"N'importe quoi, sauf la vérité. Il n'y a que ça qui ne se vend pas."
- Boris Vian
Forum - Compte-rendu d'action
Paris / Compte Rendu du 2e déboulonnage
Voir son profilBap
23 décembre 2005 | lien
Je suis vraiment pressé donc j'ai pas le temps pour écrire le compte rendu. J'ai même pas le temps de mettre les photos dans la galerie Bap.

En attendant, j'ai mis photos et vidéo sur mon hebergeur.

Pour télécharger les vidéos, cliquez dessus :
VIDEO 1

VIDEO 2

VIDEO 3

VIDEO 4

La dernière est la plus lourde à télécharger...mais c'est la meilleure !
Cool

Pour les photos...les voici en petit format :





[Image enlevée par Martin: On va éviter les visages de flics en gros plan...]

[Image enlevée par Martin: On va éviter les visages de flics en gros plan...]

[/url]
Voir son profilMartin
24 décembre 2005 | lien
Il y avait l'air d'y avoir du monde!
Comment ça c'est passé?
Voir son profilMartin
24 décembre 2005 | lien
Au fait je rappel que les personnes intéressées par ce genre d'actions peuvent contacter le site de soutien aux déboulonneurs et déboulonneuses.
Plus il y aura de monde, plus il y aura d'impact!
Voir son profilMartin
24 décembre 2005 | lien
D'après BlogAntipub.info: "Après quelques hésitations, la police a laissé tout le monde rentrer chez soi.".
Voir son profilMizushima
24 décembre 2005 | lien
Hier soir (à Paris sur les Champs Elysées) Ivan a dû intervenir d'une façon qui a été interprétée comme autoritaire
pour empêcher un intervenant au micro d'exprimer des propos hors sujet,
cela a été contesté par des déboulonneurs lors du débrifing,
mon avis là-dessus selon mes expériences personnelles :

Quand on travaille longtemps à organiser un événement comme celui-ci
dont le principe est d'attirer un public et avec une idée bien précise et ciblée,
il y a toujours le risque que des parasites veuillent profiter de la situation et voler le public
pour essayer de créer du prosélytisme sur d'autres sujets auxquels ils croient
pendant ou immédiatement après l'événement.

Bien sûr il est difficile d'appréhender la bonne foi d'un intervenant
quand sans discourt n'entre pas immédiatement dans le vif du sujet,
ou d'interpréter et de mesurer à quel moment son discourt devient hors sujet
et ça pourrait être aussi bien le rôle du public dont je faisais partie,
d'exprimer son désaccord avec une intervention pour aider à
refocaliser sur le sujet réel

je penses que peut-être un peu de psychologie intuitive peut aider
à présentir les intentions d'une personne

Je trouve que la réaction d'Ivan a été d'urgence
et nécessaire pour éviter que l'action ne dérape vers du 'n'impote quoi"
que sa fermeté n'est peut-être pas dureté et autorité,
qu'on peut exprimimer avec énergie des sentiments impersonnels au service de tous

"je ne veux rien pour moi que je ne veuille aussi pour les autres"
Voir son profilTassie-devil
25 décembre 2005 | lien
Voir son profilDaniel
26 décembre 2005 | lien
Merci beaucoup d'avoir assisté à l'action anti pub à Montauban le 24 Dec. Il y avait un article sympa dans La Dépeche du Dimanche avec photo le lendermain, et Le Nouvel Observateur a fait un papier pour leur journal quotidien sur internet. Il y aura peut-être d'autres articles cette semaine. La prochaine action est fixée pour le Samedi 28 Janvier à 11H pour coincider avec l'appel national du collectif des déboulonneurs (qui recommande une action chaque mois pour exiger une nouvelle loi concernant la taille maximale permise pour les affiches). Rendez vous à 11H , le Samedi 28 Janvier, Rte de Castelsarrassin (entre le pont SNCF le plus près de la ville et le rond point de l'incinérateur). Il y a 36 panneaux à couvrir!
La police municipale et les renseignements généraux sont passés samedi dernier pour relever les plaques d'immatriculation et exiger les noms des organisateurs de l'évenement. Le monsieur des RG a voulu 4 noms et il est parti apparement content avec les noms de messieurs Tony Smith, J. Seguela, R. Dauphiné et P. Giraudy dans son calepin! (qui seront transmis à la préfecture et à Paris). L'action du 24 Dec a bien marché; l'évenement a été créé, beaucoup de passants ont vu les slogans, la presse a rélayé le message dénoncant la consommation excessive, et personne n'a été arrêté. En effet, l'action n'était pas illégale car il n'y a eu aucune dégradation commise et la police municipale et les RG ont dit que personne ne serait poursuivi.
On a remarqué que la meilleure peinture (et la moins chère) pour les bâches est la peinture de batiment. (la peinture en bombe n'adhère pas bien sur la surface des bâches).
Les bâches 4m x 6m sont idéales (parce que nous pouvons juste les draper au dessus des panneaux) mais les 3m x4m sont ok aussi.
la technique d'attacher deux bouts de ficelle (8m de long) avec un poids à la bâche, de le jeter per dessus le panneau et de la hisser avec la ficelle a bien marché.
Nous allons réutiliser les mêmes bâches (et d'autres) qu'on est allé récupérer à 15 h pour le 28 Janvier.
L'impact de ces actions mensuelles dépendra de l'inventivité des messages et dessins peints sur les bâches. Nous allons essayer de relever le niveau - les détournements et les évocations des vrais pubs seront les bienvenus.
Le message 'Naitre - Consommer - Mourir' a apparement interloqué plus d'un. Il faut peut-être se rappeler que des campagnes sur le Sida et la sécurité routière en France ont seulement commencé a avoir une réelle influence sur les comportements des gens quand leurs concepteurs ont abandonné leur timidité traditionnelle et leur peur de choquer.
Deux personnes sont disponibles pour expliquer aux gens d'autres villes de la région comment il faut s'y prendre pour que leur Mairie adopte un arreté de publicité commerciale pour réduire le nombre de panneaux dans leurs villes. (30 % des panneaux peuvent être éliminés de cette façon)
Dites svp à tous vos amis de nous réjoindre la prochaine fois. A vos pinceaux. Nous avons un mois pour préparer une super journée anti pub!
L'action du 24 Décembre à été filmée et un document de 30 minutes à été réalisé pour Zelea TV (tele pirate Parisien). Venez le voir au 'Quetzal', 18 Rue Des Augustins (en face de la MJC) (telephonez au 0563661534 si vous venez ou envoyez un email à tonimich@libertysurf.fr) le Dimanche 1 er Janvier à 20H.
Un parti de la décroissance est en train d'etre formé dans l'intention de présenter des candidats partout en France pour les élections de 2007. Pourquoi pas à Montauban ?
Rappel: Prochaine action le 28 Janvier à 11 H, Rte de Castelsarrassin.
Voir son profilLivethrobbe
5 janvier 2006 | lien  [X]
Lu sur www.deboulonneurs.org :

18h25, sur l’avenue des Champs Elysées. Une grosse trentaine de personnes ne consomment pas, n’attendent pas dans la queue d’un cinéma, mais discutent paisiblement. En moins de cinq minutes, le groupe se retrouve plus d’une centaine, dont certains avec appareils photo ou caméras… Retrouvailles, joyeux brouhaha, réponses furtives et évasives à des journalistes trop impatients… Et les rangs continuent à se grossir. Soudain, le signal est donné par l’un des barbouilleurs. De l’angle de la rue Washington où avait été donné le rendez vous à la dernière minute, nous nous déplaçons à l’ange de la rue de Berri. Là, trois panneaux déroulants lumineux, aux publicités criardes et indécentes, nous narguent… pas pour longtemps !

Le barbouillage commence…

6 barbouilleurs et 2 barbouilleuses passent à l’acte . Tabourets, escabots, aérosols de peinture s’échangent joyeusement, avec calme et sourire, sous les yeux de l’assistance partisane. Le lieu est idéal avec un large trottoir et les badauds ne peuvent pas rater le spectacle…



Nos barbouilleuses et barbouilleurs inscrivent 3 messages en noir, en rouge, en vert, en violet :
« Halte au matraquage »,
« Fétichisme de la marchandise » et
« Pollution mentale ».



Ces inscriptions s’agrémenteront de « 50 par 70 », de « légitime réponse », de fleurs, et surlignures joyeuses… pour faire durer le plaisir ?





http://deboulonneurs.free.fr/wordpress/images/image012.jpg

La tribune publique

Au même moment, les discours improvisés se succèdent déjà, dénonçant les aspects du système publicitaire ou proposant la taille de 50cm par 70cm comme taille maximale d’affichage en France. Des badauds s’arrêtent, posent des questions, lancent des encouragements.



Dans l’ensemble, tout se passe très bien. Ayons l’honnêteté de signaler un incident minime, mais qui est important quant à l’approche militante au sens large. Une prise de parole un peu sauvage, intempestive et un peu hors sujet d’un spectateur fut recadrée de manière quelque peu directive et vive. Rappelons que le collectif des déboulonneurs a convenu qu’il ne fera ni ne laissera dire et faire n’importe quoi. La tribune offerte ne l’est que pour un sujet précis : la lutte antipublicitaire. Même s’il s’agissait d’un quiproquo induit par la forme, il n’est pas question de faire d’autopromotion de ses propres luttes ou de se positionner sur une aile politique. Nous sommes apolitiques et notre cause est transversale du point de vue des sensibilités. Les enjeux en terme juridique ou en terme de perception publique et médiatique nous obligent à garder sous contrôle cette action de rue.

Si cette « reprise de parole » était un peu forcée et maladroite, et peut-être perçue comme une certaine forme de violence (en tout cas, en décalage avec l’excellent climat général), il ne s’agissait pourtant que d’une réaction réflexe « de sauvegarde ». Nous nous revendiquons bien de la non-violence, mais nous improvisions au fil de situations inédites. A contre-courant de toutes les pratiques usuelles (sociales ou militantes), nous apprenons en chemin…

La police est destabilisée…

Lorsque la police arrive et encercle les barbouilleurs, ceux-ci vont directement à leur encontre, l’air calme, détendu, souriant!



Quand une policière demande si cela ne dérange pas qu’elle ait fait une dégradation, la barbouilleuse interrogée lui demande en retour si elle avait réellement lu ce qui avait été mis sur ce panneau. Plus le temps avance, plus les policier-e-s sont décontenancé-e-s. Les barbouilleurs annoncent qu’ils assument leur geste, qu’ils sont prêts à se faire arrêter, et attendent que les publicitaires fassent un procès. Les policier-e-s sont obligé-e-s de constater qu’il y a un public acquis à la cause, des journalistes, dont l’AFP, qui n’en perdent pas une miette, qu’il y a de la joie et une détermination anormale si ce n’avait été que du vandalisme. Cette posture philosico-politique semble donner une caution à cette troupe qui transgresse la loi en public, en toute assurance. Pendant ce temps, l’auditoire ne se laisse pas intimider : les prises de paroles se succèdent au micro, ou à la voix. La chanson du déserteur de Boris Vian, transformée en chanson du barbouilleur est entonnée à l’unisson.

La tactique policière du responsable-bouc émissaire

Les responsables de la police se succèdent, oscillant entre l’énervement : comment une manifestation a-t-elle pu survenir sur les Champs Elysées la veille de Noël ? (Eh oui ! Cette manifestation n’était pas déclarée et le lieu de rendez vous n’a pas été annoncé publiquement…) N’y a-t-il pas un responsable, un porte-parole ? (Eh non ! Il y a 120 responsables, un collectif des déboulonneurs ou chacun-e est porte-parole ! Huit barbouilleurs, dont deux femmes, qui restent sur le lieu du forfait, et sont prêt-e-s à ré-éditer leur action si la police est demandeuse !). La police, qui a contrôlé et relevé les identités des auteur-e-s, et ne sait pas comment réagir face à la tenacité des manifestant-e-s ni du public, vivant et soudé, y compris composé d’enfants et de personnes à l’air respectable, dont certain-e-s ont un age mur. Personne ne semble intimidé et ce cas de figure semble nouveau pour la police. Les prises de paroles se succèdent, un extrait du manifeste est lu.



Les navettes des forces de l’ordre se font, en attendant des instructions plus précises, se doutant bien qu’il y a anguille sous roche, et qu’il ne faut pas procéder de manière simpliste.

La police se met alors en quête de trouver un bouc-émissaire, ou un responsable… Ce serait tellement plus simple et pratique ! D’ailleurs, cette personne d’une bonne quarantaine d’année, qui prend la parole sur le tabouret de manière assurée et porte la cravate, ne ferait-elle pas l’affaire ? Peut être même qu’elle a des antécédents militants ?

Une négociation surréaliste.

Le barbouilleur pris à parti fait le choix de ne pas suivre l’injonction de rejoindre seul le fourgon. Et il va commencer à tenir au courant le public à voix haute et intelligible chaque décision, chaque déclaration de la police à son encontre et chacun de ses choix. Il se déclare prêt à assumer et aggraver son cas aux yeux de la police et de la justice, et annonce qu’il ne suivra pas la police, mais que celle-ci devra le porter, et que si la police a quelque chose à lui dire, c’est elle qui viendra jusque lui et non lui jusqu’à elle. Quand la commissaire du 8e arrondissement se résoud à venir jusque lui, les prétextes fallacieux s’enchaînent. Lorsqu’elle prétend que c’est lui qui a commis toutes les dégradations, d’autres barbouilleurs prennent position, aérosols à portée de main, en disant que c’est faux, et qu’ils peuvent le prouver en barbouillant immédiatement devant elle. En même temps, un spectateur a commencé un monologue clonwnesque, loufoque et hilarant, mais faisant passer des propos justes et sensibilisants : les policiers ont du mal à réprimer leurs rires, alors que le public est ravi de ce véritable spectacle… La commissaire est énervée, elle n’a pas le dessus et le fait de relater chacune de ses paroles et chacune des réponses et prises de position de notre militant menacé auprès du public, crée une pression qui s’accentue.

« La non-violence a gagné »

Le barbouilleur laisse alors une porte de sortie, en donnant l’information à la commissaire que le rassemblement peut se dissoudre en 5 minutes, et le lieu reprendre son apparence habituelle (à l’exception des panneaux barbouillés bien évidemment !). Quelques minutes passent, et la commissaire se soumet. « La non-violence a gagné » clame le barbouilleur qui cesse alors d’être inquiété. La pression retombe, la police se retire (après une dernière demande d’identité du barbouilleur récalcitrant), la prochaine date de l’action des déboulonneurs est donnée à la hâte…Chacun se retrouve soit pour rentrer, soit pour se retrouver en groupe dans un lieu amical.

C’est une deuxième victoire consécutive du collectif des déboulonneurs de Paris.

Quelques belles photos sur :
www.1d-photo.org

contact courriel : paris.deboulonneurs à no-log.org

Contact courrier : Collectif des déboulonneurs, 24 r Louis Blanc.75010. Paris

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19 mai: Le Publiphobe n°159 est disponible.

13 avril: "Hacked By Hackerking" à télécharger dans la catégorie Audios.

4 novembre: "pochoirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

3 juin: "La Bulle économique" à télécharger dans la catégorie Vidéos.

19 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

9 mars: "La captation des désirs" à télécharger dans la catégorie Autocollants.

28 novembre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

7 janvier: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

12 octobre: 1 photo ajoutée dans Hacked By Erfan80.

10 juin: Le Publiphobe n°114 est disponible.



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