électroménager Merloni a, lui, dans ses cartons un prototype de lave-linge interactif. Car ce qui peut aujourd'hui passer pour de la science-fiction est à portée de main sur un plan technologique grâce à l'identification par radiofréquence (RFID). Alors que le commerce n'a pas connu d'évolution majeure depuis l'apparition de l'hypermarché dans les années 1960, cette technologie va profondément bouleverser la distribution des vingt prochaines années.
Il s'agit de coller ou d'incorporer dans le packaging des produits une puce électronique dotée d'une antenne. Cette "radio étiquette" permet de stocker des données à distance. Non seulement, le produit devient "intelligent", mais également unique, la puce RFID étant une sorte d'ADN électronique. Les distributeurs utilisent déjà largement ce petit objet électronique pour mieux gérer les rayons, suivre les commandes... Mais l'étape la plus spectaculaire pour le client va consister à faire entrer cette technologie dans le magasin. Aux Etats-Unis, deux chaînes s'apprêtent à tester un chariot intelligent qui oriente le consommateur dans des rayons truffés de balises RFID. Le client n'aura qu'à saisir à l'écran les produits désirés. Le groupe allemand Metro joue déjà les précurseurs dans son hypermarché de Rheinsberg, une petite cité rhénane de 30 000 habitants.
Depuis 2003, une cinquantaine d'innovations sont testées grandeur nature. Grâce aux puces RFID apposées sur chaque article, les salariés du magasin sont instantanément alertés par un détecteur lorsqu'un objet est mal rangé ou qu'un rayon se vide. Les ingénieurs planchent déjà pour qu'à l'avenir ces étagères intelligentes soient reliées à de petits écrans publicitaires qui s'animent, face au consommateur, dès que celui-ci retire un produit du rayon.
Dans l'espace fruits et légumes, une balance intelligente est capable d'identifier instantanément le légume choisi. Après quelques secondes, l'image du produit apparaît sur un écran qu'il faut juste toucher pour obtenir l'étiquette autocollante. Un assistant personnel de shopping (PSA), mini-ordinateur que l'on accroche à son chariot dès l'entrée du magasin, scanne automatiquement les produits et évalue le prix des courses. En fin de parcours, la liste des achats peut être transférée électroniquement à la caisse et le client paye sans ressortir les marchandises du chariot. Plus étonnant encore : le Display Everywhere. Le consommateur qui veut trouver un produit dans un rayon se rend à une borne et entre le nom de l'article désiré. Un projecteur éclaire alors le rayon où il peut le trouver.
Le supermarché teste également des caisses automatiques sans caissière : le client passe lui-même ses produits devant un scanner et règle ses achats. D'ici cinq à dix ans, avec la généralisation des puces, cette manipulation ne sera même plus nécessaire. Le contenu du chariot sera scanné automatiquement en un clin d'oeil. "Actuellement, certains liquides ou matériaux comme le métal ne permettent pas l'utilisation de la RFID en toutes circonstances, mais on peut s'attendre ces prochaines années à de fortes évolutions du packaging des produits", prévoit Guillaume Rio de l'Echangeur, un centre spécialisé dans les pratiques innovantes en matière de distribution. Au Danemark, vient d'être réalisée pendant deux mois une expérience futuriste. Des "consommateurs cobayes" ont accueilli chez eux, dans leur frigo, des aliments tagués de puces RFID. En faisant leurs courses, ils pouvaient "demander", par "SMS" à leur "réfrigérateur ordinateur", l'état des stocks d'un produit, sa date de péremption...
Une autre innovation risque de changer le commerce de demain : le développement des logiciels de reconnaissance. A l'aide de caméras elles-mêmes placées à des endroits stratégiques (vitrine, allées du magasin), ces programmes informatiques permettent de détecter, par exemple, combien de femmes de 25 à 35 ans passent à tel endroit et combien de temps elles y restent. Des informations précieuses pour les commerçants qui adapteront leurs offres, leurs promotions en fonction des flux de clientèle. Plus futuriste, mais encore plus intrusif, ces systèmes qui traquent le regard et permettent de décrypter la façon dont le client scrute tel rayon afin d'adapter en conséquence l'agencement des magasins ou le packaging.
Ces innovations sont vues par les grands magasins comme des outils pour être plus réactifs face à l'inéluctable essor du commerce en ligne. "Internet habitue le consommateur à ne plus attendre, à disposer d'un choix immédiat et d'informations exhaustives, insiste Philippe Lemoine, PDG de Laser, filiale des Galeries Lafayette. S'il ne retrouve pas ces fonctionnalités dans un magasin, cela va devenir vite insupportable. Les nouvelles technologies poussent les lieux de vente physiques à se redéfinir."
Pour autant, cette révolution technologique pose la question du respect de la vie privée. Les fabricants de logiciels promettent la main sur le coeur que, par exemple, les bandes vidéo servant au décryptage du comportement du consommateur seront détruites sur-le-champ. Les puces RFID permettent, elles, de stocker un grand nombre d'informations et peuvent, par définition, être lues à distance. Pour M. Lemoine, "cette puce ne sera acceptée que si le client en retire une utilisation positive. Il faut trouver le bon équilibre entre la volonté des entreprises de connaître leurs clients et le besoin d'anonymat des personnes."
En voulant aller trop vite en besogne, Metro a provoqué une levée de boucliers de la part des associations de consommateurs qui s'inquiétaient de l'utilisation que le distributeur pourrait faire des informations contenues dans les puces. Le groupe allemand a dû s'engager à les désactiver une fois la caisse passée, mais le mal est fait : désormais la RFID est autant vécue comme une menace que comme une opportunité.
Cécile Calla et Stéphane Lauer
Article paru dans l'édition du 04.02.07.
CHRONOLOGIE
CADRE JURIDIQUE
La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) estime que les technologies de radio-identification (RFID) permettent potentiellement le "profilage" des individus et font par conséquent peser un risque particulier. Selon la CNIL, la solution consisterait à neutraliser la puce RFID une fois l'objet acheté.
RECHERCHE
Pour généraliser, d'ici à 2010, l'utilisation des puces RFID sur 50 000 à 100 000 milliards d'objets de la vie quotidienne (un individu est entouré d'environ 2 000 objets), un projet, dénommé "AUTO-ID" et coordonné par l'université américaine du MIT, rassemble 6 centres de recherche (américains, chinois, japonais, européen, australien) et réunit 103 "sponsors" parmi lesquels les cinq plus grands groupes de la distribution (www.autoidcenter.org).
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-863277@51-861221,0.html
Un chercheur réussit à pirater une puce RFID placée sous la peau
Edition du 26/03/2007 - par Dirk Basyn
Les puces RFID ne seraient pas sûres, estime Adam Laurie, un chercheur indépendant britannique spécialisé dans les systèmes de sécurité. C'est d'ailleurs ce qu'il a démontré lors de la ShmooCon Convention de Washington en réussissant à pirater la puce RFID qu'un membre de l'assistance s'était fait poser sous la peau. Ce dernier utilisait la puce en question pour déverrouiller son PC portable. Bien entendu, il n'a fallu que quelques minutes à Adam Laurie pour accéder au contenu de l'ordinateur et pour en fournir les identifiants, mot de passe compris, à l'assemblée. Il désirait ainsi mettre en garde certains responsables scolaires californiens qui souhaitent placer des puces sous la peau de leurs étudiants.
La ShmooCon Convention peut être considérée comme la grand-messe hétéroclite et conviviale du piratage de la côte Est. On y croisait ce week-end aussi bien Johnny Long, fameux hacker responsable d'attaques violentes contre le site Google, qu'un spécialiste de la sécurité du gouvernement fédéral ou encore des chercheurs de Symantec.
Source : le Monde diplomatique
Les acteurs français de la RFID se fédèrent
Edition du 18/05/2007 - par Dirk Basyn
Depuis mai 2005, les acteurs de la RFID disposaient de leur propre site Internet (filrfid.org), animé par Michel Rousseau, vice-président Europe de l'International RFID Business Association. Aujourd'hui, les responsables du site ont décidé d'aller plus loin et de créer une association qui conserve le nom FILRFID (Fédération des industriels, intégrateurs, conseils et éditeurs de logiciels RFID). Celle-ci s'est donnée pour mission « de promouvoir les usages, les potentiels d'affaires et d'aider au développement des marchés et projets RFID et technologies connexes (NFC, ZigBee, Rubee, SmartWave, SIR, etc.) ». Elle reprend notamment l'organisation des Mercredis de la RFID, des réunions entre acteurs du marché, consultants et sociétés intéressés par le déploiement de la technologie en France, lancés récemment par Michel Rousseau.
Bien que la FLRFID ne verra officiellement le jour que le 5 juin, une cinquantaine d'entreprises du secteur auraient d'ores et déjà décidé de la rejoindre.
Source : Le Monde informatique
Contrôle du parc automobile par RFID aux Bermudes
Le département du Contrôle des transports de l'archipel déploie un dispositif électronique permettant de vérifier l'enregistrement légal des véhicules.
Arnaud Devillard , 01net., le 11/06/2007 à 18h40
Les Bermudes, ce sont 63 000 habitants et 47 000 véhicules sur moins de 55 kilomètres carrés. Autant dire qu'il y a surpopulation automobile, avec pour conséquences, embouteillages et pollution. L'archipel, qui dépend du Royaume-Uni, impose donc de n'avoir qu'un seul véhicule à quatre roues par ménage et a fixé des prix d'enregistrement très élevés.
Pour lutter contre les contrevenants, les autorités déploient, depuis le mois de mai dernier, un système de contrôle automatique des véhicules par RFID (1), appelé Electronic Vehicule Registration (EVR). L'enjeu : récupérer près de 11 millions de dollars (environ 8,2 millions d'euros) sur cinq ans, en verbalisant les propriétaires de véhicules non autorisés, sans assurance, immatriculés illégalement ou qui n'ont pas payé les taxes légales.
Le département du Contrôle des transports de l'archipel a fait appel au constructeur 3M. Chaque véhicule sera équipé d'un autocollant, apposé sur le pare-brise, contenant un code d'identification unique et une micro-antenne RFID. Les autorités vont déployer sur l'archipel une trentaine de lecteurs, fixes et mobiles. Ces derniers vont ainsi pouvoir identifier les véhicules qui passeront à leur portée, transmettre les données d'identification et les confronter à une base centrale permettant de savoir si la voiture est en règle (assurance, contrôle technique, immatriculation valide).
Respect de la vie privée
A chaque infraction constatée, la contravention est automatiquement émise. C'est simple, et rapide. Comme le dit la Foire aux questions du site Internet du gouvernement des Bermudes : « Le dispositif va décharger les forces de l'ordre et leur permettre de se concentrer sur des priorités plus importantes. »
Sauf que tout cela nourrit immédiatement des préoccupations en matière de respect de la vie privée. Ce dont les autorités ont apparemment conscience. Le site Internet du gouvernement précise qu'EVR n'est pas là pour traquer les infractions des citoyens, qu'il ne fait qu'identifier les véhicules, par leurs conducteurs.
Toujours est-il que 3M avance déjà, dans un communiqué, que le dispositif EVR ne va pas se limiter à la vérification du statut des véhicules. Le gouvernement des Bermudes compte apparemment l'appliquer au contrôle du trafic dans les zones à circulation limitée aux heures de pointe. Il pourra vérifier si les véhicules commerciaux repérés sont autorisés à rouler.
(1) Radio frequency identification
Source : 01.net
Le gouvernement [français] débloque 5 millions d'euros pour la RFID
AFP Publié le: 27 septembre 2007
Le secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, Hervé Novelli a annoncé de nouvelles mesures pour le développement de la technologie.
Un centre technique national de référence pour diffuser la RFID sera créé et "doté de près de 2 millions d'euros sur trois ans pour sa mise en place", a expliqué M. Novelli aux responsables de dix pôles de compétitivité réunis pour signer un accord inter-pôles à Rousset (Bouches-du-Rhône).
Ce centre, où travailleront une dizaine de personnes, "aura pour mission d'aider les entreprises, particulièrement les PME", à adopter la RFID, a-t-il ajouté.
Un appel à candidatures pour abriter ce centre sera lancé début novembre avec un choix dans les quatre mois, a-t-il ensuite précisé à la presse, en soulignant que la candidature de pôles comme SCS (Solutions communicantes sécurisées) en Provence-Alpes-Côte d'Azur serait "logique".
Parallèlement, il a annoncé aux responsables qu'"un appel à projets spécifique RFID sera lancé début 2008 pour soutenir des projets collaboratifs" associant offreurs de technologie et utilisateurs, avec une enveloppe de 3 millions d'euros en plus des soutiens existants.
La technologie RFID permet à un lecteur de récupérer à faible distance des informations stockées dans une micropuce, grâce à une antenne imprimée en filigrane.
"Fin 2009, nous ferons le point", a déclaré le secrétaire d'Etat. "Il y a d'autres technologies pour la traçabilité, il ne s'agit pas de tout miser sur la RFID, mais j'y crois", a-t-il souligné. "C'est une technologie qui n'est pas stabilisée et beaucoup plus porteuse de développements ultérieurs" que ses concurrentes comme les codes-barres.
Les pouvoirs publics ont déjà consacré près de 7 millions d'euros à l'aide à la recherche et développement de la RFID à travers les pôles de compétitivité.
Le marché de la RFID a plus que doublé entre 2006 (2,3 milliards d'euros) et 2007 (5 milliards) et devrait être multiplié par cinq dans les dix prochaines années.
En France, les pôles de compétitivité du Sud-Est (Minalogic et SCS) fournissent cette technologie --400 millions de puces RFID produites chaque année pour la seule traçabilité des objets et 150 millions d'étiquettes RFID-- et le pôle de traçabilité de Valence est un organisme de référence, tandis que des pôles d'utilisateurs sont présents un peu partout --Fruits et légumes (Avignon), Commerce et textiles (Lille) ou Logistique Seine Normandie.
Source : news.fr
En Angleterre, on suit les élèves à la trace avec de la RFID
22/10/2007 - L'Expansion.com
On n’arrête pas le progrès. Même lorsqu’il recoupe les pires cauchemars orwelliens. En Angleterre, un lycée teste depuis quelques mois un système d’identification des élèves par un procédé de radiofréquence. Grâce à une puce RFID intégrée directement dans les uniformes, les professeurs et les surveillants peuvent savoir en temps réel que le petit Jack est arrivé en retard ou que Joshua vient de passer par la cantine. Interrogé par la presse britannique, le proviseur de la Hungehill School de Doncaster, dans le Yorkshire, assure que ce système déjà testé aux Etats-Unis, loin d’être intrusif, est hautement bénéfique. Les dix élèves qui le testent depuis mai sont volontaires, rappelle-t-il, tandis que leurs parents y sont totalement favorables. D’où l’idée de l’étendre bientôt à tout l’établissement, voire ensuite à d’autres écoles du pays. Ce à quoi s’opposent vigoureusement des parents de l’association « Leave Them Kids Alone » (laissez ces enfants tranquilles), qui rappellent que ces procédés sont d’habitude réservés aux criminels.
Source
Géolocalisation, biométrie, vidéo : les menaces de la "société de surveillance"
09/07/2007 17:46:00 - L'Expansion.com
Dans son rapport annuel, la Cnil revient sur la "société de surveillance" qui menace nos libertés. Les systèmes biométriques, de vidésurveillance ou de géolocalisation se sont multipliés l'an dernier. Et la Commission manque de moyens pour exercer son contrôle.
Dans les transports, dans la rue, au travail et même chez soi, il est désormais particulièrement difficile d'échapper à la société de surveillance. C'est un des principaux enseignements du rapport 2006 de la Commission nationale de l'informatique et des libertés . Les exemples affluent. En 2006, la Cnil a enregistré 360 demandes de mise en place de systèmes biométriques, contre seulement 40 en 2005. « La Commission a ainsi autorisé certains casinos à proposer une carte de fidélité dans laquelle est enregistrée l'empreinte digitale des personnes volontaires », détaille le rapport. En revanche, la Cnil a refusé la mise en place de dispositifs biométriques pour contrôler l'entrée des enfants dans les cantines. « Vigilante mais préoccupée », elle a consacré plus de 30% de ses contrôles sur place à la biométrie, par exemple à la RATP pour le passe Navigo, et prononcé une dizaine de mise en demeure.
Même inquiétude sur la vidéosurveillance. La Cnil a reçu 880 déclarations en 2006, contre 300 en 2005. Cela traduit-il une meilleure connaissance des obligations légales des professionnels du secteur ? Pas seulement : les entreprises, selon la Commission, musclent leur équipement de sécurité, en recourant à des systèmes toujours plus perfectionnés. « Certains constructeurs proposent […] l'enregistrement simultané des sons en complément des images, mais aussi des logiciels d'analyse des images (le système étant, par exemple, capable de détecter seul un colis abandonné ou de procéder au comptage du nombre de clients entrant et sortant d'un magasin) », explique la Cnil.
Autre sujet de préoccupation : la géolocalisation. La Cnil a adopté l'an dernier une recommandation, qui « rappelle qu'un traitement automatisé de données à caractère personnel doit répondre à l'exigence d'une finalité légitime ». En clair, s'il veut suivre les déplacements des véhicules de ses salariés, préalablement informés, et bientôt de ses salariés eux-mêmes, l'employeur doit démontrer qu'il existe un impératif de sécurité, ou que le procédé amène un suivi des prestations, du temps de travail ou une meilleure allocation des ressources. La collecte des informations en dehors des horaires de travail, de même que la vitesse de déplacement, sont en revanche totalement proscrits.
Encore faut-il que la Cnil ait les moyens d'exercer son contrôle. Alors que son activité a augmenté de 570% en trois ans, la Commission s'estime de plus en plus mal dotée et appelle à une revalorisation et une « sanctuarisation » de son budget. « Les évolutions liées au progrès technologique sont par nature irréversibles », jugeait Alex Türk, président de la Cnil en novembre dernier. « Nous ne vivrons plus jamais dans un monde sans ordinateurs, sans Internet, sans téléphones portables, sans identification biométrique, sans géolocalisation,sans vidéosurveillance. Bien au contraire, ces technologies ont tendance à s'imbriquer les unes dans les autres. »
Source
| Citation: | En Angleterre, on suit les élèves à la trace avec de la RFID
[des mères au foyer ultra-militantes] rappellent que ces procédés sont d’habitude réservés aux criminels. |
Tu parles d'une première. En France, dans un bon nombre de lycées, on pointe avec une carte à code-barres en entrant dans l'établissement, au moment d'en sortir, et aussi lorsqu'on entre dans l'enceinte du réfectoire. Et ce système, cela fait dix ans qu'il existe, sinon plus (à la différence qu'avant cela marchait avec une carte magnétique, plus longue à lire qu'un code-barres, lui même plus long à scanner qu'un dispo RFID)
Quand le corps humain se transforme en vecteur de données
Le lundi 25 février 2008
Un médecin pourrait ainsi mesurer la température et le pouls d'un patient simplement en le touchant avec ses mains.
Miwa Suzuki
Agence France-Presse
Un groupe japonais s'apprête à lancer un système qui, en utilisant la conductivité naturelle du corps humain comme mode de transport de données, permettra d'ouvrir des portes ou de franchir des contrôles d'accès sans utiliser de clé ou de carte d'identification.
NTT Microsystem, filiale du géant des télécoms NTT, a conçu des badges d'accès spéciaux qui, glissés dans une poche ou un sac à main, transmettent leur identifiant à des capteurs placés sur les poignées de porte ou sur le sol. Ces derniers sont eux-même reliés à un dispositif de contrôle.
Plus besoin de fouiller partout à la recherche de sa clé ou de sa carte d'accès: un signal d'identification part du badge, transite par le buste, les bras et mains, ou les jambes et pieds de la personne, pour atteindre la poignée de porte ou le plancher. Si l'individu est reconnu, il a la voie libre.
«Dans la vie quotidienne, nous touchons beaucoup de choses. Ne serait-ce qu'en étant debout, puisqu'on est au contact du sol», explique un chercheur de NTT Microsystem, Mitsuru Shinagawa.
«Cette simple action peut permettre de communiquer», ajoute-t-il
NTT Electronics, une autre filiale de NTT, prévoit de commercialiser un système de contrôle d'accès pour entreprises exploitant cette technologie, grâce à des capteurs aux sols.
«Il existe un marché important pour la circulation sans entraves des personnes dans les lieux de travail», raconte un responsable de la firme, Toshiaki Asahi.
«Grâce à ce système, des personnes peuvent franchir les portes en marchant sur des capteurs, les mains chargées d'objets», cite-t-il en exemple, signalant par ailleurs que dans certaines usines il est dangereux de se balader avec un badge pendu au cou, une pratique pourtant archi-courante.
L'objectif de NTT est d'aller au-delà de la communication d'homme à machine, et d'utiliser cette même technologie pour la relation interpersonnelle.
«Du fait du développement des technologies de télécommunications, les contacts humains se sont appauvris. Nous avons conçu cette technologie avec l'espoir de créer un nouveau mode de communication par le toucher», affirme M. Shinagawa.
Un médecin pourrait ainsi mesurer la température et le pouls d'un patient simplement en le touchant avec ses mains. Les informations transiteraient par le corps du docteur pour être reçues par des instruments de mesure. Une telle pratique serait, selon le chercheur, moins anxiogène pour les malades.
Une autre filiale de NTT, l'opérateur de télécommunications mobiles NTT DoCoMo, ainsi que son concurrent KDDI, travaillent également depuis des années sur cette technologie qui peut servir à de nombreuses applications.
NTT DoCoMo devrait prochainement proposer un téléphone mobile muni d'un émetteur spécial pour envoyer un signal via le corps humain.
Deux personnes équipées d'un tel appareil pourront échanger leurs coordonnées et d'autres informations contenues dans leurs terminaux simplement en se serrant la main.
«Si nous parvenons à augmenter les débits, il sera aussi possible d'écouter de la musique en ayant un casque sur les oreilles et le téléphone/baladeur dans la poche, sans aucun fil entre les deux, ou bien de regarder des vidéos avec des lunettes/écran, juste en utilisant le corps comme mode de transmission», assure un chercheur de NTT DoCoMo, Yuji Nakayama.
De même, il suffira de poser sa main sur une caisse enregistreuse dans un commerce pour payer, sans authentification biométrique, simplement en ayant son mobile/carte de crédit sur soi.
Un aveugle pourra être guidé vocalement par son terminal cellulaire recevant des informations depuis le sol, via sa canne et sa main, sans utiliser la localisation par satellite GPS.
De nombreuses autres idées ont déjà germé dans les laboratoires japonais. Certains se penchant aussi sur les éventuels effets de cette technologie sur le corps humain, mais ils n'ont à ce jour pas identifié de risques.
Source
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