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Vélo'v Decaux à Lyon
Salut,
tout le monde à l'air enchanté de la nouvelle opération de Decaux sur Lyon, l'implantation de 4000 vélos financés par eux. Ca paraît même à la limite de la philantropie leur action ! Les défenseurs du vélo en ville sont très contents, les militantEs sont très contents, tout va bien, y'a plein de vélos dans toute la ville.
Il s'agirait apparemment d'un échange de bons services entre le Grand Lyon et Decaux.
Est-ce que qq'unE saurait où chercher pour les infos suivantes :
- économie du mobilier urbain (je ne suis pas sûr que Decaux soit si philantrope, en vrai : comment peut se passer le financement de cette taille, s'agit-il d'une première pour se faire un coup de pub, etc).
- comment obtenir les tarifs d'affichage sur ces abribus et autres sucettes Decaux (j'ai trouvé ceux de métrobus sur Paris, mais rien sur Lyon.)
Voilà, et si vous avez un peu d'autres avis sur la question, je suis preneur !
Y'a un tout petit début de discussion sur http://rebellyon.info/article.php3?id_article=592.
Le site de vélo'v (le nom du bidule de Decaux) c'est http://velov.grandlyon.com/
Bonjour,
D'après une discussion que j'ai eu avec un étudiant en école de commerce qui a pas mal étudié le cas de l'entreprise Decaux, voici les quelques points qui sont intéressants à noter :
- Le système de vélo mis en place par Decaux serait déjà en place dans la ville de Rennes (dans quelle proportion, est-ce un "test", est-ce vraiment en place, depuis combien de temps ? Les rennais peuvent-ils confirmer, infirmer, préciser cette information ?)
- Ce service ne résulte nullement d'une collaboration entre la ville de Lyon (ou plutôt la COURLY, COmunauté URbaine de LYon) mais d'une initiative de Decaux dans la présentation de sa réponse à l'appel d'offres pour le renouvellement du contrat d'affichage public dans le grand Lyon.
Pour faire bref, la concurrence étant rude, Decaux a gonflé son offre en offrant, quasiment gratuitement par rapport au budget de la période précédente, ce service à la COURLY
Conséquences :
- ce service est donc entièrement déficitaire, mais devrait être assuré avec assiduité par Decaux, qui apparemment est champion dans la perfection de ses actions, et fait attention au moindre détails (propreté de leurs sucettes et de leurs abribus, suppression des logos des constructeurs sur les camions qu'ils utilisent (pour un professionnel de la pub, c'est un comble!!))
- si Decaux perd le prochain appel d'offres dans quelques années (je ne connais pas la durée du contrat actuel), le service disparaît avec le contrat. Decaux a donc tenté de mettre la COURLY "à sa botte" en lui mettant le couteau sous la gorge pour la prochaine échéance (des détails sur le contrat sont présents sur la discussion de rebellyon citée par l'auteur de ce sujet)
- historiquement, Decaux est le champion du mobilier urbain, sans qui, s'accordent à dire beaucoup de monde, les abribus n'auraient jamais existé, puisque c'est Decaux qui assure leur maintenance en échange de la diffusion de pub sur leurs parois
Observations personnelles :
- J'ai vu les installations il y a 15 jours lors d'un passage à Lyon. C'est effectivement nickel, avec une place accordée à l'organisation pour information un samedi après-midi sur la place Antonin Poncet (à l'emplacement habituel de la Grand'Roue)
- Aucune publicité n'est présente de près ou de loin autour des bornes Velo'V
- Velo'V semble être une société séparée, donc forcément une filiale de Decaux, mais non présentée au public comme ayant un lien avec. Pourtant, Decaux n'a pas l'habitude de se cacher, ses camions étant clairement à ses couleurs
Remarques personnelles :
- La pollution non générée par l'utilisation de ces vélos est en partie rattrapée par les ballets de camionnettes ramenant les bicyclettes dans la périphérie de Lyon, les gens ayant plutôt tendance à aller en ville à vélo et revenir en transports (surtout lorsqu'ils viennent de la Croix Rousse) En effet, chaque borne étant relié au système central, ils peuvent connaître le remplissage de celles-ci en temps réel et agir en conséquence.
- Il est bien sûr dérangeant que la gestion totale de ce service soit confiée à Decaux (ou une filiale) ma mairie n'ayant absolument aucun contrôle dessus puisqu'elle n'a rien financé, si ce n'est fournir quasiment les yeux fermés les emplacements sur les trottoirs pour installer les bornes. Je ne sais pas combien de stations sont installées/prévues, mais c'est beaucoup et je trouve l'espace public facilement donné sur ce coup là, ce qui n'est en général pas le cas lorsqu'il s'agit de mettre en place de simples garages à vélo ou des pistes cyclables
- Pour finir, cette action n'est donc même pas une "bonne conscience" du Grand Lyon pour diminuer la pollution, mais un service supplémentaire du magnat de la pub pour justifier l'agression permanente infligée aux citoyens
Si l'on se place du point de vue d'une collectivité, ce qui ressort en premier de cette opération n'est pas le coup marketing de decaux mais la mise à disposition du grand public d'un grand nombre de vélos à tarif préférentiel.
Partant de là moi je vois 3 possibilités :
+ combattre le système, en arguant que tout ce que fait Decaux est néfaste par définition, qu'une entreprise qui fait du profit est néfaste etc... et dans ce cas, aucune commune de france ne reproduira jamais ce système (meme en concession) car ca aura été un échec à Lyon
+ encourager le système, en se disant qu'il vaut mieux un vélo Decaux qu'une voiture
+ ne rien faire
Personnellement, je ne suis pas contre l'entreprise privée par principe. Evidemment, je préfèrerais qu'un système de ce type soit géré en régie par la collectivité, de la même facon que je préfèrerais que la gestion de l'eau soit géré par la collectivité en régie plutot qu'en concession.
Les collectivités préfèrent recourir à la concession car les administrés aiment bien voir les budgets de fonctionnement diminuer.
Ca demande vérification mais il y a marqué | Citation: | | vélo'v © est un service de location de vélos proposé par le Grand Lyon et exploité par la société JCDecaux | ce qui voudrait dire qu'il s'agit d'une concession et non d'une entreprise purement commerciale, ce que confirme le registre des délibérations du grand lyon.
http://deliberations.grandlyon.com/resultat.php?&debut=31
si je résume :
1. le grand lyon a passé un marché de mise à disposition de mobilier urbain et de vélos
2. decaux est titulaire du marché pendant 13 ans
3. la fin du marché ne signifie pas la suppression du service : dans le cas d'une consession, le concessionnaire (decaux) achete le matériel, l'amortit et se rémunère sur 13 ans tout en payant la collectivité (redevance de concession) et au bout de 13 ans la collectivité reconsulte pour savoir qui prend la suite (on a déjà vu des collectivités repartir en régie après une concession)
Il n'y a pas de pub collée sur les vélos?
Si non, il y en aura probablement?
- Concernant la publicité, ils vont utiliser les sucettes posées à côté des emplacements pour les vélos.
- Le garde-boue énorme de la roue arrière doit être prévu pour accueillir également de la pub… Même si je ne vois pas trop quel pourrait être la lisibilité de publicités, quel pourra en être le format…
- les délibérations ne disent pas qui paient les salariés de vélo'v.
- au final, c'est une privatisation supplémentaire de l'espace public, non ?
- apparemment, le contrat obtenu a permis d'augmenter le nombre de panneaux publicitaires de Decaux dans la ville.
| Yanek a écrit: | | - Concernant la publicité, ils vont utiliser les sucettes posées à côté des emplacements pour les vélos. |
ce qu'ils feraient de toute facon, avec ou sans vélos
| Citation: | | - Le garde-boue énorme de la roue arrière doit être prévu pour accueillir également de la pub… |
ca c'est ce que tu dis et crois. moi j'ai pas vu le contrat mais vu qu'on en est au stade des suppositions, la ville peut très bien avoir interdit à decaux de le faire.
| Citation: | | - les délibérations ne disent pas qui paient les salariés de vélo'v. |
t'as pas bien compris ce qu'était une concession apparemment.
| Citation: | | - au final, c'est une privatisation supplémentaire de l'espace public, non ? |
je vais me répéter : une concession c'est l'exercice d'un service PUBLIC par une société PRIVEE avec un investissement initial PRIVE. l'initiative est, pour autant que je sache, à l'initiative de la collectivité, pas de Decaux. Tu es bien libre d'avoir envie de jouer l'intégriste de l'espace public, mais en ces temps peu propice, l'apparition d'un nouveau service public me parait une bonne chose, meme si je repete que je prefererais qu'il soit en régie.
| Citation: | | - apparemment, le contrat obtenu a permis d'augmenter le nombre de panneaux publicitaires de Decaux dans la ville. |
c'est exact, également à l'initiative de la commune qui a du avoir des petites vieilles de quartiers périphériques qui ont demandé à avoir un banc pour poser leurs fesses en attendant le bus. La collectivité a donc eu le choix entre :
1. sortir le pognon de sa poche
2. dire à decaux de le sortir en se rémunérant par la pub
3. ne rien faire.
ils ont fait un choix, tu en aurais (peut etre) fait un autre, mais les élus c'est eux et leur fonction les oblige a écouter d'autres personnes que les antipubs. je sais c'est con, mais la recherche de solutions moyennes ca s'appelle une démocratie.[/quote]
On a parfois l'impression qu'il y a des "repets" de message en message, mais le forum etant assez grand c'est inevitable, sans doute...
Enfin bref, pour repondre a "Aitienne": la reponse est sans doute que les automobilistes pourraient financer le banc ou la "vieille" pourra poser ses fesses.
En effet, en ne conduisant pas, cette "vieille" rend un service a la ville, en (1) ne polluant pas, et (2) ne conduisant pas quand ses capacites visuelles et ses reflexes ont de grandes chances de ne plus etre a leur top. Rappelons qu'aux Etats-Unis pas mal d'accidents sont dus a des personnes de plus de 80 ans qui conduisent encore parce que, etant donne l'etat lamentable (en fait pratiquement inexistant) des services publics de ce cote de l'Atlantique, ou bien on conduit jusqu'a la mort, ou bien on devient grabataire...
Pour conclure, pourquoi donc ce ton si pincant chez "Aitienne", genre donneur-de-lecons? Ca serait tellement bien si tout le monde pouvait s'exprimer avec un peu de maturite sur ce site...
| Citation: | | ils ont fait un choix, tu en aurais (peut etre) fait un autre, mais les élus c'est eux et leur fonction les oblige a écouter d'autres personnes que les antipubs. je sais c'est con, mais la recherche de solutions moyennes ca s'appelle une démocratie. |
Quand les elus sont "achetes" par le secteur prive, ca ne s'appelle plus une democratie. J'en sais quelque chose: voici 15 ans (et pour encore deux mois) que je vis aux USA, ou les lobbyistes on pratiquement achete la democratie. Les votes au congres sont tous "teleguides" par les groupes multinationaux, qui paient les frais de campagnes des senateurs.
Peace on Earth,
Aitetienne : pour l'instant, je suppute, je cherche à comprendre comment une telle opération et d'un tel coût est possible en étant censé être "gratuite" pour une institution locale. Je ne suis pas encore un expert en droit administratif ou public  (toi t'as l'air bien au fait de tout ça par contre, et le monde comme il va à l'air de bien te convenir, chacun son truc.)
Concernant le fonctionnement d'une concession, si j'ai bien compris, c'est à Decaux de payer l'intégralité de l'installation ET du fonctionnement. Il vont donc devoir trouver un moyen de se rembourser, non ? Sûr que c'était un moyen de remporter le marché pour 13 ans, mais dans la tronche d'une multinationale, ça ne peut suffire il me semble. J'allègue, j'allègue, on finira bien par trouver un peu plus d'infos
Une recherche sur le mobilier urbain et sa gestion plus que douteuse par les institutions locales était signalée sur un autre forum de BAP : http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Etudiants/Memoires/MCTOE/mathieuf/these_front.html
Sinon, faudrait que je retrouve le Lyon Citoyen, (le mensuel de la mairie) de mai où y'avait une tribune du PS en bande dessinée qui disait à propos de Vélo'v : "la pub c'est bien quand ça finance des choses d'intérêt public".
Enfin, concernant le financement des politiques publiques en terme de transport, il me semble qu'il y a d'autres solutions possibles que de transformer les habitants soit en panneaux publicitaires, soit en bouffeurs de pubs.
| Yanek a écrit: |
Enfin, concernant le financement des politiques publiques en terme de transport, il me semble qu'il y a d'autres solutions possibles que de transformer les habitants soit en panneaux publicitaires, soit en bouffeurs de pubs. |
Tout à fait, puisque de toute facon au final qui paie la pub? C'est nous, en achetant les produits. Sauf qu'au passage on perd de l'argent puisqu'en plus, il nous faut payer les pubeux, l'affichage, et le support.
L'argent est là, il s'agit juste d'organiser son utilisation.
Pour ce qui est du financement des transports parisiens, qui sont bourrés de pub, la pub en elle-meme ne rapporte meme pas 2% du budget. Et les billets meme pas 20% (aussitot dépensés en frais induits : impression des billets, vente, tourniquets, controles...)
Le vrai financement est ailleurs (cf le STIF)
Je rappelle quand même que la démocratie ce n'est pas "la recherche de solutions moyennes" mais la recherche des intérêts du peuple.
En l'occurrence, je ne vois pas en quoi apposer des pubs partout est dans l'intérêt du peuple.
juste pour dire à bloups que non, rechercher l'intérêt du peuple ce n'est pas la démocratie mais la République. alors que la démocratie c'est définir l'intérêt du peuple par le peuple. A partir de là, étant doné qur tout le monde à des opinions différentes il n'est pas complétement faux de parler de solutions moyenes, c'est un des moyens de dépasser l'une des limites de la démocratie, parmi d'autres.
Désoléde casse le débat, mais cette précision est importante
Bonjour,
je peux peut-être apporter qq réponses, je suis Rennais à Lyon.
A rennes j'empruntais déjà les "vélo à la carte" et maintenant que je suis à Lyon, je prends un "vélo'v" matin et soir.
Pour Lyon, le système est de grande ampleur: bientôt 2000 vélos sur 173 bornes et 4000 vélos à long terme.
Je confirme le fait que la publicité risque d'arriver sur les gardes boues arrières, ce qui est bien dommage car le rouge actuel qui accompagne le logo grand Lyon est du plus bel effet!
Le système est compris dans le contrat de renouvellement urbain de la communauté urbaine de Lyon dans lequel la COURLY augmente comme déjà mensionné le nombre d'abris bus ("pour les petites vielles") et les sucettes sur voiries.
Je suis plutôt un simpatisant anti-pub mais là franchement, je ne vois que des avantages. Permettre à 23000 utilisateurs de circuler à vélo plutôt que d'emprunter leur 4x4 me paraît plutôt positif du point de vue pollution.
Je ne relèverai pas le commentaire sur la pollution générée par les camions qui régulent l'approvisionnement des stations, autant dire que circuler en bus pollue plus qu'en voiture parce qu'un bus pollue plus qu'une voiture...
Pour ce qui est de Rennes, ce n'est pas un test de Decaux. Son concurent Adshell a mis en place le système vélo à la carte en 1998 au moment du renouvellemnt du mobilier urbain de Rennes.
Il ressence environ 6000 utilisateurs depuis son début pour 200 vélos en service. Depuis 1998, aucune pub n'a été apposée sur les vélos...
Bref, je continue à pédaler même si ça rapporte du fric à une grande multinationale qui nous envahit de pub, parce que j'ai pas de vélo et que j'aimerais que mes enfants vivent sur une terre un peu moins pourrie.
| Citation: | | A partir de là, étant doné qur tout le monde à des opinions différentes il n'est pas complétement faux de parler de solutions moyenes, c'est un des moyens de dépasser l'une des limites de la démocratie, parmi d'autres. |
Si tu dépasses les limites de la démocratie, tu sors de la démocratie non ?
Dans des groupes moins importants, on cherche le consensus et non pas le vote, ça fait une différence de taille et ça évite les solutions moyennes.
Je n'ai pas précisé "par le peuple" parce que je trouvais ça logique.
Si on décide d'une solution qui contente 51% du peuple, on ne peut pas considérer que le peuple a choisi mais qu'une PARTIE du peuple a choisi.
C'est ce qui fait l'intérêt et la difficulté de l'horizontalité.
Y a un truc que je ne comprend pas dans vos discussions sur les vélov...
Vous critiquez Decaux, d'accord, mais ils n'ont fait que répondre à l'appel d'offre de la communauté urbaine de lyon. C'est en effet elle qui a demandé aux repreneurs du mobilier urbain de mettre en place et gérer les vélov. donc, quand décaux partira, les vélos resteront, il n'y a pas pression dans ce sens...
Ce qui serait interressant serais plutot :
- pourquoi decaux s'est occupé du mobilier de lyon depuis 40ans sans etre en concurence
- peut-on critiquer une solution qui met en place et sauve des emplois
- comment prévoir l'arriver de pub sur les vélos et comment y lutter
- surtout, qui a la mise en place du mobilier urbain? ce n'est pas decaux, mais la ville de lyon... et qui gagne le plus décaux ou la mairie???
ci joint un article qui présente un peu mieux l'appel d'offre, et nottemant la mise en concurrence avec un industriel américain
"le vendredi 15 octobre 2004
article de lyon mag
Affichage : verdict aujourd’hui pour Decaux et Clear Channel
La commission d’appel d’offres de la communauté urbaine doit rendre sa décision aujourd’hui pour désigner la société qui va obtenir le marché du mobilier urbain dans l’agglomération lyonnaise. Deux entreprises sont en concurrence : le groupe Decaux, qui détient le marché depuis 40 ans à Lyon, et son principal concurrent, l’américain Clear Channel. Le contrat détenu par Decaux n’avait jamais fait l’objet d’un appel d’offres. Du coup, en décembre 2002, la communauté urbaine a décidé de le casser et de lancer un véritable appel d’offres pour un contrat de 13 ans qui concerne 2 000 panneaux publicitaires et abris-bus et la mise à disposition de 4 000 vélos dans les rues de Lyon. L’enjeu est de taille pour Jean-Claude Decaux, le fondateur du groupe qui a décroché son premier marché à Lyon.
Le groupe Decaux a réalisé 1,57 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2002 pour 26 millions d’euros de bénéfice net, et il emploie plus de 7 000 salariés dans le monde dont 300 au siège régional de Saint-Priest."
bonjour a tous et bravo pour ce que vous faites
j'ai eu 50 ans cette année et mon fils a en ce moment quelques ennuis avec la police pr qques malheureux graffs interdits sur un mur gris a chier
j'ai entendu a la radio un truc horrible et interdit
certains graffeurs pensaient tagger les velov pour les personaliser
ces voyous voulaient faire cela chez eux pendant le temps de la location et bien sur a l'abri de la repression
et bien j'espere que personne ne fera cela le jour ou la pub arrivera sur les velos car bien sur c'est interdit
| coulisses43 a écrit: | Y a un truc que je ne comprend pas dans vos discussions sur les vélov...
Vous critiquez Decaux, d'accord, mais ils n'ont fait que répondre à l'appel d'offre de la communauté urbaine de lyon. C'est en effet elle qui a demandé aux repreneurs du mobilier urbain de mettre en place et gérer les vélov. donc, quand décaux partira, les vélos resteront, il n'y a pas pression dans ce sens...
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2 petites choses pour compléter :
- si je me souviens bien du débat de l'époque, c'est decaux qui aurait proposé les velov pour remporter le mroceau alors qu'il n'en était pas question au départ (ils ont dit : nous on vous gère le truc comme les concurrents et en plus, on vous met 4000 velos qu'on vous donnera à la fin (ce qui est le principe d'une concession)
- pour pratiquer un peu la chose, je ne serais qu'à moitié étonné que Decaux ait tenu le stylo de l'appel d'offre (ou proposé des modèles de cahier des charges par ex.). c'est difficile pour une collectivité d'etre très au fait de ce genre de marché ce qui peut etre une explication à défaut d'une excuse. et quand tu as contribué à la rédaction d'une consultation, c'est plus facile d'y répondre...
mais il est vrai que les questions que tu poses sont plus importantes.
Petit retour sur l'événement...
| Citation: | Voici un texte de Denis Cheynet, du Rassemblement pour une ville sans voiture (Lyon), sur l'opération vélo-v de Lyon. Ce témoignage contraste quelque peu avec l'euphorie ambiante au sujet de velo-v.
Utilisez le vélo’v … si vous n’en avez pas besoin
Dimanche, huit heures du matin. Je sors de chez moi pour me rendre à la gare de Lyon Part- Dieu. Je dispose de 25 minutes avant le départ du train, soit à peu près du double du temps qu’il m’est nécessaire pour effectuer le trajet avec mon vélo en temps ordinaire. Je descends les pentes de la Croix Rousse en courant et arrive devant la station vélo’v située près de l’Opéra. Il me reste 20 minutes. Je passe mon badge devant le capteur, rien ne se passe. Je passe et repasse mon badge, toujours rien. Je m’apprête à abandonner lorsque, après le vingtième essai, « Retirer un vélo » m’est enfin proposé. J’ai le choix entre … zéro vélo parmi les trois qui se trouvent là.
Tant pis, je sais qu’il y a une autre station de l’autre côté du Rhône. L’heure tourne, j’emprunte le pont Morand en courant et me précipite vers la station située entre ce dernier et la passerelle du collège. Ici, environ six vélos accrochés à leur borne. Il me reste 15 minutes, ce qui commence à faire court. Cette fois-ci, le badge est reconnu immédiatement. Je compose le code sur l’écran brisé. Un seul vélo m’est proposé … la roue arrière complètement dégonflée.
Je continue en courant en direction de la gare. Je tombe sur une station place Edgar Quinet. Là encore, une demi-douzaine de vélos. Il me reste 12 minutes. Je commence à me faire à l’idée que je vais rater mon train. Une fois encore, un seul vélo m’est proposé. Les pneus sont bien gonflés, miracle ! Je m’apprête à prendre le vélo … Impossible, la roue est complètement coincée et tordue dans la borne.
Je continue ma course folle. Quelques minutes plus tard, je rencontre une nouvelle station. Je ne suis plus très loin de la gare. J’essaie, c’est peut-être ça qui me permettra d’avoir mon train. Je passe mon badge. Deux vélos sont libres ! L’un des deux est en état de fonctionnement. L’autre a la roue arrière déjantée. Tant pis pour la personne qui vient d’arriver et qui attend derrière moi. Je monte sur le vélo. Il me reste 7 minutes.
Arrivé à la gare, je range le vélo. Pour cette opération, aucun problème. Je cours dans la gare. Voie J. Me voilà dans le train. J’ai même deux minutes d’avance. Je suis trempé de sueur, mais j’aurais le temps de me reposer pendant le trajet.
Vélo’v: un outil de déplacement ou de communication?
Suite à cette mésaventure sans conséquence dramatique, je suis tout de même de mauvaise humeur. À qui en vouloir ? Aux personnes qui ont dégradé de nombreux vélos et ignorent le civisme ? À la société J.C. Decaux qui fournit ce service en échange d’espaces publicitaires ? J’en conclus néanmoins qu’il est périlleux de compter sur le service vélo’v pour prendre un train ou se rendre à un rendez-vous important. Comme pour la plupart des lyonnais, ce mode de déplacement restera donc pour moi réservé aux trajets sans importances, aux sorties le soir ou aux petits déplacements le dimanche.
Mais cela n’est-il pas la manière dont est perçu le vélo’v à Lyon ? Loin d’en faire un véritable service public où la collectivité s’engagerait financièrement, les villes de Lyon et Villeurbanne ont préféré en confier la gestion à une société privée, à un grand groupe publicitaire qui enlaidit nos villes avec des affiches qui souhaitent nous voir consommer toujours plus. La ville de Lyon n’a pas déboursé un seul centime pour les vélo’v, en dehors des campagnes de publicité, de marketing et de « communication ». Le vélo’v est un moyen moderne, cool et très tendance de se déplacer et de faire bonne impression devant les journalistes.
Le vélo’v est aussi un moyen pratique de faire beaucoup de tapage sans engagement financier et sans réellement remettre en cause la place de l’automobile en ville. C’est facile, mais peu courageux politiquement. Le vélo’v n’est pas un service public, mais un service privé. Puisque toute critique doit être accompagnée de propositions pour être pertinente, en voici quelques-unes, qui engageraient fortement les mairies de Lyon et de Villeurbanne au niveau politique. Nous gagerons donc qu’elles ne seront jamais mais en œuvre.
Pour commencer, il me paraît indispensable de limiter la vitesse des automobiles à 30 km/h sur l’ensemble du territoire du Grand Lyon. Les risques d’accidents en seraient ainsi fortement réduits. L’impression d’insécurité est aujourd’hui encore un frein pour de nombreux cyclistes à s’engager sur les chaussées de l’agglomération. Se limiter à la presqu’île comme c’est le cas aujourd’hui est une blague. En effet, les embouteillages y sont fréquents et l’étroitesse des rues ne permet de toute façon pas aux automobiles de rouler raisonnablement plus vite à cet endroit. De plus, la zone 30 actuelle se limite à l’hyper centre où se trouvent les commerces chics et les populations privilégiées. Les habitants de la périphérie n’ont-ils pas le droit eux aussi à un environnement préservé ? Cette limitation de vitesse serait un signe fort d’encouragement à prendre son vélo et à abandonner l’automobile.
Le vélo’v pourrait devenir un véritable service public. Les habitants du centre-ville ont un accès facile aux transports en commun, bénéficient de nombreuses bornes de vélo’v et d’un cadre de vie préservé là où les populations de la périphérie ont le droit aux voies rapides, au bruit et aux panneaux publicitaires géants. Le grand Lyon pourrait s’engager financièrement pour couvrir l’ensemble de l’agglomération et fournir un service de qualité sans avoir à accepter une augmentation des surfaces destinées à la publicité. Ce serait le vélo’v des lyonnais et non celui de J.C. Decaux. Il serait alors plus facile de sensibiliser les citoyens d’être respectueux de leur moyen de locomotion.
Ensuite, il est souhaitable de développer tous les aménagements facilitant la vie des cyclistes : parkings à vélo, espaces couverts et surveillés de grande envergure à proximité des gares. Les points noirs tels que le pont Raymond Pointcarré ou le pont de La Mulatière doivent être aménagés pour sécuriser le passage des cyclistes. La liste des choses à faire est immense. Ce ne sont pas les idées qui manquent, mais la volonté et le courage politique du Grand Lyon à les mettre en œuvre.
Enfin, le développement des parkings pour automobiles et le développement du vélo me semblent inconciliables. Pour promouvoir l’usage de la bicyclette en ville, il faut bouter les autos hors de l’agglomération lyonnaise en arrêtant tout nouveau projet de parking, en réduisant l’espace dédié aux automobiles et en développement les moyens de transport collectifs. L’automobile est un moyen de transport inefficace, polluant, coûteux en espace et consommateur d’une essence dont le prix ne cessera plus d’augmenter.
Le principe du vélo’v est une bonne idée. Dommage que Lyon et Villeurbanne l’aient confié à un publicitaire et se soient limités à une opération de « communication ». L’agglomération lyonnaise mérite mieux que cela.
Denis CHEYNET
Pour une ville sans voiture
http://sansvoiture.free.fr/ |
Avez-vous une idée de l'augmentation du nombre de dispositifs publicitaires JCD supplémentaires depuis l'apparition de Vélo'V ? Il me semble avoir lu une augmentation de 40%, est-ce correct ?
JCD est en train d'installer le même système à Bruxelles. Il paraît même qu'ils sont en train d'installer un support sur une place pour handicapés à la place de Brouckère. Je vais aller vérifier ça !
Pour la petite histoire, ClearChannel prétend avoir proposé un système semblable (et gratuit !) il y a 6 ans mais les autorités de la ville affirment que non. Étant liée par contrat, la ville n'a que JCD comme fournisseur de panneaux et abribus. CC rétorque que des vélos ne sont pas des pubs => procès. Tant qu'ils se bouffent entre eux, on se contente de regarder et on compte les points.
Ca me fait plaisir que ce sujet reviennent sur la table, après la lecture d'un rapport de la cours des comptes sur les contrats JCDecaux, il apparait qu'en fait le coût de tous ces "services rendu" (que ce soit les vélos mais aussi les abris bus d'ailleurs) par JCDecaux ne sont jamais chiffrés dans les contrats et que du coup il règne un flou extraordinaire sur les marges que peuvent faire JCDecaux. Les opérations Vélo'v et consoeurs servent juste à remporter les contrats avec les municipalités qui y gagnent l'image de ville écolos
Ce qui me désespère c'est que le tissus associatif serait sans doute parfait pour gérer des éventuels vélos public mais que finalement les mairies préfèrent signer avec des entreprises qui sous payent leurs employés... Cela fait 35 ans que JCdecaux travaillent main dans la main avec les mairies et c'est pas près de changer. A croire qu'il y a des pots de vins derrière... Ce que laisse sous entendre très nettement le fameux rapport : quand on pense que certains contrats publicitaires pour certains mobiliers urbain n'avaient pas été renégociés depuis 34 ans!!
A la votre... Moi j'ai pris la tasse.
d'ailleurs ne pourrait t on pas mettre ce rapport sur le site de manière bien visible ?
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